‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 2)Chapitre 76 sur 112 · FIN DE L'HISTOIRE · texte numérisé non relu

FIN DE L'HISTOIRE

[1660] naître et redouter son pays au reste de l'Europe.

Le Danemark et la Suède subirent , pendant le règne de Cherles-Quint , de. grandes révolutions dans la constitution civile et ecclésiastique de leur gouvernement. En Danemark ; Un tyran fut détrôné et chassé du royaume , et un nouveau prince fut appelé au trône par la voix du peuple. On vit en Suède un peuple belliqueux excité à prendre les armes par la cruauté et l'oppression, secouer le joug des Danois et conférer la dignité royale à sen libérateur Gustave Ericson, qui avait toutes les vertus d'un héros.et d’un citoyen. Le: Danemark épuisé par des guerres étrangères , affaibli par les dissensions qui s'étaient élevées entre le roi et les nobles, est devenu: incapable de faire les. efforts 1écessaires pour recouvrer l'ascendant qu'il a eu long-temps dans le nord de l'Europe. La Suède n’a pas plus tôt été délivrée d'une domina. tion étrangère, qu'elle a commencé à réparer ses forces, et en peu de temps elle a acquis tant de vigueur dans sa constitution intérieure, qu’elle est devenue le premier état du Nord.

Dès le commencement du dix-septième siècle, elle s'est élevée à un des premiers rangs parmi les puissances de PEurope, et elle a eu la principale part dans la formation: et la conduite de cette puissante ligue qui a protégé non-seulement la religion protestante, mais encore la libenté de l'Allemagne , contre la superstition et l'ambition de la maison d'Autriche,

[1660] reste de l'Europe.

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RECHERCHES HISTORIQUES

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PRÉFACE

La lecture du mémoire que le major Rennel a publié pour l'explication de la carte de l'Indostan a donné naissance à l’ouvrage qu'on va lire, Ce mé- | | |

que j'ai pris toutes les peines possibles ;;our me gæ rantir des erreurs où je pouvais tomber. J'ai consulté avéc autant de soin que de persévérance tous les ouvrages que j'ai pu me procurer des auteurs qui ont écrit sur l'Inde. Je n'ai jamais adopté d’o- Pinion positive qui ne füt appuyée de quelque autorité respectable : et, Comme j'ai le’ bonheur de Compter au nombre de mes amis quelques personnes qui ont visité différentes parties de l'Inde, et qui y ont même exercé des emplois importans, tant civils que Militaires, j'ai souvent cu recours à leurs lumières, et j'ai appris dans leur conver- | Sation des choses que je n'aurais pu trouver dans les livres. S'il m'était permis de les nommer, le public conviendrait que ces personnes méritent bien par leur discernement et leur talent toute la confiance que j'ai mise dans leur autorité, Dans le cours de mon travail j’ai senti mon insuffisance sur un autre point. Pour donner idée exacte de l'imperfection où étaient chez les

moire est un des plus précieux traités de géographie qu'on ait composés dans aucun pays et dans aucun siècle. Il m'a suggéré l’idée d'examiner plus complétement que je ne l'avais fait dans mon Histoire de l'Amérique la connaissance que les anciens avaient de l'Inde, et de déméler ce qu’il y a de Certain, d'obscur et de fabuleux dans les détails sur ce pays qui nous ont été transmis jusqu'ici. En entreprenant ce travail je n'ai eu d'abord d’autre objet que mon amusement et mon instruction ; mais, en continuant mes recherches et en comparant avec soin les différens auteurs de l'antiquité, j'ai découvert quelques faits dont lesuns n'avaient pas été observés et les autres n'avaient pas encore Gté examinés avec assez d'attention. De nouvelles vues se sont ouvertes; mes idées se sont étendues par degrés et sont devenues plus intéressantes, | jusqu’à ce qu'enfin j'ai pensé que le résultat de mes

une

recherches pourrait devenir agréable et instructif, en faisant connaître les différentes manières dont s'étaient établies les communications avec l'Inde dans les temps les plus anciens, et combien cette grande branche de commerce avait contribué dans tous les siècles à augmenter la richesse et la puissance des nations qui en avaient joui.

C’est au public à juger du degré de mérite que Peuvent avoir ces recherches. La reconnaissance que j'ai conservée pour la bienveillance avec laquelle il a accueilli mes autres ouvrages ne fait qu'augmenter la sollicitude avec laquelle j’attendrai son jugement sur celui que je lui offre aujourd'hui,

Lorsque j'ai Pour la première fois dirigé mes Pensées vers ce sujet , j'ai tellement senti le désa- Vantage qu'on éprouve en entreprenant de décrire des pays dont on n’a aucune Connaissance locale

anciens la théorie et la pratique de la navigation, et pour expliquer avec une précision philosophique la manière dont ils fixaient la position des lieux et dont ils en calculaient la longitude et la latitude, J'aurais eu besoin d’une plus grande portion de Connaissances Mathématiques que mes autres études ne m'ont permis d'en acquérir; mais ce qui me manquait à cet égard a été suppléé par l’amitié et les soins de mon ingénieux ct respectable collègue M. Playfair, professeur de mathématiques. Il m'a mis en état d'éclaircir tous les points que j'ai eus à traiter d'une manière qui, je l'espère, ne laissera rien à désirer à mes lecteurs. C’est à lui que je dois aussi la construction de deux cartes nécessaires pour l’éclaircissement de mes Recherches , et que sans son secours je n'aurais pas entreprises.

Je me suis conformé dans cet ouvrage à une mé& thode que j'ai suivie dans Mmes propres composi=

506 PREFACE

tions, et à laquelle le public s'est accoutumé. J'ai | ce que je soumets au jugement du public, ct d’aséparé entièrement la narration historique des discussions scientifiques et critiques, en réservant celles-ci pou les notes et éclaircissemens. Je crois

W RoBerTson,

pouvoir sans présomption réclamer du moins le rite d’avoir ex1min” avec une grande attention Au collége d'Edimbourg, le 10 mai 1%1.

voir cité avec une scrupuleuse exactitude les auteurs-dont j'ai tiré les détails que j'ex008e.

de 1 doul men H n’ livre qu'o ancie pass dote:

les o:

ans p sur q toire régio titudi terres mes l tions l'Occi branc a siév etlap je me prescr avaien lerent dans n pect.. ( vain, de mai peuver Ce f

nt du public, ct d’ase exactitude les auque j'eyuose,

W RoBEerTsoN,

mai 121.

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