‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 2)Chapitre 86 sur 112 · FIN DES RECHERCHES HISTORIQUES SUR L'INDE ANCIENNE · texte numérisé non relu

FIN DES RECHERCHES HISTORIQUES SUR L'INDE ANCIENNE

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NOTE 1°, Secr. 1", pag. 509.

Le scepticisme et la crédulité sont les deux extrêmes contraires où se perdent ceux qui examinent les événemens attribués aux premiers sièclesde l'antiquité, Il peut m'être permis, sans être soupçonné de pencher verslle premier de ces partis, de conserver des doutes sur l’expédition de Sésostris dans l'Inde et la conquéte qu'il fit de ce pays. — 1. 11 est peu de faits mieux établis dans l'histoire ancienne que le dégoût que les Egyptiens témoignèrent de boune heure pour la vie maritime. Le despotisme lui-même, avec touteisa puissance, ne saurait changer en un instant les idées et les mœurs d’une nation surtout lorsqu'elles ont été confirmées par une longue habitude, et que la religion les a consacrées. 11 me paraît extrêmement peu probable que Sésostris, dans le cours d’un si petit nombre d'années, ait pu se rendre maître des préjugés d’un peuple superstitieux, an point d’équiper quatre cents vaisseaux de guerre dans le golfe Arabique, outreune autre flotte qu’il avait dans la Méditerranée. Des armemens aussi considérables ne pourraient se faire qu'avec les plus grands efforts de la part de la puissance maritime la plus florissante et la plus ancienne, — 2, 1] est singulier qu'Hérodote, qui fit les recherches les plus exactes et les plus soutenues dans l'histoire ancienne de l'Egypte, qui recut des prètres de Memphis, d'Héliopolis et de Thèbes tous les renseignemens qu'ils pouvaient lui donner sur cet objet ( Hérodot. edit. Wesselingii, lib, 11, c. ui ), et qui rapporte l'histoire de Sésostris un peu au long, ne fasse pas la moindre mention de sa conquête de l'Inde (lib. , c. enr, etc.). Il est probable que cette fable fut inventée dans le période qui s’écoula entre le siècle d'Hérodote et celui de Diodore de Sicile, qui raconte en détail cette expédition de Sésostris dans l’Inde. Son récit n’a d'autre fondement que l'autorité des prêtres égyptiens; et ce n’st pas seulement comme son opinion générale que Diodore de Sicile lui-même avance « que dans la plupart des choses qu’ils racontaient, ils consultaient plutôt la gloire deleur pays que le respect pour la vérité (lib. 1, p. 34. édit. Wesselingii, Amst., 1746); » mais il cite comme un fait particulier, que les prêtres égyptiens, aussi bien que les auteurs grecs, différent étonnamment l'un de l’autre dans ce qu'ils rapportent des actions de Sésostris (lib. 1, p. 62). — 3, Quoique Diodore assure que dans la composition de l’histoire de Sésostris, il avait écarté avec soin tout ce qui lui avait paru improbable et peu conforme aux monumens de ce monarque qui existaient encore en Égypte, il a mêlé à son récit plusieurs circonstances merveilleuses qui rendent le tout extrême-

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