‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme] (volume 3)Chapitre 98 sur 132 · DE CHARLES-QUINT · texte numérisé non relu

DE CHARLES-QUINT

ste de l’Europe.

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HISTORIQUES

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La lecture du mémoire que le major Rennel à publié pour l'explication de la carte de l’Indostan a donné naissance à l'ouvrage qu’on va lire, Ce mémoire est un des plus précieux traités de géographie qu'on ait composés dans aucun pays et dans aucun siècle. Il m'a suggéré l’idée d'examiner plus complétement que je ne l'avais fait dans mon Histoire de l'Amérique la connaissance que les anciens avaient de l’Inde, et de démêler ce qu'il y a de certain, d’obscur et de fabuleux dans les détails sur ce pays qui nous ont été transmis jusqu'ici. En entreprenant ce travail je n'ai eu d’abord d'autre objet que mon amusement et mon instruction ; \ mais, en continuant mes recherches et en compa-

rant avec soin les différens auteurs de l'antiquité, j'ai découvert aus: :: faits dont les uns n’avaient pas été observés : : :: : ‘tres n’avaient pas encore été examinés ave: assez d'attention. De nouvelles vues se sont ouvertes: mes idées se sont éteudues par degrés et sont devenues plus intéressantes, jusqu’à ce qu’enfin j'ai pensé que le résultat de mes ‘recherches pourrait devenir agréable et instructif, en faisant connaître les différentes manières dont s'étaient établies les communications avec l’Inde dans les temps les plus anciens, et combien cette grande branche de commerce avait contribué dans tous les siècles à augmenter la richesse et la puissance des nations qui en avaient joui.

C'est au public à juger du degré de mérite que peuvent avoir ces recherches. La reconnaissance que j'ai conservée pour la bienveillance avec laquelle il a accueilli mes autres ouvrages ne fait qu'augmenter la sollicitude avec laquelle j’attendrai son jugement sur celui que je lui offre aujourd’hui.

Lorsque j'ai pour la première fois dirigé mes pensées vers ce sujet , j'ai tellement senti le désavantage qu'on éprouve en entreprenant de décrire

des pays dont on n’a aucune connaissance locale,

que j'ai pris toutes les peines possibles pour me garantir des erreurs où je pouvais tomber. J'ai consulté avec autant de soin que de persévérance tous les ouvrages que j'ai pu me procurer des auteurs qui ont écrit sur l’Inde. Je n'ai jamais adanté d’opinion positive qui ne fût appuyés de quelque autorité respectable; et, comme j'ai le bonheur de compter au nombre de mes amis quelques personnes qui ont visité différentes parties de l’Inde, et qui ; ont même exercé des emplois importans, tant civils que railitaires, j'ai souvent eu recours à-leurs lumières, et j'ai appris dans leur conversation d£s choses que je n’aurais pu trouver dans les livres. S'il m'était permis de les nommer, le public conviendrait que ces personnes méritent bien par leur discernement et leur talent toute la confiance que j'ai mise dans leur autorité.

Dans le cours de mon travail j'ai senti mon insuffisance sur un autre point. Pour donner une idée exacte de l’imperfection où étaient chez les anciens la théorie et la pratique de la navigation, et pour expliquer avec une précision philosophique la manière dont ils fixaient la position des lieux et dont ils en calculaient la longitude et la latitude, j'aurais eu besoin d’une plus grande portion de connaissances’mathématiques que mes autres études ne m'ont permis d’en acquérir; mais ce qui me manquait à cet égard a été suppléé par l’amitié et les soins de mon ingénieux et respectable collègue M. Playfair, professeur de mathématiques. Ilm’a mis en état d’éclaircir tous les points que j'ai eus à traiter d’une manière qui, je l'espère, ne laissera rien à désirer à mes lecteurs. C’est à lui que je dois aussi la construction de deux cartes nécessaires pour l’éclaircissement de mes Recherches , et que sans son secours je n'aurais pas entreprises.

Je me suis conformé dans cet ouvrage À une mtthode que j'ai suivie dans mes propres composi-

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tions, et à laquelle le public s’est accoutumé. J'ai | ve que je soumets au jugement du public, et d'aséparé entièrement la narration historique des dis- | voir cité avec une scrupuleuse exactitude les au-

cussions scientifiques et critiques, en réservant | teurs dont j'ai tiré les détails que j'expose. celles-ci pour les notes et éclaircissemens. Je crois pouvoir sans présomption réclamer du moins le mérite d’avoir examiné avec une grande attention Au collége d'Édimbourg , le 10 mai 1791.

W. RoBerrsox,

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RECHERCHES HISTORIQUES

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