‹ Œuvres complètes de W. Robertson [microforme]Chapitre 58 sur 155 · C. Signifie, étant en chemin pour aller à Cawood · texte numérisé non relu

C. Signifie, étant en chemin pour aller à Cawood

D. La reine d'Angleterre

E. Les commissaires de la reine d'Écosse.

F, Le comte de Murray.

N° XXX, Avis du secrétaire CEcix, au eujet de l'Écosse.

Le meilleur expédient pour l'Angleterre, mais qui n’est pas le plus aisé, c'est que la reine d'Écosse rest privée de la couronne , et que cet état soit continué sur le pied où il est actuellement.

Le second expédient avantageux pour l'Angleterre, et qui ne rencontrerait pas tant de difficultés... que par la

voie de sentir ( qu'elle.

de ce.

nommé procédi person!

la reine son fils reine d’ et lady personn choix p lois de 1 ce pays.

Qu'en la reine, de Muni ne puiss perpétue susdites, Qu'un dres tant se Qi la persor part dur :

cosse; CO de la reit otages ne tages oud en Écosse lement ju ment : et de l’un oi chose qui lement q {&inera p:

que ce re ronne d’É que ce soi tenu à Éd pour être contre les Qué mens el ( que ce soi nn Qu sera acco) contraire part des 8 que restiti héritages qui en ét émanée de Que dar vent être la veine d que le duc reine d'Éc due, et il :

Quelar:

reine d’Ar

es démarches; et pourront contre -le-champ, mais * du pays et elle à propos de vous raisemblablement cles qui sont en e vous-même ne r conseil est que ire que vous tes offeusée..…. qu'eu 08 affaires, ainsi 18 que sa majesté ent pardonner à ans la suite avoir éritable cause que ht, que vous pere point fier à quicomme vous vous ant celle de tous ction pour vous, ucune opinion, si eils en toutes vos jurs son amitié à de vos oncles et z tout ce que vous t que si vous êtes rez Charmée de la | en 80n royauine oit qu’il plairait à pleinement satismal de vous fût e serait cependant ; rétablis et mainussi autres choses ‘ent qu'ils croient onner de la conareilles offres ; et IX OU trois Mois, Jour votre grâce, intentionnée, et n pour les raisons

main de Cecil. La

er à Cawood.

e l'Écosse.

eterre, mais qui ne d'Écosse reste jit continué sur le

r l'Angleterre, et liés... que par la

voie de la persuasion la reine d'Écosse fût amenée à con- ment, et que ladite reine d'Écosse ne pourra sortir de l'Ansentir que son fils restât roi, puisqu'il est couronné, et | gleterre sans la permission spéciale de sa majesté la reine. qu'elle-même restt aussi reine, et que le gouvernement Que le jeune roi sera nourri et élevé en Angleterre jusde ce royaume fût coufié à des personnes qui seraient | qu’à ce qu'il ait atteint l’âge de...

nommées par la reiue d'Augleterre; en sorte que, pour IL est à observer, qu’en cette affaire de l'accommodeprocéder à ladite nomination, un nombre convenable de | ment entre la reine d'Écosse et ses sujets, seront faits personnes écossaises seraient premièrement proposées à | certains articles qui, Pour son hoñueur, seront rendus la veine d'Angleterre, soit par la reine d'Écosse, soit par | publics, afin qu'on croie dans le monde que tous les son fils, indifféremment ; c'est-à-dire la moitié par la | points d'accommodement proviennent d'elle; mais que, reine d'Écosse, et l’autre moitié par le comte de Lennox | pour la sûreté du parti contraire, certaines choses seront et lady Lennox, parens du roi enfant : et, parmi ces | arrétées entre ladite reine d'Écosse et sa Inajesté la reine personnes, sa majesté la reine d'Angleterre ferait son choix pour tous les officiers du royaume qui, suivant les N° XXXL

La REINE au chevalier FRANÇOIS KNOLLEYS,

lois de l'Écosse, sont à la disposition des roi et reine de ce pays.

Qu'en attendant que ceci puisse être fait Par sa majesté la reine, le gouvernement reste entre les mains du comte de Murray, ainsi qu'il y est actuellement, pourvu qu'il ne puisse disposer d'aucune charge amovible ou méme perpétuelle, que jusqu’à la présentation des personnes susdites,

Qu'un parlement soit convoqué en Écosse, par les ordres tant de la reine d'Écosse que du jeune roi,

. Que des otages soient envoyés en Angleterre pour la personne du jeune roi, au nombre de douze, de la part dur comte de Murray, et nommés par la reine d'Écosse; comme aussi un pareil nombre pour la personne de la reine, et nommés par le comte de Murray ; lesquels otages neseront des personnes obligées, pour raison d'héritagesoudecharges, à assister à ce parlement et à demeurer en Écosse, depuis les premières convocations dudit parlement jusque trois mois après la séparation du parlement : et lesdits otages se rendront cautions que les amis de l’un ou de l’autre parti se tiendront en paix, quelque chose qui arrive, jusqu’à ce qu’il soit décidé par ce parlement que le réglement que la reine d'Angleterre ima- {inera pour le gouvernement de ce royaume, pourvu que ce réglement ne soit point préjudiciable à la couronne d'Écosse par rapport au droit de succession de qui que ce soit, ainsi que ce droit existait avant le parlement tenu à Édimbourg au mois de décembre 167, sera établi pour être gardé et observé, sous peine de haute trahison contre les infracteurs d'icelui,

. Que dans ledit parlement seront statués tous jugemens el exécutions prononcés contre quelque personne que ce spit, à l’occasion de la mort du feu roi.

.… Que dans le méme parlement le pardon général sera accordé par la reine d'Écosse à tous ceux du parti contraire au sien; et que pareille chose sera faite de la part des sujets les uns envers les autres; sauf néanmoins que restitution sera faite des pays et maisons, et autres héritages qui ont été, de part et d’aulre, pris par ceux qui en étaient devenus propriétaires par commission émanée de la reine d'Écosse à Lochleven.

Que dans ce même parlement il soit déclaré quels doivent être les successeurs immédiats à la couronne après la reine d'Écosse et sa postérité ; faute de quoi le droit que le duc de Chatellerault avait lors du mariage de la reine d'Écosse avec le lord Darnley, sera conservé audit due, et il ne lui sera causé aucun préjudice,

Que la reine d'Écosse pourra avoir congé de sa majesté la reine d'Angleterre, douze mois après la (enue dudit parle-

22 janvier 1568,

À vous, salut, Notre intention n’est pas, dans ce moment où je vous écris, de ‘1ppeler ce qu'il a plu à Dieu de nous envoyer d’insoutenable pour nous et de chagrinant pour vous. Oublions tout cela, il n’en est pas question dans ce moment-ci. Mais ayant occasion de vous donner des ordres pour notre service, et pendant que vous êtes ainsi occupé à nous servir, nous vous demandons de considérer ce qui suit avec toute l'attention et la diligence que vous avez jusqu'ici accoutumé d'apporter à notre service, Lors des dernières lettres que nous vous avons écrites, ie 14 de ce mois, pour transférer la reine d'Écosse, nous avons reçu d'Écosse avis de certains écrits par elle envoyés en ce pays, et parmi lesquels il s’en trouve un qui contient des mensonges insignes et évidens sur notre compte et sur celui de quelques autres, ainsi que vous pourrez et devrez l'apercevoir clairement par la copie dudit écrit que nous vous envoyons aussi : et comme nous avons en même temps été avertie que cet écrit devait être incessamment publié en Écosse, bien que cela n'ait point encore été fait, nous avons jugé à propos de transférer premièrement la reine avant que de divulguer cet écrit, et d'attendre ensuite quelle .en sera l'issue ; et Maintenant nous avons été cejourd’hui assurée par notre cousin de Hunsdon que, depuis ce temps-là, les mêmes choses contenues en cet écrit ont été publiées en divers endroits de l’Écosse ; sur quoi nous avons jugé très convenable, pour l’acquit de notre honneur, et pour confondre la fausseté contenue en cet écrit , non-seulement de le réfuter par une proclamation publiée sûr nos frontières et dont nous vous envoyons copie , mais aussi d’en charger convenablement la reine afin de l'engager à en déclarer les auteurs, et à nommer ceux qui l’ont portée à écrire et débiter contre nous ces calomnies ; et cependant, ne connaissant aucunes gens qui puissent étre soupçonnés avec plus de vraisemblance d’être participans de ce fait, que les commissaires de la reine d'Écosse, nous les avons fait arrêter ici jusqu’à ce que cette reine en ait nommé d'autres et qu’elle ait justifié ceux-ci ; lesquels, ayant été chargés en général, et sans qu'on soit entré avec eux dans aucune particularité, ne manquerout pas de jaser et de tenir des discours de toutes sortes pour se disculper d'eux - mêmes. Partant , notre volonté est qu’a près avoir lu d'un bout à l’autre cet écrit qui vous est envoyé, vous déclariez à la reine que nous avons été bien informée de diverses lettres et écrits par elle envoyés en Écosse, signés de sa propre main, parmi lesquels il se

trouve un écrit envoyé par son exprès commandement , tel qu'il vient d'être publié ; écrit qui a jeté le trouble dans notre âme, en voyant qu’une princesse qui a actuellement entre nos mains une affaire aussi compliquée, aussi remplie de difficultés et de malheurs, ait pu concevoir d'elle-même des choses aussi fausses, aussi calomnieuses, aussi éloignées de toute vraisemblance, contre nous et contre notre honneur ; ou bien qu'elle ait avoué ceux qui les ont forgées, et spécialement qu’elle se soit exposée au risque d'être soupçonnée d’avoir eu connaissance de la publication de calomnies aussi atroces. Et vous lui direz aussi que, comme nous ne voulons point assez mal penser d'elle pour croire que cela procède d'elle-même , mais que nous voulons plutôt croire qu’elle a été en ce mal conseillée , ou que par séduction elle a été portée à penser que quelques-unes de ces calomnies étaient véritables, nous la requérons, si elle désire d’avoir quelque part en notre bienveillance, de se disculper ellemême en ceci avec autant de sincérité qu’il lui sera possible, et de nommer ceux qui en ont été les auteurs et promoteurs, et elle fera ainsi envers nous satisfaction telle que le cas peut l'exiger. Après que vous aurez ainsi procédé et que vous aurez obtenu d'elle quelque réponse, soit qu’elle dénie absolument cet écrit, ou qu’elle nomme quelques-uns de ceux qui ont donné en ce des avis, vous lui direz que nous avons retenu ici ses commissaires jusqu’à ce que nous puissions avoir sur ce quelque réponse précise, ne pouvant imputer qu’à eux une partie de ces mauvaises manœuvres, jusqu’à ce que par a déclaration les véritables auteurs nous soient connus. Et aussitôt que vous aurez obtenu d'elle des réponses précises, nous vous prions de nous les faire parvenir ; car aingi que la chose se comporte , nous ne pouvons en être qu’en grande inquiétude, voyant notre bonneur aussi fortement attaqué des imputations si contraires à nos idées ; et voyant , autant que nous en pouvons juger, que le comte de Murray etautres nommés en cet écrit sont bien éloignés de pen ser les choses qui leur sont imputées, ou vous communiquerez à la reine d'Écosse l'original de la lettre qui contient ces calomnies, ou bien vous lui en ferez lire la copie; et vous communiquerez pareillement la chose au lord Scroop pour qu’il se joigne à vous en ceci, autant que vous le jugerez convenable.

Le chevalier FRANÇOIS KNOLLEYS à la reine ÉLISABETH.

De Wetherby, le 28 janvier 1568.

... J'oublie tous mes chagrins et je les passerai sous silence, en apprenant actuellement ceux de votre majesté ; - -.. ét quant à la réponse de cette reine et à la copie de la prétendue lettre envoyée par elle en Écosse, j'ajouterai ceci à la lettre de mon frère, envoyée hier au soir fort tard à M. le secrétaire. A la longue , elle n’a pas pu nier que les premières lignes contenues en cette même copie ne fussent conformes à la lettre qu'elle a envoyée yen Écosse concernant la promesse faite par milord de Murray de remettre son fils (à elle) entre les mains de votre majesté, et d'éviter que cela ne se fit sans son consentement , et c’est, dit-elle, ce qui l’a engagée à écrire à ce sujet. Elle dit aussi qu’elle a écrit pour faire faire une proclamation aux fins de soulever le peuple, et de l'empêcher de favoriser les intentions et desseins de mi-

lord de Murray par rapport à la remise de sondit fils, comme aussi de contrecarrer son gouvernement séditieux : ce sont ses propres termes. Mais elle nie absolument d’avoir écrit aucune autre partie de la lettre conte. nant des calomnies contre votre majesté, Elle n'a dit aussi qu'elle soupçonnait un Français, actuellement en Écosse , d’être l'auteur de quelques lettres écossaises forgées en son nom; mais elle n’a pas voulu que j'écrivisse ceci comme faisant partie de sa réponse.

Page 1