‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 2)Chapitre 5 sur 112 · PRÉFACE DE LA ONZIÈME ÉDI · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA ONZIÈME ÉDI

I y a maintenant vingi-huit ans que j'ai publié pour la première fois l'Histoire d'Écosse. Depuis cette époque mes amis ont bien voulu me faire quelques remarques sur ce sujet , et plusicurs personnes dont l'avis était différent du mien m'ont communiqué des considérations relatives aux événemens du règne de la reine Marie. De quelque côté que me soient parvenues ces informations, de quelque manière qu'elles m'aient été |

avaient été justes et bien fondées . J'Y Sub: 5 fidèle, et persuadé de la justesse des bases » +

quelles elles s'appuient, je n'entre dans

discussion et dans aucun débas our les soutenir Toutes les fois aussi que la connaissance de nouveaux documens originaux imprimés où manuscrits, documens qui m'étaient inconnus lors de ma première édition, m'a mis en état de jeter de nouvelles lumières sur quelques parties de cette his-

communiquées, j'ai cru de mon devoir de les péser | toire, jy ai introduit des altérations et additions

avec calme et attention. Partout où je me suis | qui, je me flatte

aperçu que j'avais commis quelque erreur, soit dans le récit des événemens, soit dans la représentation du caractère des hommes, j'ai, sans hésitation, corrigé mes fautes ; mais toutes les fois que | j'ai acquis la conviction que mes premières idées

» he seront pas regardées comme sans importance.

Wim Rosenrson,

Collége d'Édimbourg , 5 mars 1787.

inarqu:

riodes.

pays, n l'enviro et après considér intéress:

époque « C'est l'Histoir dant son mèrent | pritunr coup plu si l'on co sionées t:

guerres ( sont pass leur actir rent ont (

du bureau des wford, profesdans l’univere M. Goodail la par le régent P

ant que j'ai cru ue utilité pour parcourus dans uger si je m'en er ce qui était it douteux , ou objets de dis-

différens déeillir un assez idre mon Aplus fortes co!is je me suis nbre des plus oduire comme » ma sincérité.

n'avait encore

ie Dissertation t l'authenticité uis redevable aux lettres de avidson , l'un à examir.* «

TE

jy sui

ASCS N.:° ,,.; CET NE les soutenir ince de nou- | où manusis lors de ma eter de noule cette hiset additions dées comme

RTSON.

PRÉFACE

Rte n— —

On ne trouve, en étudiant histoire de son | lesidées ‘sur l'équilibre du pouvoir, qui se for- +ropre pays, aucune époque qui ne soit intéres- mèrent ou devinrent plus communes à cette époque sante à quelques égards; tous les événemens qui | n’ont pas cessé d’influer sur les opérations poliservent à faire connaître les progrès de sa consti- tiques des cours de l'Europe. tution , de ses lois et de ses mœurs, méritent la Le siècle de Charles-Quint peut donc être replus sérieuse attention. Des faits, méme éloignés gardé comme le période auquel l’état politique de et peu considérables, peuvent satisfaire ce senti- | l’Europe commença de prendre une nouvelle forme, ment de curiosité qui est si naturel à l'esprit hu- | En Composant le tableau que je présente dans cet main. Mais lorsqu'il s'agit de l’histoire des nations ouvrage, j'ai tâché d’en faire une introduction à

étrangères , le désir de l'instruction doit être res- toute la partie de l'Histoire de l’Europe qui a suivi serré dans des limites plus étroites. Le progrès uni- | ce règne. La foule des biographes s’est occupée à versel des lumières depuis deux siècles, l'art de | décrire les actions et les qualités personnelles de l'imprimerie, et d'autres causes très connues, ont Charles - Quint ; les historiens de différens pays donné naissance en ‘Europe a'un si grand nombre | en racontent des faits qui n’eurent que des suites d'histoires et à des collections si volumineuses de | locales où Passagères ; je me suis proposé de ne rematériaux historiques, que la vie humaine est trop cueillir de son règne que les grands événemens courte, je ne dis pas -pour'les étudier, mais pour | dont les effets furent universels ou se font encore lire. .| Sentir aujourd’hui,

Ainsi, non-seulement les hommes qui sont ap- Comme mes lecteurs ne tireraient qu’une inspelés à l'administration des affaires publiques, | truction imparfaite d’une histoire semblable du mais encore ceux qui en font l'objet de leurs re- règne de Charles-Quint, s'ils n'avaient pas quelque cherches et de leurs méditations , doivent se Con- | Connaissance de l’état de l'Europe avant cette tenter d'une connaissance Bénérale des événemens époque, j'ai voulu Y suppléer par une introduc-

éloignés, et borner l'étude de l'histoire à ce période | tion; et ce travail a produit un volume prélimisurtout où les différentes Puissances de l'Euro

naire, où j'ai entrepris d'indiquer et de développer

s'étant plus étroitement unies, les opérations d’un les événemens et les causes dont l’action a opérétou-

état ont affecté tous les autres au point d’influer | tesles révolutions successives qui se sont faites dans

sur leurs projets et de régler leurs démarches. l'état politique de l'Europe depuis la destruction Il faudrait done fixer des limites certai

nes qui | de l'empire romain jusqu’au commencement du inarquassent la séparation de ces différens pé-

seizième siècle. J'ai présenté un tableau des progrès riodes. 11 est une époque avant laquelle chaque | de la société dans ce qui concerne non-seulement Pays, n'ayant que peu de liaisons avec ceux qui | l'administration intérieure, les lois et les mœurs, l'environnaient , avait à part sa propre histoire; | mais encore l'exercice de la force nationale qu'’exiel après laquelle les événemens de chaque nation gent les opérations des Bouvernemens au dehors; considérable de l'Europe deviennent instructifs et | enfin » j'ai décrit la constitution politique des prinintéressans pour toutes les autres : c'est cette | cipaux états de l'Europe au moment où Charlesépoque qu'il faudrait déterminer. Quint commença son règne.

C'est dans cette vue que j'ai entrepris d'écrire Cette partie de mon travail m'a engagé dans l'Histoire de l'empereur Charles-Quint. Ce fu: pen- | plusieurs discussions critiques, qui semblent être dant son règne que les puissances de l'Europe for- plutôt du ressort du jurisconsulte ou de l'érudit, mèrent un vaste Système politique, où chacune que de celui de l'historien ; j'ai placé ces discusprit un rang qu’elle a conservé depuis avec beau- |

| sions à la fin du premier volume, et je leur ai Coup plus de stabilité qu'on n'aurait Pu l'attenare, | donné le titre de Preuves et Éclaircissemens. Plu-

si l’on considère les secousses violentes qu'ont occa- sicurs de mes lecteurs feront vraisemblablement sionées tant de révolutions intérieur peu d'attention à ces recherches; mais d’autres les Guerres étrangères. Les grands événemens qui se | regarderont peut-être comme la partie de mon Sont passés alors n’ont pas encore consumé toute | ouvrage la plus curieuse et la plus intéressante.

leur activité; les principes pulitiques qui s’établi- J'ai indiqué avec soin les sources d’où j'ai tiré rent ont encore aujourd'hui des effets sensibles; et | les faits, et j'ai cité les auteurs dont j'adopte l'an-

es et tant de

es

Page 1