RES
ee ee
cience. Aussi s’appliqua-t-il à rechercher l'amitié de l'électeur de Saxe et du landgrave de Hesse, chefs du parti protestant; et leur cédant sur quelques points, promettant tout sur les au’ es articles, il se mit à l'abri des obstacles qu'ils auraient pu lui susciter. Cette précaution prise, il crut pouvoir s'expliquer dans la diète sans aucun ménagement. Il commença par vanter son zèle et ses travaux infatigables à l'égard des deux objets les plus importans pour la chrétienté; l'un avait été de procurer un concile général pour apaiser les disputes de religion qui désolaient l'Allemagne; et l’autre, de prendre de justes mesures pour arrêter les progrès formidables des armées ottomanes. Mais tous ses pieux desseins, disait-il, avaient été renversés par l’injuste ambition du roi de France, qui ayant gratuitement rallumé en Europe une guerre qu'on croyait éteinte par la trève de Nice, avait empêché les pères de l'église d’arriver au concile, où d'y délibérer en sûreté, et l'avait obligé lui-même à employer toutes ses troupes à sa défense, quoiqu'il eût mieux aimé, pour l'honneur de la chrétienté et pour sa propre satisfaction, les tourner contre les infidèles. Il ajouta que François, non content d’avoir fait avorter son projet, venait par une impiété sans exemple d'attirer les Turcs au cœur des états catholiques; et que joignant ses armes aux leurs, il avait attaqué ouvertement le duc de Savoie, membre de l'empire; que la flotte de Barberousse était actuellement dans un des ports de la France, n’attendant que le retour du printemps pour porter la terreur et la désolation chez les chrétiens; que, dans de semblables circonstances, ce serait une folie que de penser à faire des expéditions au loin contre les Ottomans, ou à les chasser de Hongrie tandis qu’un aussi puissant allié que François leur donnait un asile au centre de l'Europe ; qu'ilétait de la prudence de s'opposer d’abord au danger le plus voisin et le plus pressant, et par conséquent d'humilier la France, afin de priver Soliman des avantages qu'il tirait de cette union peu naturelle avec un monarque qui s’arrogeait encore le titre de /rès chrétien ; qu'au reste la guerre contre le roi de France était la même ae contre le sultan, puisqu'on ne pouvait affaiblir le premier sans porter un coup sensible au dernier. ! finissait par demander à l'assemblée des se-
(1544) cours contre François, qui non-seulement attaquait le corps germanique et son chef, mais encore se déclarait l'allié des infidèles et l'ennemi public de la chrétienté.
Pour donner plus de poids à ces violentes invectives de l'erapereur, le roi des Romains se leva et fit un récit des conquêtes rapides de Soliman dans la Hongrie ; on en voyait la cause , disait-il, dans la fatale nécessité où s'était trouvé son frère de tourner toutes ses forces contre la France. D'un autre côté, les envoyés du duc de Savoie parlèrent fort au long des opérations de Barberousse à Nice, et des ravages qu'il avait faits sur cette côte. Ces plaintes, jointes à l'indignation générale qu'excitait en Europe cette alliance sans exemple du roi de France avec les Turcs, firent sur la diète toute l'impression que l'empereur désirait, et disposèrent la plupart de ses membres à lui accorder de puissans secours, On ne permit pas aux ambassadeurs que Francois envoyait pour expliquer les motifs de sa conduite, d'entrer dans les terres de l'empire. En vain ils publièrent l'apologie de leur maitre et tentèrent de justifier son alliance avec Soliman par des exemples tirés de l'Écriture et de la conduite des princes chrétiens ; ils ne gagnèrent rien sur des esprits déjà irrités et trop prévenus contre ce monarque, pour être en état d'écouter aucune raison en sa faveur.
Charles, considérant cette disposition de l'Allemagne, sentit qu'il ne pouvait plus trouver d’obstacle à ses projets que dans les craintes et les défiances des réformés ; il se détermina donc à calmer leurs inquiétudes, en leur accordant tout ce qu'ils pouvaient désirer pour leur sûreté. Dans ce dessein il consentit à un arrèté qui suspendait tous les décrets portés jusqu'alors contre eux ; on convint qw:il se tiendrait un concile général ou national pour le rétablissement de la paix dans l’église; que l'empereur tâcherait de le faire convoquerle plus tôtqu'il serait possible; qu'en attendant, les protestans jouiraient du libre exercice de leur religion ; que la chamore impériale ne pourrait plus les inquiéter, et que les juges de cette cour, à l'expiration du terme de leur office , seraient remplacés par d'autres personnes compétentes, sans aucune distinction de religion. Les réformés , touchés de ces actes de condescendance, s'engagèrent à s'unir aux autres membres de la diète, pour déclarer Ki
N Anglais et
L de se veng
Lque Charld
guerre à accordèr mille ho vaux, qu mois aux temps la une taxe 1 subvenir ] Tandis A attention au milieu de faire ca aa politiqt côté Sa p mark , qu sidérable } dant faire faveur !, ] roi d’Ang, vigoureux Le temps qui venait plus violen avoir concl
L untraité «
reine Mari.
sirs rempli projet ché suivi sans Guise, le 4 sans de la ment de d'aliéner €
pour la Fr à un objet
le dessein 4 sembla q moyen de avaient re
tuut ce qu’ de France, ensemble, liblement les états d Since au p
! Numont
eulement attachef, mais enles ct l'ennemi
es violentes in- Romains se leva ides de Soliman cause , disait-il, ait trouvé son orces contre la oyés du duc de s opérations de ages qu'il avait jointes à l'indin Europe cette France avec les l'impression que ent la plupart de puissans SECOUrS, \deurs que Franles motifs de sa rres de l'empire.
e de leur maitre iance avec Solie l'Écriture et de ns ; ils ne gagnèrités et trop préjour être en état faveur.
isposition de l'A!
ait plus trouver ins les craintes et se détermina donc n leur accordant r pour leur sûreté.
un arrêté qui sus- À
s jusqu'alors conendrait un concile tablissement de li ereur tâcherait de u'il serait possible, ans jouiraient du ; que la chambre s inquiéter, et que piration du terme lacés par d'autres aucune distinction uchés de ces actes érent à s'unir au pour déclarer li
guerre à François au nom de l'empereur. Ils accordèrent à Charles un corps de vingt-quatre mille hommes de pied et de quatre mille chevaux, qui devaient être entretenus pendant six mois aux dépens de la confédération. En mème temps la diète imposa dans toute l'Allemagne une taxe par têle, sans aucune exception, pour
subvenir aux frais de la guerre contre les Turcs.
Tandis que Charles suivait avec une extrême
d attention le fil des affaires les plus compliquées,
au milieu d’une diète nombreuse, où il s'agissait de faire concourir tant d'intérêts divers au but de a politique ambitieuse, il négociait d’un autre côté sa paix particulière avec le roi de Danemark , qui, sans avoir encore rien tenté de consdérable pour François son allié, pouvait cependant faire une diversion formidable en sa faveur !, En mème temps il agissait auprès du wi d'Angleterre pour l'engager à faire de plus igoureux efforts contre leur ennemi commun.
Letemps était bien propre à tout obtenir : ce qui venait d'arriver en Écosse animait Henri du pus violent ressentiment contre François. Après soir conclu avec le parlement de ce royaume
| mtraité de mariage entre son fils et la jeune
reine Marie, il croyait voir bientôt tous ses déses remplis par l'union des deux monarchies, projet chéri de ses prédécesseurs et toujours suivi sans succès. Mais la reine-mère, Marie de Guise, le cardinal Beatoun et les autres partisans de la France, vinrent à bout, non seulement de rompre cette alliance, mais encore d'aliéner entièrement la nation écossaise des
& Anglais et de redoubler son ancien attachement
pour la France. Henri ne renonça pas cependant à un objet de cette importance. Outre le plaisir
de se venger d'un ennemi qui avait fait échouer
le dessein qui lui tenait le plus au cœur , il lui
| sembla qu'humilier François était le meilleur
moyen de ramener les Écossais au traité qu'ils avaient rejeté. Il était si entêté de ce projet, que Charles le trouva prèt à le seconder dans wut ce qu'il voudrait entreprendre contre leroi de France, Tel était le plan qu'ils concertèreut ensemble, que son exécution, entrainant infailliblement la perte de la France, aurait agrandi les états de l'empereur, et même élevé sa puis- «ince au point de devenir fatale à la liberté de
! Dumont, Co’ps diplom., tom. IV, p 11, p. 271
QE
l'Europe. Les deux monarques convinrent d'entrer en France, chacun avec une armée de vingtquatre mille hommes, et sans perdre du temps à assiéger les villes frontières, de pénétrer au cœur du royaume pour unir leurs forces près de Paris !.
Cependant François restait seul contre tant d'ennemis que Charles lui suscitait; Soliman était l'unique allié qui ne l’eût point abandonné. Mais cette alliance avait rendu le roi si odieux à toute la chrétienté, qu'il aima mieux en perdre les avantages que d’être plus long-temps l’objet de la haine et de l’exécration publique. En conséquence, dès l'entrée de l'hiver, il renvoya Barberousse, qui, dans son retour à Constantinople, ravagea les côtes de la Toscane et de Naples. Comme François ne se flattait pas d'égaler les forces de son rival, il voulut y suppléer par la célérité, en prenant les devans pour l'ouverture de la campagne. Dès le commencement du printemps, le comte d'Enguien investit Carignan, ville du Piémont, que le marquis du Guast, après s'en être emparé la première année de la guerre, avait jugée assez importante pour la fortifier à grands frais. Le comte poussa ce siége avec tant de vigueur, que du Guast, jaloux de sa conquête, ne vit pas d'autre moyen de la sauver des mains des Français que de hasarder une bataille. Il accourut de Milan, et comme il ne cherchait pas à cacher son dessein, on le sut bientôt dans le camp ennemi. Enghien, jeune, entreprenant, plein de valeur, désirait passionnément d’éprouver la fortune dans un combat ; ses troupes ne le souhaitaient pas avec moins d'ardeur ; mais le roi, retenu par la situation critique de ses affaires, et l'esprit encore rempli de ses premiers désastres, avait lié les mains au prince en lui défendant expressément de risquer une action générale. Celui-ci ne voulut cependant pas abandonner Carigoan au moment où cette place était près de sc rendre ; mais brèlant de se distinguer par quelque action d'éciat, il dépècha Monluc à la cour pour représenter au roi les avantages d'un combat et l'espoir qu'il avait de la victoire. François remit cette affaire à la discussion de son conseil. Tous les ministres, l’un après l’autre, opinèrent contre la bataille, appuyant leur avis de raisons très plausibles. Monluc, qui était
! Herbert, p. 245. Du Bellay, p. 448.
présent à leurs délibérations, parut si mécontent de tout ce qu'il entendait, et montra tant d’imparience de parler à son tour, que le roi, frappé de ses gestes, l'appela et lui demanda ce qu'il pouvait opposer à un avis si général et si juste. Monluc, simple soldat, mais vif et d'un courage reconnu, représenta le bon état des troupes, l'ardeur qu'elles montraient d’aller à l'ennemi, la confiance qu’elles avaient en leurs officiers ; enfin l’infamie éternelle dont le refus d’une bataille couvrirait les armes françaises. Ces raisons furent soutenues d’une chaleur si naturelle, d’une éloquence militaire si rapide, qu'il entraîna non-seulement le roi, toujours passionné pour les actions hardies, mais encore plusieurs membres du conseil. François, saisi du même enthousiasme qui animait ses troupes, tressaillit, et levant les mains au ciel : «Allez, dit-il à Mon- «luc; retournez en Piémont et combattez au «nom de Dieu 1.»
Dès qu’on sut cette réponse du monarque, une ardeur martiale s'emparant de la noblesse, la cour resta déserte ; tous ceux qui pouvaient servir ou qui voulaient se distinguer allèrent en Piémont partager, comme volontaires, les dangers et la gloire d’une action générale. Encouragé par l’arrivée de tant de braves officiers, Enghien se prépara aussitôt à une bataille que du Guast ne refusa point. La cavalerie était à peu près égale dans les deux partis; mais l'infanterie des impériaux l'emportait au moins de dix mille hommes sur celle des Français. On se rencontra près de Cérisoles, dans une plaine ouverte dont le terrain ne mettait l'avantage d'aucun côté, et où les armées eurent toute la facilité de se ranger en bataille. Le premier choc fut tel qu'on devait l’attendre de vieilles troupes, pleines d'acharnement et de bravoure. La cavalerie française chargea avec son impétuosité ordinaire, renversant tout ce qui osait l'arrêter; mais, d'un autre côté, la discipline et la valeur de l'infanterie espagnole ayant fait plier le corps qu'elle avait en tête, la victoire balança, prête à se déclarer pour le générai qui saurait le mieux se conduire dans ce moment critique. Du Guast qui se trouvait parmi les troupes qui avaient été rompues, craignant de tomber entre les mains des Français qui pou-
* Mémoires de Montur
vaient venger sur lui le meurtre de Rincon et de Frégose, perdit sa présence d'esprit et oublia de faire avancer son grand corps de réserve, Ce. pendant Enghien, avec un courage et une prudence admirables, soutient à la tête de ses gendarmes le corps de troupes qui avait commence
à plier. En même temps il ordonne à son Corps : de Suisses, qui n'avait jamais combat(n sans !
vaincre, de tomber sur les Espagnols. Ce mouvement fut décisif; on ne vit plus que confusion et que carnage. Le marquis du Guast, blessé à la cuisse, ne dut son salut qu’à la vitesse de son cheval. La victoire des Français fut complète : dix mille impériaux furent tués, et il y en eut un grand nombre de pris, avec les tentes, le bagage et l'artillerie, Du côté dés vainqueurs, l joie fut sans mélange, et dans le peu de monde qi‘'ils perdirent, il ne se trouva pas un seul officier de distinction !,
Cette brillante journée, en couvrant de gloire
les Français, les délivra du plus grand danger. Du Guast ne se proposait pas moins que d'envalir avec son armée tout le pays qui est entre le Rhône et la Saône, où il ne se trouvait ni villes fortes ni troupes réglées à lui opposer. Mais il n'était pas au pouvoir de François de pousser ses avantages avec assez de vigueur pour recueillir tous les fruits de cette victoire. Quoique le Milanais restât sans défeuse, et que ses habitans, qui depuis long-temps murmuraient sous la dureté du gouvernement des impériaux , fussent tout prêts à secouer le joug; quoique le conte d'Enghien, animé par son succès , pressit vivement le roi de saisir l'heurense occasion de recouvrer un pays dont il avait toujours an: bitionné la possession ; cependant il fallut sacri. fier toute idée de conquête à la sûreté de l'état François fut obligé de rappeler douze milk hommes des meilleures troupes qui servaient sous Enghien pour venir au secours du royaume. où l'empereur et le roi d'Angleterre étaient prù d'entrer, chacun par une frontière opposée « avec des forces supérieures. Ainsi les opérations de ce prince ne firent plus que languir. La riduction de Carignan et de quelques autres vills du Piémont fut tout ce que lui valut sa grande victoire de Cérisoles 2.
Du Bellay, pag. 429, etc. Mémoires de Monlu Jovius, Æist., lib xsav, p. 327, 6.
2 Du Beliav, p. 458, etc.
L’emper
àse mettr vers le con mée la pl qu'il eût « Elle monta Une partie et de quel Charles l’e tière vers aurait dù , d'Angleter:
commandai çois ùt se pas en état succès des en 1536, k d'embarras:
La Champa blé, ne pou armée ; et ] de l’empere de provisio de Charles !
ques places d'où dépenc tières étuier de s’en saisi taqua d’aho que peu de Dizier, qui pour soute dàt un pass comte de S:
acquis tant se Jetèrent de la conse extrémité.
étaient caf place d’en forme: et « ne jamais « une fois en Unation qu Les pré] campagne pereur : m les forces
dans l'ina chätier les [R
11544] Rincon et de rit et oublia » réserve, Ce-
et une pru-
de ses gen-
ait commencé € à son corps :
ombatiu sans |
nols. Ce mouque confusion uast, blessé à vitesse de son fut complète :
il y en eut un
tes, le bagage urs, la joie fut e monde qu'ils seul officier de
vrant de gloire 4 grand danger. 1
sque d’envabir ui est entre le rouvait ni villes ppposer. Mais il cois de pousser gueur pour reictoire. Quoique , et que ses haurmuraient sous impériaux , fus ug; quoique le n succès , pressit ureuse OCCasion ait toujours ani nt it fallut sacri | sûreté de l'état ler douze mil es qui servaient urs du royaume.
erre étaient prè itière opposée t!
asi les opération » languir. La rt ques autres vills i valut sa grande
noires de Monlu
L'empereur , selon sa coutume, fut le dernier àse mettre en campagne; mais erfin il parut vers le commencement de juin à la tête de l’armée la plus nombreuse et la mieux pourvue qu'il eût encore rassemblée contre la France. Elle montait à environ cinquante mille hommes. Une partie s'était déjà emparée du Luxembourg et de quelques villes des Pays-Bas, avant que Charles l’eût jointe. IL marcha avec l’armée entire vers les frontières de la Champagne. Il aurait dù , comme il en était convenu avec le roi d'Angleterre, aller droit à Paris. Le dauphin, qui commandait les seules troupes auxquelles François ût se fier du salut de son royaume, n’était pas en état de faire tête à l'empereur. Mais le succès des Francais en défendant la Provence, en 1536 , leur avait appris le plus sûr moyen d'embarrasser un ennemi qui fait une invasion. La Champagne, qui produit plus de vin que de blé, ne pouvait fournir à l'entretien d’une grande armée ; et l’on avait eu soin, avant l'approche de l'empereur , d’emporter ou de détruire le peu de provisions qui s'y trouvaient. La ressource de Charles fut.de chercher à s'emparer de quelques places fortes, afin d'assurer les convois d'où dépendait sa subsistance. Les villes frontières étaient en si mauvais état, qu'il se flatta de s’en saisir promptement et sans peine. Il attaqua d'ahord Ligny et Commercy, qui ne firent que peu de résistance; ensuite il investit Saint- Dizier, qui n'avait rien de tout ce qu’il fallait pour soutenir un siége , quoique cette place gardàt un passage important sur la Marne. Mais le conte de Sancerre et M. de la Lande, qui avaient acquis tant de gloire à la défense de Landrecy , se jetèrent généreusement dans la ville, résolus de la conserver à leur maître jusqu'à la dernière extrémité. L'empereur qui savait de quoi ils étaient capables , désespérant d'emporter cette place d'emblée, se détermina à l'assiéger en forme; et comme il était dans son earactère de ne jamais abandonner une entreprise où il était une fois engagé , il suivit celle-ci avec plus d'obstination que de prudence.
Les préparatifs du roi d'Angleterre pour la campagne étaient faits bien avant ceux de l'emnereur ; mais ne voulant ni attaquer seul toutes les forces de la France, ni laisser ses troupes dans linaction, Henri prit cette or'asion de chätierles Écossais, et dépècha sa flotte avec une [R
partie considérable de son infanterie sous le comte d'Hertford pour faire une descente dans ce royaume. Hertfort exécuta ses ordres avec vigueur , pilla et brûla Édimbourg et Leith , fit du dégât dans le pays, et se rembarqua avec tant de diligence que la flotte rejoignit le roi aussitôt après son passage en France. L’empereur, qui était alors occupé au siége de Saint- Dizier, envoya un ambassadeur à Henri pour le féliciter de son heureuse arrivée , et le presser de marcher directement à Paris, selon les termes de leur traité. Mais Charles en employant son temps et ses forces à prendre des villes pour son propre compte, donnait un si mauvais exemple à son allié, que celui-ci crut pouvoir l'imiter et s'emparer aussi de son côté des places qui étaient à sa bienséance. Sans aucun égard pour les.instances de l’empereur, il investit aussitôt Boulogue, et ordonna au duc de Norfolk de pousser le siége de Montreuil, qui avait été commencr. avant son arrivée par un corps de Flamand:, joint à quelques troupes anglaises. Mais tandis que Charles et Henri s'rccupaient cizenr äe son intérêt particulier , la cause commune en souffrait. Au lieu de cet’e uuion et de cette confiance sinécessaires à l'exécution du grand projet qu'ils avaient concerté , ils montrèrent bientôt une jalousie mutuelle, qui peu à peu engendra les soupeons et finit par une haine ouverte !.
Cependant Francois , à force de soins , venait de rassembler une armée qui, par le nombre et la valeur des troupes, pouvait faire tête à l’ennemi. Le dauphin, en habile général, évitait pruderamest une bataille dont la perte aurait mis le royau:r: en danger, et se contentait de fatiguer l'einpereur avec des troupes légères , de couper Île chemin à ses convois et de dévaster le pays autour de lui. Malgré l'embarras où ces onérations réduisaient Charles , il poussait tou-
| jours le siége de Saint-Dizier , que Sancerre dé-
fendait avec une valeur et une habileté surprenante ; cet officier sontint plusieurs assauts qu'il repoussa tous ; et la mort du brave la Lande, qui fut tué d'un coup de canon, n'ébranla ni sa fermeté ni son courage. Après cinq semaiues , il était encore en état de tenir quelque temps, lorsqu'un artifice de Granvelle l'obligea de se rendre. Cet habile politique, ayant inter.
1 Herbert.
cepté la clef du chiffre dont le duc de Guise se servait dans sa correspondance avec Sancerre , forgea une lettre au nom de ce duc, qui autorisait le gouverneur à capituler , sous prétexte que le roi, quoique très satisfait de sa conduite, ne jugeait pas prudent de risquer une bataille pour le secourir. Cette lettre fut portée dans la ville de manière à ne donner aucun soupçon, et Sancerre tomba dans le piége ; mais en se rendant , il obtint des conditions dignes de sa valeur, entre autres une suspension d'armes pendant huit jours. Ce terme expiré , il s’obligeait à ouvrir lui-mème les portes à l'ennemi, si Francois, dans cet intervalle, n'attaquait point l’armée impériale et ne jetait pas des troupes dans ia ville {, Ain: Sancerre, en arrétant si long-temps l'empereur devant une place de peu d'importance, donna le loisir à son souverain de rassembler tous ses forces et jouit d'une gloire assez rare dans un commandant subalterne, celle de sauver sa patrie.
Dès que Saint-Dizier se fut rendu. l'empereur s'avança dans le cœur de la Champagne ; mais l'opiniàtre résistance qu'il venait d’éprouver lui avait Ôté toute espérance de pénétrer jusqu’à Paris, en lui faisant pressentir ce que lui coûterait le siége des villes plus fortes et mieux gardées. D'ailleurs la difficulté de pourvoir à ses subsistances croissait à mesure qu'il s’éloignait de ses frontières. IL avait perdu une grande partie de ses meilleures troupes au siége de Saint Dizier ; chaque jour elles diminuaient dans des escarmouches qu'il ne pouvait éviter, et qui ruinaient insensiblement son armée, sans amener une oction décisive. Cependant la saison s’avançait, et Charles n'avait pu gagner assez de terrain, ni prendre des villes assez considérables pour assurer ses quartiers d'hiver dans le pays ennemi ; ses soldats, à qui il devait plusieurs mois de solde , étaient prêts à se mutiner, et les fonds lui manquaient pour les payer. Toutes ces considérations le déterminèrent à écouter les
ouvertures de paix que la reine de France , sa |
sœur , lui fit faire par l'entremise secrète de deux dominicains, qui étaient leurs confes-
seurs. En conséquence, des plénipotentiaires
furent nommés des deux côtés, et commencèrent leurs conférences à Chaussé, petit village
1 Brantome, tom. IV, p. 489.
près de Châlons. Mais Charles, soit qu’il voulit faire un dernier effort contre la France, soit qu'il ne cherchât qu'un prétexte d'abandonner son allié et de conclure une paix séparée, envoya un ambassadeur à Henri pour le sommer formellement d'avancer vers Paris, selon les clauses de leur traité, Tandis qu'il attendait la réponse du roi d'Angleterre et l'issue des conférences de Chaussé, il continua de marche: 5 avant, malgré le manque de provisions; enfin, soit habileté ou bonheur de sa part, soit qu'il y eût de la négligence ou quelque trahison chez les ennemis, il surprit d’abord Épernay, et ensuite Château-Thierry, où étaient des magasins considérables. Dès qu'on sut la prise de ces deux villes, dont la dernière n’est qu’à deux journé: : de Paris, la consternation se répandit dans cette capitale sans défense, où l'alarme s’accrut à proportion de son étendue. Les habitans, livrés au désespoir, fuyaient comme s'ils eussent vu déjà l'empereur à leurs portes. Plusieurs envoyi-ent leurs femmes et leurs enfans à Rouen par la Seine ; d’autres à Orléans et dans les villes sur la Loire. François lui-mème, plus affligé de cet événement que d'aucun autre malheur de son règne, également sensible au triomphe de scn rival prêt à venir l’insulter dans sa capitale, et au danger où tout son royaume allait être exposé, ne put s'empêcher, dans le premier mouvement de sa surprise et de son chagrin, de s’écrier : «O Dieu! que tu me fais payer cher cette couronne que je croyais avoir reçue de ta main comme un dont! » Mais se reprochant bientôt ce transport de douleur et de murmure, il ajouta avec un retour de piété : « Que ta volonté soit faite; » et reprenant sa première tranquillité, il donna des ordres pour s'opposer à l'ennemi. Le dauphin détacha vers Paris huit mille hommes qui ranimérerc le courage des habitans. !! jeta une forte gernison dans la ville de Meaux, et par une marche forcée gagna la
Ferté, qui se trouvait entre les impériaux et la À
capitale.
L'empereur, à qui la disette se faisait sentir de nouveau , voyant que le dauphin évitait toujours la bataille, et n'osant Fattaquer dans son camp avec des troupes harassées et beaucoup diminuées , {tourna promptement à droite, et se
! Brantome, tom. VI, p. 38{.
retira vers la réponse le siége d était près quitie envi traité, et 1 Il consentit surprise d’| pas difficile l'un la dési le plus gra petite ville Les princip.
on se restit puis la trèv en mariage la seconde c'était la la province pour passer ce mariage nièce , elle du duché à l'empereur ( mois le choi cesses, et qt conclusion € à compter d sitôt que le des Pays-B:
duc de Savo Piguerol et noncerait à de Naples et de l'Art donnerait 1 ei le comt nerait auc retraite; e conjointe cet objet le quis par l darmes et Sans pa faut de su de la diffid possibilité Charles a
1 Recuei Causis pac
il voulût
nce, soit
andonner
arée, en-
e sommer selon les tendait la des conféarche n bons; enfin, soit qu'il y hison chez ay, et en-
S magasins e ces deux
x journée:
t dans cette s'accrut à tans, livrés eussent vu usieurs enns à Rouen ans les villes us affligé de malheur de triomphe de sa capitale, 1e allait ètre s le premier son chagrin, is payer cher v recue de ta e reprochant demurmure, « Que ta voremière tranir s'opposer à rs Paris huit courage des n dans la ville rcée gagna la
npériaux et la |
: faisait sentir in évitait touquer dans son t beaucoup di- droite, et se
retira vers Soissons. Ce fut alors qu'ayant reçu la réponse de Henri, qui refusait d'abandonner le siége de Boulogne et de Montreuil, dont il était près de se rendre maître, Charles se crut quitie envers lui de ‘outes les conditions de leur traité, et libre de ne consulter que son intérêt, Il consentit donc à renouer la conférence que la surprise d'Épernay avait rompue. La paix n’était pas difficile à conclure eutre deux princes, dont l'un la désirait ardemment, et l’autre en avait le plus grand besoin. Elle fut signée à Crespy, petite ville près de Meaux, le 18 de septembre. Les principaux articles furent que des deux côtés on se restituerait toutes les conquêtes faites depuis la trève de Nice; que l'empereur donnerait en mariage au duc d'Orléans , sa fille aînée, ou la seconde fille de son frère Ferdinand ; que si c'était la sienne, il lui cèderait à titre de dot la province ues Pays-Bas en toute souveraineté pour passer aux enfans mâles qui naîtraient de ce mariage; que s'il préférait de donner 5a nièce , elle apporterait à son mari l'investiture du duché de Milan avec ses dépendances; que l'empereur déclarerait dans l’espace de quatre mois le choix qu'il aurait fait entre les deux princesses, et que les conditions respectives pour la conclusion du mariage auraient lieu dans un an, à compter du jour de ja date du traité; qu’aussitôt que le duc d'Orléans serait en possession des Pays-Bas ou de Milan , François rendrait au duc de Savoie tout ce qu'il lui avait pris, excepté Piguerol et Montmélian; que ce monarque renoncerait à toutes ses prétentions sur le royaume de Naples ou sur la souveraineté de la Flandre et de l’Artois, et que Charles en retour abandonnerait les siennes sur le duché de Bourgogne ei le comté de Charolais ; que François ne donnerait aucun secours au roi de Navarre dans sa retraite; enfin que les deux inonarques feraient conjointement la guerre aux Turcs, et que pour cet objet le roi fournirait, quand il en serait requis par l'empereur et l'empire , six mille gendarmes et dix mille hommes d'infanterie !.
Sans parler des fâcheuses extrémités où le défaut de subsistances réduisait l'armée impériale, de la difficulté d'assurer sa retraite, ou de l’impossibilité de faire hiverner ses troupesen France, Charles avait encore, pour désirer de conclure
1 Recueil des Traités, tom. VII, p. 227. Belius de causis pacis crepiac. in aclis erudit. Lips. 1763.
la paix, d'autres motifs qui, pour être plus indirects, n’en étaient pas moins puissans. Le pape était extrêmement irrité contre lui, tant des concessions faites aux protestans dans la dernière diète, que de la promesse qu'il avait donnée de procurer l'assemblée d’un concile et de permettre en Allemagne des disputes publiques sur les points de controverse. Ces deux prétendus attentats sur la juridiction et les droits du saint siége parurent à Paul autant de sacriléges. Il écrivit à Charles une réprimande plutôt qu’une lettre. Le style en était si hautain et si rempli d'amertume qu'on y voyait plutôt l'envie de chercher querelle à ce prince que le désir de le ramener. Ce ressentiment était encore aigri par la ligue de l'empereur avec Henri. L'alliance d'un hérétique, excommunié par le saint siége, était aux yeux du pape une profanation aussi odieuse que l'union de François avec Soliman. D'un autre côté son fils et son petit-fils déclamaient hautement contre Charles, parce qu'il avait refusé qu'on aliénât en leur faveur Parme et Plaisence, et leur haine contribuait à irriter de plus en plus celle de Paul. Ajoutez à tout cela le puissant appât des flatteries et des promesses que François ne cessait d'emriu, er auprès de ce pontife pour le gagner. Quoique dans l'intention de conserver son système de neutralité , le pape eût jusqu'alors étouffé son ressentiment , éludé les artifices de sa famille et résisté aux sollicitations du roi de France , on ne pouvait cependant compter sur la fermeté d’un homme qui avait à lutter contre ses passions, ses amis et son intérêt. Charles n’ignorait point que l'union du pape avec la France mettrait en danger ses états d'Italie; il prévoyait que les Vénitiens ne manqueraient pas de suivre l'exemple d’un pontife regardé par les Italiens comme un modèle de politique; et dans une situation où il supportait à peine le fardeau de la guerre, il sentait qu’une nouvelle ligue formée contre lui pouvait enfin l’aecabler !. Dans ce même temps, les Turcs, n'ayant point trouvé de résistance en Hongrie , en avaient emporté presque toutes les villes, et ils s'approchaient rapidement de l’Autriche 2, Mais ce qui exigeait la principale attention de l'empereur était le progrès extraordinaire de la doctrine des réformés en Allemagne, et
1 Fra-Paolo, p. 100. Pallavie, p. 163.
2 Istuanhaffi, Zist. hung,, p. 177.
la dangereuse confédération formée par les princes de cette communion. Près de la moitié des Allemands avaient secoué le joug de l'église catholique , et la fidélité du reste était fort ébranlée. La noblesse autrichienne avait demandé à Ferdinand le libre exercice du protestantisme 1. Les Bohémiens, qui conservaient toujours quelque semence de la doctrine de Jean Hus, favorisaient ouvertement les nouvelles opinions. L’archevèque de Cologne, animé d’un zèle rare parmi les ecclésiastiques, avaient déjà commencé la réforme de son diocèse. 11 n’était donc pas possible, à moins qu'on ne réprimt à propos cet esprit d'innovation , de prévoir où il pourrait s'arrêter. Charles avait été lui-même témoin, dans la dernière diète, du ton décisif et tranchant que les protestans y avaient pris. Il avait vu que, pleins de confiance dans leur nombre et leur union, ils dédaignaient d'employer le style soumis de leurs premières requêtes, et qu'ils poussaient la hardiesse jusqu'à mépriser ouvertement le pape, sans montrer beaucoup plus de respect pour la dignité impériale. S'il voulait donc maintenir l'ancienne religion ou sa propre autorité, et ne pas se contenter du vain titre de chef de l’empire , il lui fallait faire un vigoureux effort, mais qui devenait impossible pendant qu'il aurait à soutenir une guerre au dehors contre un ennemi puissant.
Tels étaient les motifs de Charles pour faire la paix. Il avait eu l'adresse de diriger le plan du traité de Crespy conformément à ses vues.
Les conditions faites avec François privaient le pape de tous les avantages qu'il se promettait en préférant l'amitié de ce monarque à celle de l'empereur; par l’article qui regardait la guerre avec les Tures, Charles tournait contre Soliman ‘les armes d’un allié qu'il lui enlevait; enfin, par une clause particulière qu’on n’inséra pas dans le traité, de peur d’exciter mal à propos des alarmes, l'empereur convint avec François qu'ils emploieraient tous deux leur crédit et leur po: voir à procurer un concile général pour affermir leur autorité et détruire l'hérésie protestante dans leurs états. Ce dernier article ôtait aux confédérés de Smalkalde tonte espérance de secours de la part du roi de France ?. Mais de peur que leurs sollicitations ou la jalousie contre
? Sleid., p. 28.
Seck., UD, 417, p. 496
un ancien rival ne fissent oublier à François ses engagemens, Charles le laissa engagé dans une guerre avec les Anglais, qui le mettait hors d'état de prendre aucune part aux affaires d'Al-
| lemagne.
Henri, de tout temps prévenu d’une haute idée de son importance et de son pouvoir, sentit vivement le peu d'égards que lui témoignait l'empereur en faisant la paix sans sa participation. Cependant il trouvait dans la situation actuelle de ses affaires quelque adoucissement à son dépit. A la vérité, les troupes flamandes ayant reçu l’ordre de se retirer, il avait été obligé de rappeler le duc de Norfolk du siége de Montreuil ; mais, d'un autre côté, Boulogne s'était rendue avant que la négociation de Crespy fût terminée. Henri, plein de l’orgueil que lui inspirait sa conquéte, était encore dans la chaleur de son ressentiment contre l’empereur, lorsque les ambassadeurs de Francois arrivèrent avec des ouvertures de paix; de sorte qu'ils le trouvèrent peu disposé à accorder des conditions justes et modérées. Ses prétentions extravagantes, qu'il déclara d'un ton de conquérant, étaient que le le roi de France renonçât à son alliance avec l'Écosse, et lui payât non-seulement les arrérages de ses dettes anciennes, mais encore le remboursement de tous les frais de la guerre. François, quoiqu'il voulût assez sincèrement la paix pour y faire de grands sacrifices, n’ayant plus cependant l'empereur à combattre, rejeta avec dédain ces propositions ignominieuses.
Henri partit pour l'Angleterre, et les hostilités continuèrent entre les deux nations !.
Le traité de Crespy, si avantageux aux Fran cais qu’il délivrait d’un ennemi déjà au cœur du royaume, fut pourtant censuré hautement par le dauphin, qui le regardait comme une preuve manifeste de la prédilection du roi pour son jeune frère le duc d'Orléans. Il se plaignit que son père sacrifiait l'honneur de l’état et d'anciens droits de la couronne à l'empressement d'établir un fils qui avait toute sa faveur. Mais comme il n'osait risquer d’offenser le roi par le refus de ratifier ce traité, et que cependant il voulait pouvoir réclamer un jour toute aliénation faite à son désavantage, il protesta secrètement en présence de quelques-uns de ses partisans
| Mém. de Ribier, tom. 1, p. €72 WMerhert 2m. 241
contre ce qu'il serait parlement bablement prince !, M.
plus grand ses sujets d perspective son second tant d’avan ilégitimes, funestes à s de possessie Charles , au l'intention au duc d'( le Milanais :
de la paix :
de la gout aucune ent:
vigueur de « nême, ou d Lorsqu'il ét douloureuse à Bruxelles paix. Charles peine, dit q violât ce trai peine tenir manier la Ja L'indispo sieurs mois parence la c du vaste plax Allemagne 1 core d'autres tance des m entreprise , | battre , et la mettaient de ment, de pr pas jeter bn cachait ses voyait les dans leurs lude eontin à prendre | loignaient 1:
! Recueil « Hi , ton
ançois ses É dans une Bttait hors aires d'Al-
’une haute uvoir, sentémoignait à participatuation acement à son Andes ayant é obligé de Montreuil ; était rendue y fût termilui inspirait hleur de son que les amvec des outrouvèrent ns justes et gantes, qu'il taient que le alliance avec nt les arréais encore le le la guerre.
ncèrement la ices, n'ayant battre , r'ejeta nominieuses.
les hostilités si.
ux aux Fran:
léjà au cœur ré hautement | comme une n du roi pour se plaignit r de l’état et mpressement : faveur. Mais r le roi par le cependant il jute aliénation a secrètement ses partisans
erhert fn. 211
qu'il serait forcé de faire pour le confirmer. Le parlement de Toulouse suivit son exemple, probablement à l’instigation des créatures de ce prince !, Mais François ratifia cette paix avec la plus grande joie. Aussi content d’avoir délivré ses sujets des malheurs d’une invasion que de la perspective d'acquérir une souveraineté pour son second fils , il ne crut pas acheter trop cher tant d'avantages en renonçant à des acquisitions légitimes, à des titres jusqu'alors ruineux et funestes à sa nation , et à des droits qui, faute de possession, n'étaient plus d'aucune valeur. Charles , au temps prescrit par le traité, déclara l'intention où il était de .donner en mariage au duc d'Orléans la fille de Ferdinand avec le Milanais ?. Tout semblait promettre la durée de la paix : l'empereur , cruellement tourmenté de la goutte, paraissait hors d'état de faire aucune entreprise qui demandàt une grande vigueur de corÿ< et d'esprit. 11 le sentait luinêème, ou du moins il souhaitait qu’on le crût. Lorsqu'il était le plus accablé de cette maladie douloureuse, un ambassadeur de France arriva
à Bruxelles pour assister à la ratification de la |
paix. Charles, signant son nom avec beaucoup de peine, dit qu'on ne devait pas craindre qu'il violât ce traité, et qu'une main qui pouvait à peine tenir une plume n'était guère propre à manier la lance.
L'indisposition de l'empereur le retint plusieurs mois à Bruxelles. Ce fut du moins en apparence la cause qui lui fit différer l'exécution du vaste plan qu'il avait formé pour humilier en
| Allemagne le parti protestant ; mais il avait encore d'autres raisons de ce délai. Malgré l’importance des motifs qui l'avaient déterminé à cette entreprise , la ligue formidable qu’il avait àcombattre , et la situation de ses propres affaires le mettaient dans la nécessité de délibérer mûrement, de procéder avec circonspection, et de ne pas jeter brusquement le masque sous lequel il cachait ses sentimens réels et ses projets. Il voyait les protestans, malgré leur confiance dans leurs propres forces, montrer une inquiétude eontinuelle se ses desseins. Aussi prompts à prendre l'alawme que prèts à se défendre, ils ioignaient la ialousie d’une faction faible à l'au-
! Recueil des Traités , tom. HW, p. 235, 238. bit, tom. I, p. 228.
contre ce traité, déclarant nul d'avance tout ce | dace d’un parti puissant, D'un autre côté l'em-
pereur, toujours embarrassé dans sa guerre contre les Turcs, et voulant s’en délivrer, avait pris le parti d'envoyer à la Porte un ambassadeur chargé de propositions de paix très soumises; mais les résolutions de cette cour impérieuse étaient incertaines ; et avant de les bien connaître, c'eût été de l& part de Charles une haute imprudence que d'allumer le feu d’une guerre civile dans ses propres états.
Dans ces circonstances , le pape publia , aussitôt après la paix de Crespy, une bulle pour convoquer l'assemblée d'un concile général A Trente, au commencement du printemps , exhortant tous les princes chrétiens à profiter de l'heureuse tranquillité de l'Europe pour extirper les hérésies qui menaçaient de renverser tout ce que le christianisme avait de plus sacré. L'empereur parut d’abord mécontent de cette précipitation : cependant, après avoir affecté de blâmer le pape, afin de mieux en imposer, il approuva £e concile qui pouvait devenir utile à ses desseins , et nonseulement nomma des ambassadeurs pour y assisier en son nom, mais encore ordonna aux ecclésiastiques de ses états de s’y rendre au temps prescrit !.
Telles étaient les vues de l'empereur, lorsqu'après plusieurs prorogations la diete impériale s'ouvrità Worms. Les protestans qui jouissaient de la liberté de conscience, mais d'une manière précaire et sans autre garant que le recez de la diète, qui même ne pouvait avoir de force que jusqu’à la tenue d’un concile, souhaitaient ardemment d'établir cet important privilége sur un fondement solide et qui leur en assurât la perpétuité. Mais loin de leur offrir de nouveiies sûretés, les deux points prir. ‘paux que Ferdinand proposa à la considération de la diète, furent la continuation de la guerre avec les Turcs et l'état de la religion. Il dit que le premier était d'autant plus urgent , que Soliman, après avoir conquis la plus grande partie de la Hongrie, était près de tomber sur les provinces d’Autriche : que l'empereur qui, dès le commencement de son règne, au risque même de sa propre vie, s'était occupé à repousser les attaques de ce formidable sultan , était toujours animé du même zèle et venait d'arrêter volontairement le cours de ses succès en France, afin d'employer, de
1 Fra-Paolo, p. 104.
RTE re
al
concert avec son ancien rival, toutes ses forces contre l'ennemi comme de la foi; qu'il était également et du devoir et de l'intérêt de tous les membres de l'empire de seconder les religieux efforts de leur chef , en lui fournissant des secours dans ce besoin pressant ; qu'à l'égard des controverses en matitre de religion, elles étaient si embrouillées et d'une discussion si pénible, qu'on ne pouvait espérer d'en voir de sitôt l'issue ; que les sollicitations réitérées et la persévérance de l'empereur avaient enfin obtenu du pape la tenue d'un concile qu'on désirait et demandait depuis si long-temps, et que le moment fixé pour cette assemblée étant arrivé, les deux partis devaient attendre ses décrets avec l'intention de s'y soumettre comme aux décisions de l'église universelle,
Les catholiques de la diète reçurent cette déclaration de Ferdinand ayec de grands applaudissemens , et répondirent qu'ils consentiraient à toutes ses demandes. Mais les protestans témoignèrent beaucoup de surprise à des propositions si ouvertement contraires au recez de la précédente diète. Ils soutinrent que par l'importance de leur objet, les discussions de doctrine devaient être mises les premières en délibération; que malgré les alarmes que causaient à toute l'Allemagne les progrès des Tures, l'assurance du libre exercice de leur religion les touchait encore de plus près, et qu'ils ne pouvaient s'en gager dans une guerre étrangère, tandis que leur tranquillité domestique serait menacée ; que cependant ,si l'on voulait faire cesser leurs craintes à cet égard, ils ne montreraient pas moins de zèle que leurs compatriotes à repousser l'ennemi commun de la chrétienté ; mais que, si le dar: r qu'on avait à craindre de la part des Turcs était si grand qu'il ne permit point de s'occuper d'autres objets en ce moment , ils demandaient au moins qu'on assemblât incessamment une diète pour décider en dernier ressort les disputes de religion, et qu'en même temps le décret de la première diète sur cet anicle essentiel fût clairement expliqué. Par le recez de Spire on était convenu qu'ils jouiraient paisiblement de l'exercice public de leur religion jusqu'à la convocation légale d’un concile ; mais le pape venant d'en indiquer un auquel Ferdinand exigeait qu'on se soumit , ils commencèrent à soupçonner leurs adversaires de chercher à tirer avantage
(154 de quelques termes équivoques du suceès Pen rot que le Re p la liberté de Fu cience devait expirer à l'ouverture du concile Pour prévenir une pareille interprétation, il, renouvelèrent leurs protestations contre une assemblée convoquée hors des limites del'empire, par la seule autorité du pape,et à lu quelle il se réservait le droit de présider ; jls déclarèrent que, malgré la convocation illégale de ce concile, ils regardaient le recez de la dernière diète comme étant encore dans toute sa force,
Jusqu'à ce moment, tandis que l'empereur avait cru de son intérèt d'adoucir et de gagner les protestans , il avait su trouver des expédiens pour les satisfaire sur des prétentions déraisonnables en apparence ; mais ses vues ayant entièrement changé, il avait obligé Ferdinand à s'en tenir à ses premitres propositions, et à ne rien accorder qui pût donner la moindre atteinte à la légitimité ou à l'autorité du concile. Les ré-
formés de leur côté ne furent pas moins inflexi- # bies ; et de part et d'autre on employa beau-
coup de temps el a'effort: à se bien convaincre 4 que la conciliation £tait impossitle. La pré- 4
sence même c'e l'empereur, qui après sa guérison sc rendit à Worms, ne contribua pas à rendre les protestans plus dociles : persuadé qu'ils soutenaient la cause de Dieu et de la vérité, également supérieurs à l'appt de l'intérêt et aux impressions de la crainte, soit que l'em-
pereur redoublât ses sollicitations, soit qu’il lais- &
sât entrevoir ses desseins menaçans, il ne fit qu'accroître leur hardiesse. Ils déclarèrent enfin ouvertement qu'ils ne dédaigneraient pas faire leur apologie dans un conciie convoqué, nn pour examiner leur doctrine, mais pour la condamner; qu'ils regardaient comme nulle une assemblée dirigée par l'autorité d'un pontifr. qui s'était Ôté le droit de les juger en qualifiant d'avance d'hérésie leurs opinions, et en abusant d'un pouvoir usurpé pour les accabler du poid
de ses censures !.
Pendant que les protestans, toujours pl fermes dans leur union, refusaient toute con: munication avec le concile, et des secours à l'en pereur contre les Turcs, Maurice de Saxe montra seul prêt à satisfaire les désirs de t
1 Sleid , p.343, etc. Seck., div. nr, p. 843, etc. Thun, Hist., Gb. 1, p. 56.
| prince, Malg:
la réformatio ses vues , il ci dans les prév.
si faveur ; et l'exécution d sans CEsse 801 esemple n'eut dur les autre qu'il ne pouva pour la guerre craintes et leu gion. Mais ses nises prépar:
i l'obéissanee lleut l'adresse dessein de leu qua pour le co:
une diète à R, points contesté certain nombre qui devaient s° Mais quelqu imposer aux p modération , il mulation assez dngereux des:
archevèque et ommandable simplicité de n avant que tou ks grands bén ‘eou un prosél leurs. [a sait cd lassistance de !
l'ancien culte « duire celui des athédrale, pr ‘ation , et sent de la nouvelle dignités et à le entreprises inc toute la chalcu leur zèle pour 1 htne voyant d qu'une nouvell hréformation tion ni dans s
!Seck., liv. in, *Sleid., p. 351.
(1545) | prince, Malgré son attachement inviolable pour
L SUCERS , et rté de consdu concile.
vétation, ils contre une
ites de l'emape et à luprésider : ils Mion illégale recez de la
dans toute sa
ha réformation , affectant une modération utile à ss vues , il confirma de plus en plus l'empereur daus les préventions qu'il lui avait inspirées en si faveur ; et par-là, il se fraya le chemin à l'exécution des grands desseins que méditait sans cesse son âme active et ambitieuse !. Son esemple n'eut pourtant que très peu d'influence sw les autres protestans , et Charles comprit qu'il ne pouvait espérer ni d'en tirer des secours pour la guerre contre les Turcs, ni decalmer leurs «aintes et leur défiance sur l'article de leur relision, Mais ses projets n'étant pas encore mûrs, nises préparatifs assez avancés pour les forcer \ l'obéissanee ou pour châtier leur obstination, leut l'adresse de cacher ses intentions dans le dessein de leur donner de la confiance: il indiqua pour le commencement de l’année suivante, une diète à Ratisbonne où se décideraient les points contestés au moyen des conférences d'un certain nombre d'ecclésiastiques de chaque parti qui devaient s'y rendre ?.
Mais quelque envie qu’eùt l'empereur d'en imposer aux protestans par ces apparences de modération, il n'était pas capable d'une dissimulation assez constante pour leur dérober ses dangereux desseins. Fermant, comte de Wied, achevèque et électeur de Cologne, prélat reommandable par ses vertus et par une antique simplicité de mœurs, mais d'ailleurs aussi peu vant que tous les nobles qui possédaient alors ks grands bénéfices de l'Allemagne, était de- “eau un prosélyte de la doctrine des réformateurs. Il a sait commencé, dès l'année 1543, avec l'assistance de Mélanchton et de Bucer , à abolir l'ancien culte dans son diocèse, pour Y introduire celui des protestans. Les chanoines de sa athédrale, prévenus contre cet esprit d’innoation, et sentant combien légalité évangélique de la nouvelle secte serait préjudiciable à leurs dignités et à leurs richesses, s’opposèrent aux entreprises inouïes ae leur archevèque, avec toute la chaleur que l'intérêt pouvait ajouter à leur zèle pour les anciennes institutions. Ce préhtne voyant dans les obstacles qu'il rencontrait, qu'une nouvelle preuve de la nécessité d'établir hréformation, ne se relàcha ni dans sa résolu tion ni dans sa fermeté. Enfin les chanoine:
e l'empereur et de gagner des expédiens ions déraisons ayant entitrdinand à s'en M s, et à ne rien % dre atteinte à pncile, Les ré- !
moins inflexi- # mploya beau { jen convaincre à sitle. La priaprès Sa guéontribua pas à les : persuadés ieu et de la vipàt de l'intérèt , soit que l'em- $, soit qu'il laisaçans, il ne fi éclarèrent enfiti raient pas faire convoqué, n0n ais pour la cor mme nulle unt é d'un pontife.
per en qualifiant 1, et en abusal ccabler du poil
s, toujours plis aient toute Co les secours à l'en:
arice de Saxe # les désirs de tt
, p. 543, etc. Thuin,
lSeck., liv. an, p. 571.
?Sleid., p. 351.
ayant éprouvé l'inutilité de leur résistance, protestèrent solennellement contre les entreprises de leur archevèque, et en appelèrent au pape et à l'empereur, l’un son juge ecclésiastique, et l'autre son seigneur temporel. Cet appel fut porté devant l'empereur pendant qu'il était à Worms; il prit aussitôt les chanoines de Cologne sous sa protection, leur enjoignant de procéder en toute rigueur contre ceux qui oseraient secouer le joug de l'église romaine, défendit à l’archevèque de faire aucune innovation dans son diocèse, et le somma de comparaître à Bruxelles dans l'espace de trente jours pour y répondre aux accusations intentées contre lui!,
Charles ne se contenta pas de manifester aux protestans ses sentimens de haine par ce coup d'autorité; il persécuta sans relâche, dans ses états héréditaires des Pays-Bas, tout ce qui était suspect de luthéranisme. Dès son arrivée à Worms, il imposa silence aux prédicateurs protestans de cette ville. Il souffrit même que dans la chaire de sa propre chapelle un moine italien déclamât contre les luthériens, et le désignât comme élu de Dieu pour exterminer leur dangcreuse hérésie. En même temps il dépècha à Constantinople l'ambassade dont on a déjà par!é avec des ouvertures de paix , afin de se délivrer de toute appréhension du côté des Turcs, Ni ces démarches ni leurs dangereuses conséquences ne purent échapper à l’inquiète curiosité des
| protestans; leurs alarmes se réveillèrent, et leur | vigilance s’accrut à prop'#tien du péril.
Cependant la fortune de Charles, qui dominait en toute occasion celle de son rival, le tira d'un mauvais pas dont toute sa sagacité et son adresse n'auraient pu le dégager. Le duc d'Or-
; Iéans, dans le temps même où il devait épouser
la fille de Ferdinand et prendre possession du Milanais, meurt d'une fièvre maligne, Cet événement délivra l'empereur de l'obligation d'abandonner ‘ne province si importante à son ennemi , Où de la honte de manquer à un engagement récent et solennel dont la violation aurait bientôt occasioné une rupture avec la France. I affecta pourtant de témoigner beaucoup de
, chagrin de la mort prématurée d'un jeune
prince qui devait lui être allié de si près: mais il évita scigmeusement d'entrer dans de nou-
1 Sleid., p. 310, 310, 351. Seckend, liv. ut, p. 443, 653.
velles discussions sur le Milanais, et ne voulut jamais qu'on changeît rien au traité de Crespy, malgré les instances de François, qui demandait quelques dédommagemens des avantages qu'il avait perdus par la mort de son fils. Dans les temps glorieux et florissans du règne de ce monarque, une déclaration de guerre aurait sans doute bientôt suivi cet injuste refus; mais l'affaiblissement de sa santé, l'épuisement de son royaume, et la nécessité de repousser les forces de l'Angleterre l'obligèrent de dissimuler sun ressentiment et de remettre ses projets de vengeance à un moment plus favorable. Cependant, comme le duc de Savoie ne devait recouvrer ses états que par les conditions du mariage stipulé dans le traité de Crespy, les droits ou les prétentions de la France anéantirent les espérances de ce malheureux prince, et restèrent à cette couronne pour servir de prétextes à de nouvelles guerres !.
En effet les confédérés de Smalkalde se flattèrent que les altercations qui allaient suivre la mort du duc d'Orléans produiraient une rupture entre les deux monarques, et leur laisseraient le temps de respirer; mais ils se tromptrent dans cette conjecture comme dans celle qu'ils formèrent sur un événement qui semblait être le prélude d'in: querelle entre l'empereur et le pape. La s2ston de Paul pour lagrandissement de 54 timille croissait avec l'âge, d'autant plus qu'ii savait la dignité et la puissance attachées à la tiure décliner de jour en jour. Comme il savait que l'empereur ne se prêterait pas aux vucs de son ambition, il hasarda, au risque d’offenser ce monarque, de donner à son fils Pierre - Louis l'investiture de Parme et de Plaisance. Cette élévation singulière d’un homme dont la naissance illégitime était une tache pour le pape, et dont la vie licencieuse excitait l'indignation de tous les honnêtes gens, causa un scandale universel, surtout dans un moment où la plus grande partie de l'Europe déclamait ouvertement contre les mœurs corrompues et le pouvoir esorbitant du clergé, désordres si crians qu'un des principaux objets de l’assemblée du concile était de les réformer. Quelques cardinaux attachés à l'empereur firent des remontrances à Paul sur cette aliénation indécente
1 Belcarius, Comment., p. 769. Paruta, Aist. venet., vol. IV, p. 177.
du patrimoine de l'église, L'ambassadeur «7.
pagne ne voulut pas être présent à la suiennite de cette installation; et Charles refusa rite. ment de confirmer l'acte de l'investiture, sous prétexte que Parme et Plaisance faisaient partie du Milanais. Mais ‘’mpereur et le pape, tous deux attentifs aux «/laires d'Allemagne, sacri fiant leurs passions particulières à la cause pu blique, étouffèrent leur jalousie et leur ressentiment pour s'occuper d'intérêts qu'ils jugeaien: d'une plus grande importance !.
Vers le même temps, la paix de l'Allemagne fut interrompue par une invasion de Heori, du de Brunswick, Ce prince, privé de ses états que l'empereur tenait en séquestre jusqu’à ce qu'on eût accommodé ses différends avec les confédérés de Smalkalde, avait cependant un si grand crédit en Allemagne qu'il s'engagea d'y lever un corps consbdérable de troupes pour le service du roi de France contre l'Angleterre. François fournit l'argent d'avance; les troupes furent levées : mais au lieu de les conduire en France, le duc de Brunswick entra tout à coup à la tête de ce corps dans ses propres états, espérant de les recouvrer avant qu'on pôt lui opposer une àrmée. Cette attaque inattendue surprit les confé. dérés , et François fut encore plusétonné d'un artifice si bas et si indigne d'un prince. Mais le landgrave e Hesse assembla avec une promptitude incroyable tout ce qu'il put de soldats pour arréter les progrès des troupes indisciplinées de Henri. Bientôt, avec le secours de son gendre Maurice et quelques renforts de l'électeur de Saxe, il remporta plusieurs avantages sur l'ennemi. Le due, prompt et hardi à former des projets, mais faible et irrésolu dans l'exécution, fut obligé de se rendre lui-mème à discrétion avec son fils aîné. I resta confiné dansune étroite prison jusqu’à ce qu'un changement dans lasituation des affaires lui rendit la liberté ?.
Le succès du landgrave accrut la réputation des armes de protestans, et la réformation du P4 latinat donna une nouvelle force à leur parti Frédéric, qui avait succédé à son frère Louis dans cet électorat, après avoir été soupconni
depuis long-temps d’un penchant secret pour k
doctrine des réformés ne balança plus à le montrer ouvertement dès qu'il fut souverain. Ceper-
1 Paruta, Zist. venel , vol. IV, p. 178. Pallavic, p. 1 2 Sleid., p 352, Seck., liv. nt, p. 267.
dant, comr diétes, de nerait enfi n'osa d'aho:
dans ses ét:
cut qu'il él son autorit e rendre à commerce à versellemen chaleur et 1 la réforma changemen d'ordre et c et le nouve:
aucun trou dogmes de:
Maurice , et de Simalkalc Quelques dans le Pal Trente avec catholiques dans cette a des trouble comme le mc mais beauct trop tard, e lens progré trop invétér bulle de con du concile :
différentes se passa pr Charles, p du concile sive et por quelque rés efforts pou paratifs l'e décisions p le pape, qu Trente pou d'exposer 2 suspecter s le danger prompts e meuraient
? Sleid., pl
1546] sadeur dE x.
la suenrite efusa riitestiture, sous isaient partie e pape, tous agne, sacrià la cause put leur ressen- V'ils jugeaient
e l'Allemagne de Henri, duc e ses états que squ'à ce qu'on les confédérés à si grand créa d'y lever un our le service erre, François ipes furent leen France, le up à la tète de espérant de les pposer une artrprit les conftusétonné d'un prince. Mais le ec une promplide soldats pour ndisciplinées de de son gendre le l'électeur de ntages sur l'endi à former des lans l'exécution.
une à discrétion dansune étroite ement dans last a liberté ?.
la réputation des
mation du Pa
rce à leur part son frère Loui ir été Soupconn
int secret pour h À
ça plus à le monsouverain, Cepet-