‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 2)Chapitre 40 sur 112 · HAE · texte numérisé non relu

HAE

taie

nagea plus rien ,et déclama publiquement contre François, en le traitant de prince sans foi et sans honneur. Il ne se piaignit pas moins de Clément, qu'il sollicita vainement d'abandonner ses nouveaux alliés : il l’accusa d’ingratitude et le taxa d’une ambition indigne de son caractère. Il ne s’en tint pas à le menacer de toute la vengeance qu'on pouvait redouter du pouvoir d’un empereur; en publiant un appel à un concile général, il réveilla dans l'imagination du pape toutes les terreurs qu'inspire aux pontifes de Rome l'autorité de ces assemblées formidables. Il fallait cependant opposer quelque chose de plus que des reproches et des menates à la ligue puissante qui s'était formée contre lui. Animé par tant de passions diverses, il déploya une activité et une vigueur extraordinaires, afin de faire passer en Jtalie de nouvelles troupes et surtout de prompts secours d'argent qui y étaient encore plus nécessaires. Les efforts des confédérés ne répondirent point à l'animosité qu'ils avaient fait éclater contre l’empereur en entrant dans la sainte ligue. On imaginair que François allait agir avec la plus grande vigueur et communiquer le même esprit et la même activité à tous ses alliés. Il avait son honneur flétri à réparer, et plus d'un affront à venger. Il lui fallait reprendre parmi les princes de l'Europe le rang qu'il avait perdu. Tant de sujets de ressentiment, fortifiés par son impétuosité naturelle, semblaient menacer son rival d’une guerre plus cruelle et plus sanglante que toutes les précédentes; on se trompa. Les épreuves cruelles par lesquelles François avait passé avaient laissé dans son âme des impressions si profondes et si vives, qu'ilse défiait de lui-même et de la fortune, et qu'il n'aspirait qu'au repos. Obtenir l'élargissement de ses enfans, et conserver la Bourgogne en payant un équivalent raisonnable, était le principal objet de ses vœux ; et à ce prix il eût volon-

tiers sacrifié à l'empereur et Sforce et la liberté:

de l'Italie, Il se flattait que la seule crainte d’une ligue puissante porterait Charles à écouter des propositions équitables; ilcraignait encore qu’en envoyant une armée assez forte pour sauver le Milanais, ses alliés, qu'il avait vus tant de fois beaucoup plus attentifs à leurs intérêts qu'exacts à remplir leurs engagemens, ne l’abandonnassent aussitôt que les troupes de l'empereur seraient chassées de ce pays, défection qui

priverait ses négociations avec l'empereur de l'importance et du poids que leur donnait son influence, comme chef d’une ligue puissante, Cependant le siége du château de Milan se pres- Sait plus vivement que jamais, et Sforce se trouvait réduit à la dernière extrémité, Le pape et les Vénitiens, comptant que François les seconderait, firent marcher leurs troupes au secours de Sforce, et rassemblèrent bient:t une armée plus que suffisante pour remplir cet objet, Les Milanais, passionnément attachés à leur prince infortuné , et indignés contre les impériaux qui les avaient si cruellement opprimés, étaient prêts à seconder les confédérés dans toutes leurs entreprises. Mais le duc d'Urbin, leur général, animé par une ancienne inimitié contre la famille des Médicis, aurait craint de faire aucune démarche qui pût contribuer à l'agrandissement ou à la gloire du pape !; et il laissa échapper ou à dessein, ou par sa lenteur et l'irrésolution naturelle de son caractère, les occasions d'attaquer avec avantage les impériaux, et de les forcer à lever le siége.

Ces délais donnèrent à Bourbon le temps de faire venir un renfort de troupes fraîches et de se procurer de l'argent. Il prit aussitôt le commandement de l’armée, et poussa le siége avec tant de vigueur, que Sforce fut bientôt forcé de se rendre, Ce prince, en se retirant à Lodi, que les confédérés avaient surpris, laissa Bourbon paisible possesseur de ce duché, dont l'investiture lui avait été promise par l'empereur 2,

Les Italiens commencèrent à s'apercevoir que François les avait amusés, et que malgré la finesse et l'habileté dans l’art des négociations, dont ils se vantaient comme d'un talent qui leur était propre, ils s'étaient pour cette fois laissé duper par un prince ultramontain, François avait jusque-là rejeté sur eux tout le poids de la querre, et il tirait avantage de leurs efforts, pour donner plus de poids aux propositions qu'il faisait réitérer souvent à la cour de Madrid, afin d'obtenir la liberté de ses enfans 3, Le pape et les Vénitiens s'en plaignirent et lui en firent des reproches; mais voyant qu'ils ne pouvaient le tirer de son inaction, leur zèle et leur ardeur se

1 Guich., liv. xvur, p. 382.

2 Jbid., p. 376, etc., 159, 160, 166.

5 Ruscelli, Z£itere de prineip., 11, 187, etc,

ralentirent par degrés, et Clément, qui avait déjà passé les bornes de la circonspection ordinaire, ne tarda pas à s'accuser d'imprudence, et à retomber dans l’irrésolution qui lui était si naturelle,

Tous les mouvemens de l’empereur ne dépendant que de lui seul, furent par-là même beaucoup plus prompts et mieux concertés. La modicité de ses revenus ne lui permettait pas de mettre dans ses opérations de guerre beaucoup de vigueur et de célérité ; mais il y suppléa par ses intrigues et ses négociations, La famille des Colonne, la plus puissante de toutes les maisons romaines, avait constamment suivi le parti de la faction Gibeline ou impériale, pendant toutes ces querelles sanglantes des papes avec les empereurs, qui, durant plusieurs siècles ,remplirent l'Allemagne et l'Italie de trouble et de carnage. Les causes qui avaient donné naissance à ces factions meurtrières n’existaient plus alors, et la rage qui les avait animées était presque épuisée; mais les Colonne n’en conservaient pas moins le même attachement pour les intérêts de l'empereur : d'ailleurs en se mettant sous sa protection, ils s’assuraient la possession tranquille de leurs terres et de leurs priviléges. Le cardinal Pompée Colonne , homme remuant ec ambitieux, alors le chef de sa famille, était depuis long-temps l'ennemi de Clément. Il aspirait à la tiare, et s'était flatté au dernier conclave que son étroite liaison avec l'empereur lui assurerait la préférence sur Clément ; et lorsqu'il se vit trompé dans ses espérances, il n’attribua ce mauvais succès qu'aux intrigues de son rival, C'était une espèce d'injure que ne pouvait jamais pardonner un ambitieux; il avait pourtant dissimulé son ressentiment jusqu'à donner sa voix pour l'élection de Clément, et accepter de grands emplois dans sa cour, mais il n’en était pas moins impatiens Lo trouver l’occasion de se venger. Don Hugues de Moncade, ambassadeur de l'empereur à Rome, qui connaissait les sentimens de Colonne, n'eut pas de peine à lui persuader de profiter de l'absence des troupes du pape, alors employées en Lombardie, pour tenter une entreprise qui, en remplissant sa vengeance personnelle, servirait essentiellement les intérêts de l'empereur. Cependant le pape, que sa timidité personnelle rendait clairvoyant , veillait de près sur toutes les démarches de ses

ennemis; il avait démélé leurs desseins d'assez bonne heure pour avoir le temps de rappeler un corps de troupes suffisant et se mettre en étai de rompre toutes les mesures de Colonne ; me; Moncade sut si bien l'amuser par ses négo-

| ciations, ses promesses etses fausses confidences,

qu'il endormit tous ses soupçons, et lui êta l'idée de prendre les précautions nécessaires à sa sûreté. À la honte éternelle d'un pape puissant et renommé par sa politique, Colonne , à la tète de trois mille hommes, se saisit d’une des portes de Rome, au moment même où Clément était dans le plus parfaite sécurité, etse voyait bors d'état de résister à un si faible ennemi. Les Romains, qui n'avaient aucune insulte à craindre des troupes de Colonne, les laissèrent entrer sans obstacle : les gardes du pape furent dispersés èn un moment; et Clément, épouvanté du danger qui le menaçait , confus de sa crédulité, et presque abandonné de tout le monde, s'enfuit avec précipitation au château Saint-Ange, qui fut aussitôt investi. Le palais du Vatican, l'église de Saint-Pierre, les maisons des ministres et des

gens du pape furent livrés sans ménagement au |

pillage ; le reste de la ville ne souffrit aucun dommage. Clément, privé de tout ce qui lui était nécessaire, soit pour se défendre, soit pour subsister , fut bientôt forcé de demander à capituler ; et Moncade, introduit dans le château, lui imposa , avec toute la hauteur d’un conquérant , des conditions qu’il n’était pas en son pouvoir de refuser. Le principal article fut que Clément ne se bornerait pas à pardonner aux Colonne , mais qu'il les admettrait même à sa faveur, et qu'il retirerait sur le champ de l'armée des confédérés toutes les troupes qui étaient à sa solde t,

Les Colonne, qui ne parlaient de rien moins que de déposer Clément et d'élever à sa place, sur la chaire de saint Pierre, Pompée, leur parent, se récrièrent contre un traité qui les laissait à la merci d’un pontife justement irrité contre eux; mais Moncade, qui ne s'occupait que des intérêts de son maître, eut peu d'égards à leurs plaintes, et par cette heureuse opération désunit entièrement les forces des confédérés.

Dans le temps même que l'armée des confédérés s’affaiblissait par une diminution si consi-

1 Jovi, Vita Pomp. Colonn. Guich, liv,xvn, p. 407. Ruscelli, Zettere de princip., lp. 104

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n., Liv, xvH1, p. 407.

dérable, les impériaux reçurent deux renforts; | l'un, composé de six mille hommes, venait d'Espagne sous la conduite de Lannoy et d'Alarçon; l'autre avait été levé dans l'empire par Georges Frondsperg, gentilhomme allemand, qui, après avoir servi avec beaucoup de réputation dans les guerres d'Italie, avait acquis tant de faveur et de crédit parmi ses compatriotes, qu’ils venaient en foule se ranger sous ses étendards, ne cherchant que l’occasion de s'engager dans quelque entreprise militaire; et impatiens alors de se délivrer du joug du despotisme civil et religieux, il s'en enrôla jusqu’à quatorze mille au service de Frondsperg, sansautre gratification qu’un écu par chaque soldat. L’archiducFerdinand y ajouta encore deux mille hommes de cavalerielevés en Autriche. L'empereur ne marquait donc pas de troupes; mais il ne pouvait trouver les fonds nécessaires à leur entretien. Ses revenus ordinaires étaient épuisés : dans l'enfance du commerce, le crédit des princes n'était pas fort étendu, et les cortès de Castille, malgré tous les artifices auxquels on eut recours pour les gagner, malgré quelques

pour s'assurer de leurs suffrages, refusèrent constamment d'accorder à Charles aucun subside extraordinaire { ; en sorte que plus l’armée de-

venait nombreuse, plus les généraux voyaient |

augmenter leur embarras. Bourbon, en particulier, se trouva dans une situation si critique, qu’il eut besoin de tout son courage pour s’en tirer. On devait des sommes immenses aux troupes espagnoles qui étaient déjà dans le Milanais, lorsque Frondsperg arriva encore avec six mille Allemands affamés et dépourvus de tout. Les premiers demandaient ce qu'on leur devait, les autres la paye qu'on leur avait promise à leur entrée dans le Milanais; et les uns et les autres parlaient avec beaucoup de hauteur. Bourbon était hors d'état de les satisfaire ; dans cetie extrémité, il se vit forcé de commettre des actes de violence qui répugnaient à son caractère, naturellement doux et humain. Il fit prendre les principaux citoyens de Milan, et, à force de menaces et même de tourmens, il en tira une somme considérable; il dépouilla les églises de toute leur argenterie et de tous leurs ornemens. Le produit de ces violences n’était pas encore suffi-

* Sandov., i, 814.

sant pour compléter la somme dont il avait besoin; mais en distribuant ce qu’il avait aux soldats, il sut si bien les adoucir par ses caresses et ses témoignages d'amitié, qu’il apaisa pour le moment tous les murmures, quoiqu'il fût bien loin d’avoir acquitté tout ce qui Leur était dû t.

Bourbon, obligé de chercher d’autres expédiens pour se procurer de l'argent, accorda pour vingt mille ducats la vie et la liberté à Moron, qui avait été détenu en prison depuis la découverte Ge sa conspiration , et qui avait été condamné à mort par les juges espagnols nommés pour lui faire son procès. Tels étaient l'esprit et l'adresse de cet homme, et l’ascendant ex raordinaire qu’il avait sur l'esprit de tous ceux qu'il approchait, qu’en peu de jours, de prisonnier

. qu'il était, il devint le plus intime confident de

Bourbon, qui le consulta sur toutes les affaires importantes. Ce furent certainement ses insinuations qui firent naître dans l'esprit du connétable le soupçon que l'empereur n'avait jamais eu dessein de lui donner l'investiture du duché

| de Milan , et que Léve et les autres généraux eschangemens qu'on fit dans leur constitution |

pagnols étaient moins des adjoints destinés à le seconder de bonne foi dans l’exécution de ses projets, que des espions apostés pour veiller sur sa conduite. Comme il conservait à l’âge de quatre-vingts ans toute l’audace de la jeunesse, on peut encore lui attribuer l’idée du projet hardi et inattendu que Bourbon osa tenter quelque temps après 2.

Les demandes et les besoins des trounes du Milanais devinrent si pressans, qu'il fallut nécessairement songer à trouver quelque expédient pour les satisfaire. Les arrérages de leur solde s'accumulaient tous les jours; l'empereur ne faisait passer aucune remise à ses généraux, et toute la rigueur des exactions militaires ne pouvait plus rien tirer d’un pays entièrement ruiné et épuisé. Dans cette situation, il ne restait plus que deux partis à prendre, ou de licencier l'armée, ou de la conduire dans le pays ennemi pour y subsister. Le territoire des Vénitiens était le plus voisin ; mais ils avaient su, par leur : prévoyance ordinaire, mettre leur pays à l'abri de toute insulte. Il fallait donc envahir les états de l'égiise ou ceux de Florence; et Clément avait

Ripamonr., Aist. Mediol., lib, 1x, p. 716.

* Guich, liv. xvu, p. 419,

mérité par ses dernières démarches que l'empereur en tirât la vengeance la plus sévère.

Ses troupes n'étaient pas plus tôt rentrées dans Rome, après le soulèvement des Colonne, que, sans aucun égard pourle traité conclu avec Moncade, il dégrada le cardinal, excommunia le reste de cette famille, s'empara de toutes les places fortes qu’elle occupait et fitravager sesterres avec toute la fureur que peut inspirer le ressentiment d'une injure récente : il tourna ensuite ses armes contre Naples; et comme il était secondé par la flotte française, il fit quelques progrès dans la conquête de ce royaume, avec d’autant plus de facilité que le vice-roi, ainsi que les autres généraux de l’empereur, manquait de l'argent dont il aurait eu besoin pour faire une vigoureuse résistance {.

Cette conduite du pape justifia en apparence les mesures que la nécessité fit prendre à Bourbon : le désavantage des circonstances dans lesquelles il entreprit d'exécuter son projet est une preuve incontestable et du désespoir où il était réduit, et de la supériorité des talens qui lui firent surmonter tant d'obstacles. Après avoir confié le gouvernement de Milan à Léve, qu'il n'était pas faché de laisser derrière lui, il se mit en marche au fort de l'hiver à la tête d'une armée de vingt-cinq mille hommes, de nations, de mœurs ec de langues différentes, sans argent, sans magasins, sans artillerie, sans bagages; enfin sans aucune des choses nécessaires au plus peut détachement, et par conséquent essentielles pour faire mouvoir et même exister une grande armée. Il avait à traverser un pays coupé de rivières et de montagnes; dont les chemins étaient impraticables; et pour mettre le comble à toutes ces difficultés , il voyait l’armée ennemie, smpérieure en mombre, à portée d’épier tous ses momvemens et de profiter de tous les avantages qui se présenteraient, Heureusement ses troupes, lassées de leurs souffrances présentes, n’en cherchaient que la fin : animées d'ailleurs par l'espérance d'un butin immense, elles ne firent pas seulement attention au mauvais état dans lequel eiles entreprenaient une marche si pénible, et suivirent leur chef avec allégresse. Son premier but était de se rendre maître de Plaisance, et d'accorder à ses soldats

SJovius, Vita Pomp Colon. Guich, liv. xviu, p, 424,

le pillage de cette ville; mais la vigilance des généraux des alliés fit échouer ce projet. Bourbon ne réussit pas mieux dans le dessein de s'emparer de Bologne; cette ville se trouva pourvue à temps d’une garnison assez forte pour la mettre à couvert des insultes d’une armée qui n'avait ni munitions ni artillerie. Le mauvais succès de ces deux tentatives ne lui permettant plus d'espérer de conquérir aucune ville considérable, il fut forcé de marcher en avant ; mais il y avait déjà deux mois qu'il était en route; ses troupes avaient souffert tous les maux qu'une longue marche et la rigueur extraordinaire de la saison multipliaient sous les pas d’une armée qui se trouvait dépourvue de tout dans un pays ennemi. Les magnifiques promesses qui les avaient éblouies d’abord n'avaient eu aucun effet : elles ne voyaient aucune espérance d’un soulagement prochain : poussées à bout, elles commencèrent à murmurer, et en vinrent bientôt à une révolte déclarée. Quelques officiers, qui eurent la témérité de vouloir les réprimer, furent la victime de jeur furie : Bourbon lui-même n’osa s'exposer au premier transport de leur rage, il fut obligé de s'enfuir secrètement de ses quartiers !. Mais leur fureur, après les premiers transports, commença à se calmer peu à peu :

Bourbon, qui possédait au suprême degré l’art de manier l'esprit des soldats, en profita pour leur renouveler ses promesses avec un ton de confiance plus ferme encore qu'auparavant, et leur assura qu’ils en verraient bientôt l'accomplissement. Il tâchait de les engager à supporter leurs peines avec plus de patience, en les partageant lui-même : il me se ménageait pas plus que le dernier fantassin : il marchait avec eux à pied ; il joignait sa voix aux chansons qu’ils com posaient, et dans lesquelles, au milieu des éloges qu’ils donnaient à sa valeur, ils mélaient quelques railleries militaires sur sa pauvreté. Pärtout où ils passaient, il leur permettait de piller avec discrétion les villages voisins, eomme pour commencer à s'acquitter avec eux des promesses qu'il leur avait faites : encouragés par ces adroites complaisances, ils oublièrent entièrement leurs souffrances et leurs plaintes, et continuèrent de le suivre avec une confiance aussi aveugle qu'ils lui en eussent jamais montré?.

1 Guich., liv. xvint, p.434, Jovius, J'ita Colonn. 163. * Œuv. de Brant., vol, IV, p.246, etc.

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