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SUR L'INDE ANCIENNE
caravanes de Tartares indépendans, à Orembourg sur la |
ommerce dont j'ai fait mention, lui donnait plus de fa- | dilité pour entrer dans l'Océan. Cette circonstance, réunie | l'usage en devint commun.
aux divers établissemens que les Carthaginols avaient faits en différentes provinces d’Espagne, leur suggéra naturellement cette entreprise, et leur présenta dans le succès des avantages considérables. Le voyage d'Hannon, loin de détruire, paraît confirmer la justesse des raisons que j'ai données, et pour lesquelles de semblables tentatives n’ont pas été faites par d’autres peuples commerçans dans la Méditerranée.
NOTE 54, Secr. 1v, p. 560.
Quoique les auteurs éclairés que j'ai cités aient regardé comme fabuleux ce voyage des Phéniciens, Hérodote en rapporte une circonstance qui semble prouver qu'il a été réellement entrepris. « Les Phéniciens, dit-il, affirmaient «qu’en naviguant autour de l'Afrique, ils avaient le s0- « leil à leur droite, ce qui ne parait pas croyable, quoi- « que d’autres aient paru le croire (lib. 1v, c. x£u)». Il est certain que cela doit être arrivé, s'ils ont réellement fait un tel voyage. La science de l'astronomie cependant était si imparfaite dans ces premiers temps que l’expérience seule pouvait avoir donné aux Phéniciens la connaissance de ce fait; ils n'auraient pas osé sans cela affirmer ce qui aurait paru une fiction dénuée de vraisemblance ; même après leur rapport, Hérodote en doutait.
NOTE 55, SEcT. 1v, p. 563.
Malgré les demandes multipliées pour les productions de l’Inde, on remarque que pendant le seizième siècle quelques marchandises qui sont aujourd’hui les principaux articles d'importation de l’orient, étaient ou entièrement inconnues, ou de peu de valeur. Le thé, dont l'importation excède de beaucoup celle de toutes les autres productions de lorient, n’a été d’un usage général, pendant tout un siècle, dans aucun pays de l’Europe; même pendant ce court espace, par quelque caprice singulier du goût, ou par l’empire de la mode, l’infusion d’une feuille apportée des extrémités les plus éloignées de la terre, et dont l'éloge le plus grand peut-être qu’on puisse en faire est de dire qu'elle n’est pas malfaisante, est devenue presque une nécessité de la vie dans plusieurs parties de l'Europe, et cette passion a passé dans toutes les classes de la société, depuis les plus hauts rangs jusqu'aux derniers. En 1785, on calcula que toute la quantité de thé, transportée de Chine en Europe, était de dix-neuf millions de livres, dont on conjecture que douze millions furent consommés dans la Grande-Bretagne et dans les possessions qui en dépendent ( 4nnual Register de Dodsley pour 1784 et 1785, p. 156). La porcelaine de la Chine, qui est maintenant aussi commune dans plusieurs parties de l’Europe, que si elle était le produit de leurs propres manufactures, n’était pas connue des anciens. Marco Polo est le premier parmi les modernes qui en fasse mention. Les Portugais commencèrent à l’importer peu de temps après leur premier voyage à la Chine. (A. D. 1517 ); mais un temps considérable s'écoule avant que
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