‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme]Chapitre 30 sur 155 · Ÿ , 7 | A4 AN · texte numérisé non relu

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àpoursuivre les meurtriers du comte de Murray. | Le chancelier avait contre lui à la cour un parti puissant, et il était en même temps devenu odieux an pouple, qui fui imputait toutes Îles fausses démarches du roi. Bothwell, toujours caché dans le royaume, et secrètement sontenu par tous les ennemis de Maitland , était prèt à chaque instant à renouveler ses entreprises a1dacieuses. Le roi, par ces considérations, se trouva trs disposé à accorder au clergé ce qu'il demandait. Il consentit à une loi qui révoquait ou interprétait lesstatuts de 1684. porta même la complaisance au point de permettre ta parlement-d'établir en lamarière la plas ample et la plus anthentique le gouvernement presbytérien , sesassemblées générales,sessynodes provinciaux, ses presbytériats, ses séances ecclésiastiques, avec toutes les branches différentes de sa discipline et de sa juridiction, Le clergé avec tout son zèle et son autorité , sous l'administration même du régent ,sur la protection duquel il pouvait compter, et qui lui était entièrement dévoué, n'avait jamais puobtenir que la forme du gouvernement ecclésiastique fût confirmécauthentiquement par une loi. Jamais prince ne fut moins disposé que Jacques à donner son approbation à um système dont le génie était tout républicain , inspirait la passion de la liberté , et était par:là si opposé aux idées que Jacques s'était formées de la prérogative royale. Le roi avait d'ailleurs convça depuis long-temps l'aversion la plus forte pour les mœurs austères st le earactère peu comphaisant du clergé presbytérien, qui, plus recommandable alors par la ferveur de son zèle que par sa conduite politique, osait souvent le contredire, et censurait ses démarches avec une liberté également offensante pour l'ameur-propre d'un prince qui se piquait d'être théologien et de dogmatiser, et pour l'orgueil d'un roi. Cependant Jacques fut souvent forcé par les circonstances à cacher ses véritables sentimens , ou bien à les dissimuler. Comme il avait souvent indisposé ses sujets eu traitant la faction papiste avec plus d'induigence qu'ils ne l’auraient désiré , il voulut les apaiser en accordant au clergé presbytérien des grâces bien plus étendues qu'il ne l'aurait souhaité, et qu'il ne l'aurait même fait dans d'autres conjonctures 2,

! Cald., vol. IV, 248, -- * Spotswr., 388.

Bothwell et ses associés furent accusés et décrétés dans ce même parlement. Cependant Bothwell forma bientôt un nouveau complot, et entreprit de se saisir de la personne du roi à Falkland. Jacques , trahi par quelques -uns de ses courtisans, défendu faiblement par les autres, qui voulaient du bien à Bothwell parce qu'il était ennemi déclaré du chancelier, n’échappa de ce danger que par la vigilance et la fidélité du chevalier Robert Melvil, et par l'irrésolution des associés de Bothwell !.

Mais la nation fut bientôt alarmée par la découverte d’une conspiration nouvelle et bien plus formidable. George Ker, frère du lord Newbottle, fut arrêté étant sur le point de passer en Espagne. On trouva chez lui des papiers suspects, et entre autres plusieurs blancs-seings des’ comtes d’Angus, de Huntly et d’Errol, qui avaient usé de cette précaution extraordinaire, dans l'espérance qu'ils éviteraient par-là d’être découverts. Mais Ker manqua de résolution lorsqu'il vit les apprèts de la torture, et il avoua qu'il était Chargé par ces seigneurs de la conduite d’une négociation avec le roi d'Espagné ; que leurs blancs-seings devaient être remplis par Crichton et Tyrie, chargés d'offrir à ce monai que les services et la fidélité des trois comtes, et de le solliciter d'envoyer un corps de ses troupes, ou dans le Galloway , ou à l'embouchure de la Clyde, et de lui dire qu'avec ce secours, ils entreprendraient premièrement d'établir la réligion catholique romaine en Écosse, en-

suite d’envahir l'Angleterre avec toutes les forces du royaume réunies. Les cheveliers David Gra: ham de Fintry, et Barclay de Ladyland, que Ker accusa d’être complices de cette conspiration , furent arrêtés et confirmèrent ces mêmes dépositions avec toutes leurs circonstances 2.

Cette suite de complots qui s'étaient succédé depuis quelque temps avait jeté le trouble et l'épouvante dans toute la nation. La découverte de ce nouveau danger acheva d'échauffer les.esprits. Une terreur panique s'empara des hommes de tout rang et de tout état. Ils croyaient déjà voir l'ennemi aux portes d'Édimbourg ; ils se croyaient tous appelés aux armes pour la défense de la patrie, Les ministres d'Édimbourg, sans attendre l’ordre du roi, qui était alors ab-

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L1693 LIVRE VJIL

sent de la capitale, sans être autorisés par aucune commission en règle, assemblèrent de leur chef un grand nombre de pairs et de barons, Pour apporter, disaient-ils, un remède prompt au danger pressant dont on était menacé. Is firent arrêter le comte d’Angus, et l'envoyèrent dans le château. Ils firent subir à Ker un nouvel interrogatoire, et ils dressérent des remontrances au roi, pour lui exposer l'état de la nation, et la nécessité de poursuivre les conjurés avec vigueur. Jacques était jaloux de tout ce qui portait quelque atteinte à ses prérogatives ; il fut alors offensé de voir des sujets qui, au lieu de lui présenter des requêtes respectueuses, paraissaient vouloir lui faire la loi. Cependant il crut qu'il était nécessaire de céder à La violence de ces mouvemens. I] adopta le plan qu'on lui proposait, et il déclara même qu'aucune considération ne pourrait jamais l'engager à pardonner à ceux qui étaient coupables d’une trahison si détestable, 11 fit sommer les comtes de Huntly et d'Errol de venir se remettre entre les mains de la justice. IL ordonna que Graham de Fintry, déclaré par les pairs coupable de trahison, serait décapité publiquement. 11 se mit ensuite à la tête de son armée, et marcha vers le nord, à la poursuite des deux comtes et de d'Angus, qui s'était sauvé de la prison, et qui s'était retiré dans les Montagnes; il plaça des garnisons dans les châteaux des environs. Il força les vassaux des comtes, et les barons des pays adjacens, de signer une ligue dans laquelle ils protestaient de leur fidélité envers le roi de leur ferme attachement à la religion protestante; et pour mieux assurer la tranquillité dans cette partie du royaume, il y établit pour ses lieutenans le comte d’Athol et le comte grand-maréchal 1. .

| Jacques, après avoir terminé cette expédition, retourna à Édimbourg » OÙ il trouva le lord Borrough , ambassadeur extraordinaire de la Cour d'Angleterre. Élisabeth, alarmée de la découverte de cette conspiration, qu'elle regardait Comme aussi formidable Pour son royaume que pour celui d'Écosse, reprochait à Jacques d'avoir dans les commencemens suivi cette affaire avec trop de négligence ; elle le sollicitait fortement de punir à la rigueur ces. trahisons répétées ; elle lui représentait que cette sévérité était in-

dispensablement nécessaire, tant pour l\ conservation de la religion que Pour la dignité de sa Couronne ; et elle ajoulait que s’il ne pouvait Pas se saisir des criminels , il devait au moins Confisquer les biens de ces rebelles audacieux, Cependant comme elle ne perdait point de vue ses maximes politiques et le Projet qu'elle avait formé depuis si long- temps d'entretenir en Écosse l'esprit de faction parmi les nobles, elle ralertissait, en faveur de Bothwell, Ja vivacité des instances qu’elle faisait au roi ; elle inter. cédait pour ce seigneur , et elle le protépeait Comme l'instrument le plus propre à l’accom:

plissement de ses desseins, Jacques refusa absolument d'écouter aucune recommandation en faveur d'un homme qui

suivre avec vigueur, Mais pour être Plus en état de suivre ce projet, il demandait une somme d'argent peu considérable à Élisabeth, qui ne paraissait pas disposée à la lui donner, se mé. fiant peut-être de l'emploi qu'il en Pourraïit faire, Cependant le roi fut obligé de céder au zèle et aux importunités de ses Sujets, et : de convoquer un parlement pour Passer un acte de conviction contre les trois comtes, Mais avant qu’il fût assemblé ; Ker s'échappa de sa Prison, et on ne prit contre jes Comes accusés aucune conclusion, sous prétexte qu'on ne Pouvait produire aucune preuve juridique de leur crime, Jacques fut Sénéralement Soupçonné d'avoir tramé cet artifice pour avoir un prétexte de se refuser aux instances de la reine d'Angleterre, et d'éluder les vœux de ses; propres sujets, }} s’attacha en conséquence à apaiser les clamews du clergé, qui blämait hautement sa conduite, ct il permit de passer un acte qui portait que ceux qui persisteraient à mépriser les censures de l'éplise seraient déclarés contumaces et proserits 1,

Pendant que la nation était dans la terreur de cette conjuration Papiste, la cour était partagée en deux factions rivales , et qui se disputaient la principale direction des affüires, À la tête de l’une était Je chancelier, en qui le roi

1 Caid. ,1V, 343, + 808. Part. 13.

* Spostw., 391. Cald., LV, 291 0164, 7 7" "POV 308. Part 15. Jacques Vr

avait une entière confiance , et ce fut peut-être | par cette raison que ce ministre avait encouru ; depuis long-temps la disgrâce de la reine. Le | duc de Lennox , le comte d’Athol , le lord Orchiltree, et toute la maison de Stuart avaient | épousé les premiers la querelle de la reine, et ils avaient augmenté la mésintelligence. Jacques, aussi jaloux de la tranquillité au dedans, que de la paix au dehors, avait conseillé à son favori de se retirer pendant quelque temps,

dans l'espérance que le ressentiment de la reine pourrait se calmer. Mais comme il avait besoin, dans de pareilles conjonctures, des avis de cet habile ministre, il l'avait rappelé à la cour. Les Stuarts, pour empêcher que le chancelier ne reprit son ancienne autorité, eurent recours à un expédient également injuste et désespéré. Ils concertérent un complot avec Bothwell, et ils le ramenérent secrètement en Écosse : ils se saisirent des portes du palais , et ils i'introduisirent secrètement dans l'appartement du roi avec une suite nombreuse de gens armés. Jacques, abandonné de presque tous ses courtisans, et hors d'état de faire la moindre résistance , marqua néanmoins plus d'indignation que de cfainte ; il reprocha aux conjurés leur perfidie : « Avance, dit-il à Bothwell, achève ton crime, « viens plonger le poignard dans le cœur de ton « souverain ». Le comte se jeta aux pieds du roi et implora sa clémence. Jacques était dans une

situation qui ne lui permettait pas de refuser :

le pardon qu'on lui demandait. Forcé de capituler avec un traître dont l'audace était couronnée par le succès, et qui pouvait réellernent le regarder comme son prisonnier , il signa quelques jours après un acte par lequel il promettait à Bothwell la rémission de toutes ses fautes passées, de lui procurer la ratification de cette grâce dans le parlement , et en attendant de bannir le chancelier, le fils du seigneur de Glamis, le lord Home et le chevalier George Home, de ses conseils et de sa présence. Bothwell, de son côté, consentit à s'éloigner de la cour, mais il y laissa un nombre de ses associés ‘qu'il jugea suffisant pour empêcher le rétablissement de la faction opposée.

Cependant il n’était pas si facile de tenir le roi dans cette espèce d’assujettissement qu'il avait tant de fois éprouvé pendant sa minorité. Ü marqua une impatience extrême de secouer

les entraves qu'on lui avait mises, et la faction intimidée n’osa les resserrer. On permit au roi de convoquer une convention des nobles à Stir-

| ling ; et de s’y rendre en personne. Tous les eu-

nemis de Bothwell, et tous ceux qui se piquaient de l'être pour gagner la bienveillance du roi, se trouvèrent à cette assemblée. On y prononça que l'insulte faite, à la personne du roi et à son autorité, était un crime de haute trahison; on

| déclara que le roi n’était point tenu d'observer

les conditions qui lui avaient été prescrites, qu'on lui avait extorquées par la force, et qui violaient si essentiellement les prérogatives de la royauté. Cependant le roi offrit encore le pardon à Bothwell, mais à conditionqu'il le solliciterait comme un acte de grâce, et qu'il promettrait de sortir du royaume !. Bothwell rejeta ces conditions avec hauteur et dédain, il reprit encore une fois les armes, et il essaya de surprendre le roi ; mais il le trouva si bien sur ses gardes, qu'il prit le parti de s'enfuir vers les frontières.

La vigueur avec laquelle le roi avait poursuivi Bothwell, la lenteur et l'irrésolution de ses procédés envers les lords papistes, formaient un contraste qui excita un mécontentement général parmi la nation. Le roi avait agi faiblement contre ces derniers , avait usé de défaites et de subterfuges ; on le soupconnait ou d’avoir pour les personnes des conjurés un attachement porté à l'excès, ou de favoriser en secret leurs opinions, et ces préjugés excitaient des craintes assez bien fondées. Le clergé, comme gardien immédiat de la religion protestante, se crut obligé de prendre pour sa conservation des mesures extraordinaires. Dans le synode provincial de Fife, qui se trouvait alors assemblé , on proposa d’excommunier comme papistes obstinés et incorrigibles tous ceux qui avaient trempé dans la dernière conjuration. Aucun des conjurés n’avait sa résidence dans le ressort de ce synode, aucun n'était soumis à sa juridiction. Cependan les membres de cette assemblée , emportés par leur zèle, passèrent par-dessus ce défaut de formalité, et prononcèrent contre les conjurés une sentence d’excommunication que le dernier acte du parlement rendait encore plus terribles et pour quecettedémarche ne fût point regardée comme l'opération d’une assemblée particulière,

1 Cald. IV, 326. Spotsw., 395.

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d’un petit nombre d'hommes et de la moindre partie du clergé, on envoya des députés pour assister aux synodes voisins, et pour leur demander leur concours et leur approbation.

Au bout de quelques semaines un nouvel événement augmenta les soupçons que le peuple avait conçus des sentimens du roi. Comme il ' était en marche pour une expédition contre les ” habitans des frontières, les trois comtes vinrent tout d’un coup se présenter à lui, et offrirent

de se soumettre à un jugement en règle. Jac--

ques , au lieu de les faire arrèter, se contenta d'indiquer le jour où l'on procèderait pour les juger. Les conjurésse préparèrent à comparaître avec un train formidable de leurs amis et Yassaux. D'un autre côté, le clergé, réuni avec plusieurs pairs et barons assemblés à Édimbourg, fit des remontrances hardies contre l’indulgence extrême du roi. Ils demandèrent à sa majesté de faire mettre sous sûre garde, suivant le cours ordinaire de la justice, des personnes chargées du crime de haute trahison, et qui ne pouvaient être admises à comparaître ni jouir du bénéfice des lois qu'après s'être fait relever des censures de l'église; et de convoquer ensuite une convention des états, pour délibérer sur la manière de procéder coutre eux. Ils offrirent en même temps de prendre les armes et d’accompagner le roi au lieu désigné pour le jugement, Pour que ces criminels audacieux et puissans, sous prétexte de se soumettre à Ja justice, ne viassent point intimider les juges et leur dirter des lois. Jacques fut vivement touché de l'a. égularité de ce procédé et de l'arrogance de ces demandes. Cependant, pour calmer les craintes et la défiance du peuple, il jugea à propos de différer le jugement et de convoquer une convention des états. Cette condescendance du roi rassura la nation, et fit tomber peu à peu les soupçons qu'elle avait conçus contre sa majesté. Le chancelier, de son côté >. Manœuvra dans la convention avec tant d'art, et sut si bien ménager les esprits » Qu'il fut nommé lui-même avec quelques autres membres de l'assemblée Pour prononcer une sentence définitive contre les conjurés. Après de longues délibérations si fut ordonné que les trois comtes et leurs associés seraient affranchis de toutes perquisitions et poursuites ultérieures, par rapport à leurs Correspondances avec l'Espagne; qu'avant le 1er

février ils seraient tenus ou de se soumettre à

l'église et d'abjurer publiquement les erreurs

du papisme, ou de sortir du royaume ; et qu’a-

vant le 1° janvier ils donneraient leur décision

sur cette alternative; qu’ils seraient assurés de

vivre à l'avenir en pleine liberté ; mais que s'ils Marquaient à signifier dans le temps prescrit le choix qu'ils auraient fait des deux propositions, ils seraient déchus du bénéfice de cet acte d'abolition, et resteraient exposés à toute Ja rigueur de la loi t,

Ce nouvel acte de clémence envers les conjurés attira à Jacques bien des reproches, et il n’en résulta aucun avantage.

Les trois comtes dévoués à la superstition du papisme, soumis servilement aux enseignemens de leurs prêtres, et soutenus par les promesses et les espérances d’un secours étranger , contiauérent leur Correspondance criminelle avec l'Espagne. Alors la convention desétats prononça que les comtes étaient déchus du bénéfice des conditions qu'on leur avait offertes; et le roi > par une proclamation , les somma de venir eux-mémes se remettre entre les mains de la justice. La présence d'un ambassadeur anglais contribua

peut-être à la vigueur de ce procédé. Élisabeth, toujours attentive aux démarches du roi d'Écosse, observait la. répugnance qu'il avait à punir les lords papistes , et elle le soupçonnait de favoriser en secret leurs desseins. Elle avait envoyé le lord Zouche pour faire à Jacques de nouvelles

représentations sur le danger auquel il s’exposait par cette modération déplacée, et pour l’exhorter à poursuivre'les conjurés avec toute la rigueur que la situation des affaires rendait indispensable, Les mesures que le roi venait de prendre rendaient sur ce point sa conduite irréprochable, et imposaient silence à l'ambassadeur. Cependant Zouche, oubliant son caractère de ministre public, s’engagea dansdes négociations particulières avec tous les nobles d'Écosse opposés aux vues du roi, et il entretenait presque ouvertement une correspondance avec Bothwell Ce seigneur employait de son côté les artifices ordinaires des mécontens, affectait beaucoup d'empressement pour la réforme des désordres publics, et cachait une ambition démesurée sous un zèle apparent contre les conseillers qui em-

4 Cald., IV, 337. Spotsw. , 390.

péchaient le roi de poursuivre les ennemis déclarés de la religion protestante. Zouehe Fentretenait dans ces sentimens, et l'exhortait au nom de la reine à prendre lesarmes contre son souverain.

Cependant il y avait peu d'union entre le roi et le clergé : les soupçons et la méfiance entre eux étaient réciproques. Les ecclésiastiques accusaient le roi de trop d'affection envers la faction papiste , et leur jalousie sur ce point était peut-être portée à l'excès. Le roi soupçonnait le clergé d'encourager Bothwell à la rébellion, et et de lui fournir même des secours d'argent , mais cette opinion était sans aucun fondement. L'esprit turbulent de Bothwell n'avait pas besoin d'impulsion pour être porté à des entreprises audacieuses. IL parut à l'improviste aux portes d'Édimbourg , à la tête de quatre cents chevaux. Les prétextes dont il se servait pour colorer ce soulèvement étaient tous extrèmement papulaires : le zèle pour la religion, la haine contre le papisme, l'intérêt particulier qu'il prenait à l'honneur du roiet à la liberté de la nation. Jaeques, pris au dépourvu , n'était pas en état de défense. Il n'avait point d'infanterie, et toute son escorte ne consistait qu'en un petit corps de cavalerie de la suite du lord Home. Dans cette extrémité, il réclama les secours des citoyens d'Édimbourg, et, pour les encourager à agir avec vigueur, il promit de procéder contre les lords papistes dans toute la rigueur de la loi. Le peuple, animé par ses ministres, courut aux armes avec joie; le roise mit à leur tête et marchaà l'ennemi. L’indiscrétion du lord Home, qui avait chargé témérairement Bothwell avec un

corps de cavalerie fort inférieur, et qui avait été | | des endroits presque inaccessibles , soutenus par

mis en déroute, avait donné au rebelle un premier avantage; cependant il n’osa point attaquer le roi, et il se retira à Dalkeith. Ses vassaux, découragés par tant de mauvais succès, l’abandonnèrent bientôt après , et il ne put jamais depuis les déterminer à se mettre en campagne.

Il s'enfuit dans ses places ordinaires de retraite, jau noid de l'Angleterre: mais Élisabeth se ren- ‘dit aux représentations du roi d'Écosse, et força Bothwell de sortir de cet asile !.

Le roi était à peine délivré de ce danger

lorsque de nouvelles alarmes attirèrent ses at- |

1 Spatsw., 403. Cald., IV, 368,

tentions : les lords papistes , en conséquence de leurs négociations avec l'Espagne, avaient, au printemps, reçu de Philippe un secours d'argent : il était difficile de prévoir le parti qu'ils prendraient et quels projets audacieux ee succès pourrait leur inspirer. On avait tout àcraindrede ces hommes asservis sous le joug de la superstition, et que la clémence du roi n'avait jamais pu ramener ; tout annonçait de leur part les entreprises les plus désespérées. L'assemblée du clergé en fut alarmée, se mit à déelamer contre eux plus fortement que jamais, et ratifia tout d’une voix la sentence d'excommunication prononcée dans le synode de Fife. Jacques, de son côté, irrité de l'opiniâtreté et de l'ingratitude des lords papistes , craignant par sa longue tolérance d’indisposer ses propres sujets , et d’inspirer de la méfiance aux Anglais , agit lui-même avec une vigueur qui ne lui était point ordinaire. I} convoqua un parlement ; il y fit le rapport de toutes les circonstances et de toùte l’énormité de la conspiration. Le parlement était peu nombreux; la plupart des membres qui y étaient présens tenaient aux conjurés par les liens du sang et de l'amitié. Cependant le roi, par adresse et par importunité, vint à bout de faire rendre contre lesrebelles le jugement le plus rigoureux. Ils furent déclarés coupables de haute trahison, déchus de tous leurs honneurs , avec confiscation de tous leurs biens. On fit en même temps de nouveaux statuts, et plus sévères qu'aucun des précédens, contre ceux qui faisaient profession de la religion papiste.

Îl restait à mettre la sentence à exécution, et cette entreprise était un objet de la plus grande difficulté. Trois barons puissans , cantonnés dans

un prince étranger , étaient plus que suffisans pour en imposer à un monarque d'Écosse. On

| n'avait jamais pu obtenir d’Élisabeth d’avancer

l'argent nécessaire pour les frais dé cette expédi-

| tion. Si le roi se mettait en campagne, et l’entreprenait avec ses seules forces, il risquait sa

personne et sa réputation. Il eut recours au seul | expédient qui lui restait pour soutenir l'impuissance de l'autorité souveraine. Il délégua cette autorité au comte d’Argyll et au lord Forbes,

chefs de deux tribus ennemies des conjurés , et | il leur donna une commission pour envahir les | pays, et s'emparer des châteaux qui apparte-

naiel tion vena étroi venal gyll, mit: € mille contr rieur des g et qu On fi rieux mitié d'un’ monts charg tumés valerie jeune de cor champ gnatio rallier.

parer 1 Jacq faite, c de larg pes et:

Irwines autres Ces der Yassaux marche gés de dévasta ques-un autres e son lie avec un empèch cantons Enfin le mités pe sertion permissi ils donn

1 Cald.,

nséquence dé e, avaient, au secours d'arle parti qu'ils cieux ee succès täcraindrede de la superswait jamais pu part les entrenblée du clergé der contre eux ifia tout d’une lon: prononcée , de son côté, litudedes lords tolérance d'ininspirer de la nème avec une linaire. I} conpport de toutes énormité de la peu nombreux ; taient présens ens du sang et par adresse et e faire rendre plus rigoureux.

iaute trahison, avec confiscan même temps vères qu'aucun disaient profes-

à exécution, et la plus grande cantonnés dans s , SOutenus par s que suffisans re d'Écosse. On abeth d'avancer de cette expédipagne , et len- , il risquait sa recours au seul atenir l'impuis- Il délégua cette u lord Forbes, jes conjurés , et our envahir les ix qui apparte-

naient aux rebelles, Bothwell, malgré l'ostenta- | ne reviendraient point sans sa permission ”

tion de son zèle pour la religion protestante, venait d'entrer dans une confédération fort étroite avec les lords papistes, et le danger devenait ainsi de jour en jour plus pressant, Argyll, sollicité par le roi, anime par le clergé, se mit en campagne à la tête d'un corps de sept mille hommes. Huntlÿ et Errol vinrent à sa rencontre, à Glenlivat, avec une armée bien inférieuré en nombre, mais presque toute composée des gentilshommes des Pays-Bas, bien montés,

et qui conduisaient un bon train d'artillerie. :

On livra le combat; le choc fut des plus furieux, et tel qu’on pouvait l'attendré d’une inimitié héréditaire, d’une ancienne rivalité et d'un courage féroce et indiscipliné. Mais les montagnards épouvantés par la première décharge du canon,auquel ils n’étaïent pas accoutumés , et ne pouvant résister à l'effort de la cavalerie, furent aussitôt mis en déroute. Argyll, jeune homme de dix-huit ans, plein d’ardeur et de courage, fut entraîné par la foule hors du champ de bataille, versant des larmes d’indignation de la honte des siens, essayant de les rallier, les conjurant de s’arrèter et de venir réparer leur honneur et la gloire de leur nom.

Jacques, à la première nouvelle de cette défaite, obligé d'engager ses pierreries pour faire de l'argent? assembla cependant quelques troupes et marcha vers le nord. Il y fut joint par les Irwines, les Keïths, les Leslé, les Forbeses et autres familles ennemies de Huntly et d'Errol. Ces deux comtes, ayant perdu leurs principaux vassaux à Glenlivat, et fes autres refusant de marcher contre le roi en personne , furent obligés de se retirer dans les montagnes. Jacques dévasta leurs pays, mit des garnisons dans quelques-uns de leurs châteaux, en brüla quelques autres et laissa le duc de Lennox, èn qualité de son lieutenant, dans cette partie du royaume avec un nombre de troupes suffisant pour les empècher de se rassembler en corps dans ces Cantons , ou d’infester les pays voisins de la mer. Enfin les rebelles, réduits aux dernières extrémités par la rigueur de la saison et par la désertion de leurs vassaux, obtinrent du roi la permission de se retirer au-delà des mers, et ils donnèrent à sa majesté des assurances qu'ils

* Cald., IV, 408, —:? Birch,, Mém., 1, 186,

qu'ils n’entreraient plus dans aucune intrigue contre la religion protestante, et qu'ils n’en- | treprendraient plus de troubler la paix du royaumef, L'exil des lords papistes rétablit la tranquillité dans la partie septentrionale de l'Écosse, et la vigueur avec laquelle le roi avait agi contre eux lui concilia l'affection de ses sujets protestans, et les remplit de confiance. Mais sa majesté perdit dans la même proportion et par les mêmes raisons l'estime des catholiques romains. Ces derniers avaient soutenu avec tant de chaleur le droit de la reine se mère à la Couronne d'Angleterre, qu’ils ne pouvaient plus le combattre avec bienséance, La clémence remarquable du roi en- Vers Ceux qui faisaient profession de la religion romaine leur avait donné de telles espérances que Son avénement au trône d'Angleterre avait fait jusqu'alors l'objet de leurs vœux et de leurs désirs. Mais la rigueur avec laquelle le roi venait de poursuivre les conjurés et les statuts sévères contre le papisme auxquels il avait donné son consentement , leur firent apercevoir que ces espérances étaient vaines, et ils commencèrent à lui chercher quelque concurrent au trône anglais, pour mettre les droits de ce nouveau prétendant en opposition avec ceux du roi. Les papistes anglais jetèrent les yeux sur le comte d'Essex. Ce seigneur était fortement attaché à la religion protestante; mais son âme noble et généreuse était affectée des horreurs qui se commettaient dans ce siècle, et des cruautés qui s'exerçaient par rapport aux démèélés de religion. Les papistes, qui étaient en exil, formèérent un projet plus audacieux et plus analogue à la situation où ils se trouvaient. Ils mirent en avant les prétentions de l'infante d'Espagne. Parson, jésuite, publia un livre rempli de citations falsifiées, de généalogies fabuleuses, de raisonnemens absurdes, d'invectives amères contre le roi d'Écosse, et dans lequel il s’efforçait de prouver que le droit de l'infante était préférable à celui de Jacques. Philippe était en guerre avec la France et l'Angleterre, il défendait avec bien de la peine, contre la république de Hollande, les provinces de Bourgogne qui lui étaient restées. Cependant , au milieu de ces

! Spotsw., 404. Cald., 873, etc.

affaires importantes , il saisit avidement ce projet chimérique. Les prétentions de l'Espagne à la couronne, les efforts des papistes, pour détrrire les droits du roi, firent de vives impressions sur les protestans anglais, contribuèrent infiniment à écarter leurs préjugés, et préparèrent les voies à l'accession de Jacques au trône d'Angleterre.

Bothwell, ce nom tant de fois répété dans cette histoire, cet homme, fameux par ses forfaits et par son acharnement à troubler la tranquillité duroi et la paix du royaume, était réduit à l'état le plus misérable. Abandonné par la veine d'Angleterre depuis qu'il s'était associé avec les lords papistes; excommunié par l’église pour cette même confédération; délaissé dans ses malheurs par ses propres vassaux, il avait été forcé d'aller se réfugier en France. Il passa ensuite en Espagne et de là en Italie, où, après avoir abjuré la religion protestante, il traina pendant quelques années une vie obscure et indigente, né se faisant remarquer que par ses débauches outrées et par la crapule la plus infâme. Le roi, toujours prêt à sacrifier les ressentimens les plus forts aux moindres devoirs de la reconnaissance, ne se laissa néanmoins jamais fléchir par les soumissions de Bothwell, et ne voulut entendre aucune sollicitation en sa faveur!.

Le roi perdit cette année le chancelier Maitland, ministre habile, et sur lequel il se reposait

depuis long-temps de tout le poids des af-,

faires publiques. Le roi, qui l'avait aimé tendrement pendant sa vie, voulut encore honorer sa mémoire par une pièce de vers qui, pour le siècle où elle fut composée, ne manquait ni de goût ni d'élégance2.

Aussitôt après la mort du chancelier, il se fit un changement considérable dans l’administration du gouvernement. Les charges de l'état excédaient alors de beaucoup les revenus du roi. La reine aimait passionnément les fêtes et les amusemens qui entraînaient de grandes dépenses. Jacques n'avait aucune idée de l'économie. On était par ces considérations dans la nécessité indispensable de pourvoir à la levée exacte et rigoureuse des deniers publics et de les ménager avec le plus grand soin, Cette com-

1 Winw., Mém., L.Spotsw., 410.1 Jbid., 411.

mission importante fut confiée à huit hommes de loi qui, de leur noiabre, furent appelés octavians !. Les pouvoirs qu'on leur donna étaient très amples et presque illimités. Le roi s'engageait à ne point augmenter leur nombre et à ne point remplir les places qui viendraient à vaquer sans leur consentement , et & mme il connaissait sa facilité, il consentit qu'aucune aliénation de ses revenus, aucun octroi de pension, aucun ordre sur le trésor ne fût valable, à moins qu'il ne fût ratifié par la signature de cinq des commissaires. On déclara que tous leurs actes et décisions auraient la même force que les sentences des cours civiles; et en conséquence de ces décisions, sans qu'il fût besoin d'aucun autre ordre , toute personne pouvait être arrêtée, ou ses biens saisis, Gette juridiction si étendue, et cette disposition absolue des deniers publics, mit entre les mains des commissaires toute la partie exécutrice du gouvernement. En se tenant unis entre eux, ils supplantèrent sourdement et par degrés tous les autres ministres du roi, et ils s'emparérent de tous les offices honorables et lucratifs. Les anciens officiers de la couronne se voyaient à regret forcés de quitter leurs postes et de les céder à des hommes nouveaux. Les favoris et les jeunes courtisans murmuraient de ce que les libéralités du roi étaient restreintes par les ordonnances de ces commissaires ; le clergé déclamait contre eux, accusant les uns d'apostasie et de papisme , soupçonnant les autres de favoriser secrètement la religion romaine. Cependant les commissaires conservèrent leur autorité malgré le complot général formé contre eux, et ils en furent entièrement redevables au bon ordre qu'ils avaient établi dans l'administration des finances. Au moyen de leurs dispositions , les dépenses nécessaires du gouvernement se firent alors avec plus de facilité qu’en aucun autre temps du règne de Jacques ?.

Le bruit des grands préparatifs qu'on disait alors que Philippe faisait porta l’alarme en Angleterre et en Écosse. On y craignit une nouvelle invasion de la part de l'Espagne. Jacques

À Alexandre Seaton, président de la commission; Walter Stuart, commandeur de Blantyre, lord du sceau privé; David Carnegy, Jean Lindsay, Jacques Elphingston, Thomas Hamilton, Jean Skene, clerc des registres, et Pierre Young, aumônier — * Spots. ,413, 495,

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prit les mesures convenables pour la défense de son royaume; mais le zèle du clergé n'en fut point encore satisfait : ce Corps avait repris ses anciens soupçons et se méfiait de la sincérité du roi. Jacques avait permis aux femmes des pairs bannis de recevoir les revenus de leurs biens, et de vivre dans leurs maisons. Les ecclésiastiques l'accusèrent d'éluder l'acte de confiscation, et de le rendre sans effet en soutenant les ennemis de lareligion protestante. L'assemblée du clergé se mit à délibérer sur l’état du royaume, ordonna un jour de jeûne solennel, et renouvela le Covenant par lequel la nation seliguait pour adhérer à la religion protestante, et la défendre contre tous ceux qui entreprendraient de l'attaquer. Un comité composé des ecclésiastiques les plus distingués, de plusieurs barons et nobles de distinction, se rendirent chez le roi, et lui présentèrent un plan pour la sûreté du royaume et la conservation de la religion. Ils le pressérent de s'approprier les biens des lords bannis et d'en former un fonds Pour l'entretien de soldats, de prendre les mesures les plus assurées pour empêcher le: retour de ces sujets qui portaient dans le royaume le trouble et la désolation, et de Poursuivre à la dernière ri- £ueur tous ceux qui seraient soupçonnés d'être leurs partisans.

Rien ne pouvait être plus désagréable au roi que ces représentations; rien de plus opposé à son plan, rien de plus contraire à ses inclinations. Éloigné pendant tout le cours de sa vie des mesures qui pouvaient être traversées, qui annonçaient quelque danger; attaché à parvenir à ses fins par des voies de modération et par les ressorts de la politique, il voyait avec chagrin les préjugés qui se formaient contre lui et qui faisaient de grands progrès parmiles catholiques romains, H se détermina à justifier par quelque démarche cette Partie de sa conduite qui lui avait attiré leur indignation. Élisabeth était avancée en âge; elle avait été depuis peu en danger de la vie, Si quelque compétiteur papiste venait à sc mettre sur les rangs et à lui disputer son droit de succession, une faction aussi puissante que celle des lords bannis pouvait devenir formidable et toute division parmi ses propres sujets devenait fatale dans une telle conjoncture où tous leurs efforts réunis lui sefaient nécessaires. En conséquence, au lieu de

ces nouvelles marques de sévérité que le clergé proposait, Jacques voulait adoucir les peines qui avaient été imposées aux lords papistes; ils étaient assiégés dans les Pays étrangers par les émissaires de Philippe ; leur ressentiment pouvait les engager à se prêter de plus en plus aux insinuations de l'Espagne, le désespoir pouvait les porter aux actions les plus atroces ; Jacques, par ces considérations, se détermina à les ra peler à de certaines conditions dans le pays de leur naissance. Les lords bannis encouragés par ces sentimens du roi, dont ils avaient eu quel que connaissance, et ennuyés de cette vie dépendante et agitée qu’ils menaient dans leur exil , hasardèrent de revenir secrètement en Écosse, Ils présentèrent peu de temps après une requête au roi, et ils lui demandèrent permission d’habiter leurs maisons, en offrant de donner Caution suffisante pour assurer l’engagement qu’ils prenaient de vivre en paix à l'avenir et de se contenir dans les bornes du devoir, Jacques assembla une Convention des états pour délibérer sur une matière de cette importance, et sur leur avis, il accorda aux exilés ce qu'ils lui demandaient, Aussitôt que le clergé fut informé de ce nouvel acte de clémence de la part du roi, les commissaires nommés par la dernière assemblée se rendirent à Édimbourg ; et avec cette précipitation, effet ordinaire de la terreur et du zèle, ils prirent toutes les résolutions qu'ils jugèrent nécessaires pour la sûreté du royaume. Ils écrivirent des lettres circulaires à tous les presbytériats d'Écosse ; ils les avertirent du danger dont on était menacé, ils les exhortérent à soulever le peuple et à l'animer à la défense de ses justes droits; ils leur ordonnérent de publier dans toutes les chaires l'excommunication Jancée contre les lords papistes, leur enjoignant d'envelopper dans la même censure, par une sentence sommaire et sans observer les formalités ordinaires de la justice, tous ceux qui seraient soupçonnés de favoriser le papisme ; et comme le danger leur parut trop pressant pour attendre un établissement permanent de tribunaux ec.

clésiastiques, ils firent choix des personnages les plus distingués dans tout le clergé du royaume, ctils les nommérent pour résider ha. bituellement à Édimbourg , avec charge de s’assembler tous les jours avec les ministres de cette

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