‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 3)Chapitre 85 sur 132 · LIN · texte numérisé non relu

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France n'était pas fondée sur des soupçons ima-

ginaires et frivoles. Paul lui avait déjà donné | des preuves non équivoques de sa jalousie et de |

sa haine; et Charles ne pouvait pas espérer que ses succès contre les protestans confédérés ne

feraient pas renaître dans l'âme de François | l'ancienne inimitié qui les avait divisés si long- |

temps. L'événement justifia cette conjecture. François avait vu avec douleur les progrès rapides des armes de l'empereur ; les circonstances dont on a parlé, l'avaient empèché jusqu'alors de s'y opposer, mais il sentit enfin que s'il ne faisait pas quelque effort extraordinaire, son rival allait acquérir ün degré de puissance qui le mettrait en état de donner la loi au reste de l'Europe. D'après cette idée, qui n'avait pas sà source dans la seule jalousie de la rivalité, mais qui était celle des plus habiles politiques du sièce, il chercha différens expédiens pour suspendre le cours dés victoires de l'empereur , et pour former par degrés une ligue capable de l'arrêter dans sa carrière.

Dans cette vue, François chargea ses émissaires en Allemagne d'employer tons leurs soins àranimer Île courage des confédérés, et à les empêcher de se soumettre à l'empereur. Il offrit tous ses secours ; il lia une correspondance suivie ar: l'électeur et le landgrave, les deux princes les plus zélés et les plus puissans de tout le corps ; il leur fit valoir toutes les raisons et tous les avantagesqui pouvaient ou les confirmer dans la crainte qu'ils avaient des projets de l'empereur, ou les déterminer à ne pas imiter la crédulité de leurs associés, en livrant à sa discrétion leur religion et leur liberté.

Tañuis qu'il employait ce moyen pour faire durer la guerre civile qui divisait l'Allemagne, il s'occupait d'un autre côté à susciter contre l'empereur des “remis ‘irangers, I sollicita Soliman de sus: estte ‘cxasion favorable d’en-

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