N° XLVII
Lettre de WaALsiNGHAM à RANDOLPH.
3 février 15%o.
Monsieur, J'ai recu, par milord lieutenant, la copie de votre
: lettre du 25 du mois dernier, adressée à sa seigneurie, | contenant le rapport de votre négociation avec le roi et
son conseil dans votre seconde audience, duquel rapport vous avez rendu compte à sa majesté la reine, et qu’elle paraissait en quelque manière désapprouver , de ce que vous différiez si long-temps à traiter pour l'élargissement d'Empédocle. Mais j'ai fait réponse pour vous, que je pensais que vous étiez dirigé par les avis des amis dudit Empédocle, en la sollicitation de cette affaire, lesquels amis savaient lequel temps était le plus favorable pour vous, pour entreprendre de traiter sur cela avec le plus d’effet et le meilleur succès, de laquelle réponse sa majesté resta à la fin entièrement satisfaite sur ce point.
Les espérances que vous nous avez données, que d’Aubigny pourrait aisément être gagné à la dévotion de sa majesté la reine, ont d'abord été interprétées comme étant une ironie de votre part. Mais depuis que vous avez paru insister sur ce point, je désirerais que vous fussiez dans une autre persuasion par rapport à cet homme, ou du moins que vous gardassiez cette opinion pour vous seul ; car en considérant que le but et l’objet de l’arrivée de cet homme en Écosse, ainsi que cela peut étre en diverses manières suffisamment prouvé, étaient uniquement d'accélérer la liberté de la reine et sa réception dans ce gouvernement, de renverser la religion et de procurer un mariage étranger avec Villenarius ; sur quoi la copie ci-incluse, dont vous pourrez faire en ceci un bon usage, pourra en partie vous donner quelque lumière. 1 n’y a pas un homme ici qui puisse se persuader qu'il veuille changer ses projets pour si peu d'avantages que vraisembläblement il trouverait ici; et par conséquent vous ferez bien de vous abstenir de toucher davantage cette corde, ainsi que je vous l'ai déjà écrit. Si le prince d'Orange envoie, je crains que ce ne soit pas dans un temps où cela puisse faire quelque bien; car outre que ces peuples sont d'eux-mêmes lents en leurs résolutions, leurs propres affaires sont actuellement si considérables, leur état est si rempli de troubles et l’autorité du prince est si petite, qu'il ne peut pas de sit pourvoir à ceci; et méanmoins nour ce qui me concerne je n’ai été ni négligent ni peu soigneux en cette affaire, ayant, il y a plus de trois semaines, envoyé quelqu'un
Diver:
s'esl tem, pou, qu'e prou
Prerr quels a secret € Navé v ici, leq penser princes posséde sa mère cune m fouverr possessi de lui as assuran( ner pen par com ennemis d’Aubig:
royaume sa mère ; précéden raient ré pût vivre déclaré, couronne d'Aubign commissi tionnés, pour rais évêques d Jacques B de Guise, et que par de confér.
pour l'Éco un nomm
! Cette le écrite en eh est désigné celui de 74
1t; et s'il arrivait
nos intelligences
purrait être, nous u'il plaise à votre savons trouvé ici, ffaire avec sa ma- | fût survenu des >xposer les causes :ommandons pour éternelle de Dieu.
\DOLPH.
3 février 15%o,
la copie de votre e ‘à sa seigneurie, tion avec le roi et :e, duquel rapport a reine, et qu’elle rouver , de ce que r pour l'élargissponse pour vous, "les avis des amis de cette affaire, it le plus favorable ter sur cela avec e laquelle réponse L satisfaite sur ce
onnées, que d’Aula dévotion de sa terprétées comme puis que vous avez is que vous fussiez Là cet homme, ou opinion pour vous l'objet de l’arrivée cela peut être en ré, étaient uniquene ét sa réception la religion et de lenarius ; sur quoi z faire en ceci un pnner quelque luuisse se persuader si peu d'avantages ici; et par conséir de toucher das l'ai déjà écrit. Si jue ce ne soit pas quelque bien; car nes lents en leurs nt actuellement Si le troubles et l’au- > peut pas de sitùx qui me concerne x en cette affaire, envoyé quelqu'un
vers lui, et duquel néanmoins je n’ai point encore en-
tendu parler, J'ai donné ordre à M. Killigrew de faire |
faire les lettres que vous désirez qui soient écrites d'iei, et je ne doute point qu'il ne s'en acquitte avec soin, en sorte que j'espère que je pourrai vous les envoyer par l'ordinaire prochain ; et sur ce, je vous recommande à Dieu,
À Whitehul! , le 8 février 1580.
Votre:très affectionné,cousin et serviteur,
Fra. WaLsiNcnam !,
Diverses notes rassemblées par les bons soins qu'on |
s'est donnés, et qui seront manifestée dans le
lemps; ayant jugé à Propos qu'on en fasse usage |
pour le présent d'une maniere convenable, et qu'elles soient exposées contre d'Aubigny, pour
Prouver qu'il abuse le roi, la noblesse et cel élat. |
Premièrement, on a été informé par des moyens aux- |
quels on peut ajouter foi, que d’Aubigny était dans le
secret de Navé, secrétaire de la mère du roi, lorsque ledit |
Navé vint en Écosse, et qu’il était au fait de son message ici, lequel tendait principalement à persuader au roi de penser et croire cela d’un mauvais exemple pour les princes, que des sujets pussent avoir le pouvoir de dé-
posséder leurs légitimes souverains, ainsi qu'ils ont fait à | sa mère, ce qui n'avait Pas néanmoins été fait, en au- | cune manière, dans l'intention de le déposséder ni du |
Gouvernement actuel de ce royaume, ni même de la possession de la couronne et héri tage d’icelle, mais plutôt de lui assurer le tout ; et pour l’accomplissement de cette assurance, le roi devait être avisé et engagé de gouver ner pendant un court espace de temps comme prince,
par commission de la reine sa mère, jusqu’à ce que les |
ennemis du roi fussent anéantis : après lequel temps
d’Aubigny. aurait le pouvoir d'établir et résigner ce | royaume au roi, du consentement volontaire de la reine sa mère; au moyen de quoi, tous ceux qui avaient agi |
précédemment contre la reine et contre son autorité seraient réduits à être à la merci du roi : et pour que le roi pût vivre en plus grande sûreté, d'Aubigny devait étre déclaré, tant la seconde personne en la succession de cette
couronne, que lieutenant général de l'Écosse; et que |
d'Aubigny, avant son départ de France, . avait reçu commission de la mère du roi aux effets ci-dessus mentionnés, ou autres choses à peu près semblables ; que, pour raison de ce, il avait été en conférence avec les évêques de Glasgow et de Ross, et avec le chevalier Jacques Baford » avec lesquelles personnes et avec le duc
de Guise, il avait eu et avait de fréquentes intelligences; |
et que par le chevalier Jacques Baford il avait été avisé de conférer avec le lord Jean Hamilton avant son départ pour l'Écosse , à quoi il consentit; et néanmoins il envoya un nommé Jean Hamilton audit lord Jean pour s’excuser
! Cette lettre est un original, etest en quelques endroits écrite en chiffres, et déchiffrée par une autre main. Morton est désigné sous le nom d'Empédocle; le roi d'Écosse sous celui de Fitenarius; d’Aubigny est marqué ainsi :
sur ce point, alléguant qu’il devait éviter d'aller le trouver, à moins que par-là il ne pût.empécher que de plus graudes choses ne fussent pr lui exécutées en Écosse, ou du moins.les arrêter,
Qu'avant arrivée de d’Aubigny en ce royaume, la noblesse et le pays étaient fort tranquilles et très unis dans un bon accord : que l'amour le plus fort y était établi entre le roi et la noblesse, et de la noblesse entre elle : mais que d'Aubigny avait indisposé le roi contre divers membres de la noblesse , contre les principaux d'entre la noblesse, contre ceux qui avaient été les plus disposés, et qui s'étaient portés réellement à prodiguer leur sang et leurs biens Pour conserver la religion et défendre la personne du roi, 80n gouvernement et son état; et qu’il avait ainsi donné lieu à ce que beaucoup de méfiance et de procédés injurieux avaient été suscités entre le roi et sa noblesse, et spécialement avec ceux qui avaient été en action contre la reine, mère du roi, et contre l'autorité de cette reine , lesquels par la force et les moyens desdites commission et pratiques, auraient été portés dans l'état le plus dangereux , et qui se seraient ainsi trouvés eux-mêmes dans un vrai péril tant que d’Aubigny aurait possédé l'oreille du roi, abusé de sa présence, et tenu en ses mains la plupart des principaux ports et clefs de ce royaume, ainsi qu'il les possède ac. tuellement,
Que d’Aubigny avait engagé le roi non-seulement à oublier les grands services rendus à lui et à son royaume Par sa majesté la reine d'Angleterre, mais aussi de répondre à ces bienfaits par diverses marques d’une grande ingratitude et choses offensantes Pour l'honneur de ladite reine, et que par-là d'Aubigny avait hasardé d’ébranler l’heureuse amitié qui subsistait depuis si long-temps er tre ces princes,
Et au lieu que ces griefs auraient dû étre redressés par des lettres honnêtes et des offres obligeantes qui s’écriraient et se feraient réciproquement entre enx , en considération de quoi le roi et le conseil ayant résolu d'écrire à sa majesté la reine d'Angleterre, à la plus frande satisfaction de son altesse en la dernière négociation de M. Alexandre Hume de Northberwick, on avait donné ordre au secrétaire du roi de faire cette lettre; d'Aubigny ayant intention de rompre en l’un et l'autre le lien de l'amitié, voulut que le secrétaire fût assuré que rien ne devait être inséré dans celte lettre par où le roi paraitrait demander aucune chose à la reine d'Angleterre, cherchant par-là à supprimer toutes les Courloisies amiables entre eux, ainsi qu'on peut le mieux savoir par la déclaration dudit secrétaire, et que cela a été ultérieurement prouvé,
Que sous l’espérance et l'encouragement de la protection de d’Aubigny, Alexandre King eut la présomption de faire avec audace son infâme harangue: et qu’au moyen de cette protection, il a jusqu'ici échappé aux châtiment et correction dus à cette offense,
Que le chevalier Jacques Baford, condamné pour Je meurtre du père du roi, avait été rappelé dans le royaume par Lennox sans la participation du roi. Et attendu ques ledit chevalier Jacques avait trouvé dans une cassette d velours vert les papiers du feu comte de Bothwell, e, qu’il avait vu, et qu’il avait en ses mains le lien principal des conjurés en ce meurtre, et qu’il pouvait mieux que personne déclarer et témoigner quels étaient les auteurs
et les exécuteurs dudit meurtre, il avait été engagé par Lennox à supprimer la vérité, et à accuser ceux que luimême savait être innocens , ainsi que par ordre de justice il aurait été trouvé, s'ils avaient élé dûment examinés ; ce qui, contre toute justice, avait été refusé par l’auto-
rité de Lennox!,
No XLVIIL.
Offres de la reine d'Écosse à l'effet de sa liberté, proposées yar son secrétaire NAW.
Novembre 1584
La reine ma mattresse étant une fois bien assurée de l'amitié de votre majesté, 1° déclarera publiquement qu'elle veut, ainsi que cela est sincèrement son intention, s'unir étroitement à votre majesté, et à icelle tenir et porter principal honneur et respect, plus qu’à tous autres rois et princes de la chrétienté.
2° Qu'elle veut jurer et protester solennellement un sincère oubli de tous les maux qu’elle pourrait prétendre lui avoir été faits en ce royaume; et qu’elle ne veut jamais, en façon ni manière quelconques, montrer qu'elle en soit offensée.
3° Qu'elle veut avouer et reconnaitre, tant en fon propre et privé nom, qu'aussi pour ses héritiers et autres descendans d'elle à perpétuité, votre majesté pour juste, véritable, et légitime reme d'Angleterre.
49 Et conséquemment qu’elle veut renoncer tant pour elle-même que pour ses dits héritiers, à tous droits et prétentions qu'elle pourrait former à la couronne d’Angleterre, pendant la vie de votre majæté, et au préjudice d'autrui.
5° Qu'elle veut révoquer tous actes et déclarations par elle précédemment faits, de prétention à cette dite couronne au préjudice de votre majesté, comme pourrait être, d'avoir pris les armes et le titre de reine d’Angleterre parde commandement du feu roi François, son seigneur et mari.
6° Qu'elle veut renoncer à la bulle du pape, en tant que cette bulle pourrait être interprétée pour la tourner en sa faveur et à son avantage, au sujet de la dépossession de votre majesté, et qu’elle veut déclarer qu'elle ne s’aidera ni ne se servira jamais elle-même de ladite bulle.
7° Qu'elle ne veut point poursuivre, pendant la vie de votre majesté, à force ouverte ou autrement, aucune déclaration publique de son droit en la succession de ce royaume, pourvu qu'on lui donne une secrète assurance, ou du moins une promesse publique, que la non décision sur ce point ne pourra porter préjudice ni à elle ni au roi son fils, pendant la vie de votre majesté ni après sa mort, jusqu’à ce qu’en ce temps-là, ils aient été sur ce
entendus en publique, libre et générale assemblée du parlement dudit royaume,
8 Qu'elle veut ne cramer directement ni indirectement avec aucun des sujets de votre majesté, ni au de dans ni au dehors de votre royaume, aucune chose tendante à guerre civile ou étrangère contre votre majeslé
1 Ceci est l’accusation contre d'Aubigny, mentionnée en la lettre précédente de Walsingham. Mais par Baford , On entend le chevalier Jacques Balfour.
et votre état; quand ce serait sous prétexte de religion, ou pour raison du gouvernement civil et politique.
{° Qu'elle ne veut ni maintenir ni soutenir aucun de vos sujets rebelles, et couvaincus de trahison contre vous.
10° Qu'elle veut entrer en l'association qui lui a été montrée à Wingfeld pour la sûreté de la vie de votre majesté, pourvu qu'on y corrige ou qu’on y explique clairement de certaines clauses que je montrerai à votre majesté, lorsque j'aurai copie dudit acte d'association, ainsi que l'ai ci-devant demandée,
11° Qu'elle ne veut point traiter avec aucuns rois ou princes étrangers, pour exciter aucune guerre ni trouble aucun contre cet état, et que dès à présent elle renonce à toutes entreprises faites ou à faire à ce sujet en sa
faveur.
12° En outre, si ce royaume venait à être attaqué par aucune guerre civile ou étrangère, elle veut prendre parti avec votre majesté, et elle veut vous assister pour votre défense avec toutes ses forces et moyens dépendans d'elle-même, et avec tous ses amis de :a chrétienté.
13° Et à cet effet, pour la défense mutuelle et le soutien de votre majesté et des deux royaumes de cette Île, elle veut entrer avec voire majesté en une ligue défensive, ainsi qu'il sera plus en détail avisé ; et elle persuadera, autant qu'il sera en elle, au roi son fils, de faire la même chose.
Les alliances de part et d'autre au dehors, resteront en leur consistance, et spécialement l'ancienne alliance entre la France et l'Écosse, en ce en quoi elle ne sera point contraire à cette présente alliance.
14° Qu'elle veut entrer en une ligue offensive, pourvu qu'elle ait bonne assurance ou lacites déclaration et reconnaissance de son droit à la succession de cette couronne, et promesse, qu’avenant aucune rupture entre la France et ce royaume (sur quoi elle prie le Seigneur que cela n'arrive jamais), le montant réel de son douaire sera placé pour elle en pays des domaines de la couronne,
15° Pour assurance de ses promesses et accords, #lle offre d'habiter en ce royaume pendant un certain temps ne pouvant donner de meilleur otage que sa propre personne : laquelle étant tenue en la liberté ci-dessus proposée, ne sera point dans le cas de s'évader secrètement hors de ce pays dans l’état d'infirmité où elle est, et avec le bon ordre que votre majesté mettra en ceci.
16° Et dans le cas où sa majesté voudrait consentir à sa pleine et entière délivrance, lui permettant de se retirer elle-même hors de ce royaume là où elle voudrait, ladite reine des Écossais serait dans la volonté de donner des otages suffisans pour tout le temps qu'on jugerait nécessaire.
17° Si elle demeure en ce royaume, elle promettra de n'en point sortir sans votre permission ; pourvu qu'on lui promette que son état, en cette liberté qui lui sera accordée, ne sera en aucune manière changé, jusqu'à ce qu’elle soit jugée avoir attenté contre votre vie, ou fait aucun autre trouble en votre état.
18° Si elle va en Écosse, elle promettra de ne rien changer en la religion qui y est maintenant exercée, pourvu qu'on lui promette le libre exercice de la sienne, pour elle et pour sa maison, comme cela était à son retour de France; et en outre, elle promettra d’arracher tous les germes de divisions nouvelles entre ses sujels,
meur égard neur, 20° et ass qu'il s seil, c paix royau 21° jesté e ici, pc prince reine € retom} l'avis e 23° ( fils, el avec el] faite as pourrai el pern 24 I France, affectioi peu été qu'il se et à l'as:
25° El raine, e ger eux:
26° Q elle essa plus gra que cela 27° El sion fina tous les i 28° Et traité, © désirerai ment à 8:
Objection:
Que la affectionr que sa lib
Que so autres su) rablemen trône d'A
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xte de religion, politique.
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on qui lui a été » la vie de votre n y explique clairerai à votre maassociation, ainsi
€ aucuns rois ou guerre ni trouble sent elle renonce à ce sujet en sa
| être attaqué par Ile veut prendre ous assister pour 1oyens dépendans à chrétienté.
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e, elle promettra ion ; pourvu qu'on iberté qui lui sera changé, jusqu'à ce votre vie, ou fait
nettra de ne rien intenant exercée, rcice de la sienne, ela était à son remettra d’arracher s entre ses sujels.
en sorte qu'aucun des sujets d'Écosse ne soit recherché | la crainte du danger où elle Lars conscience, ni contraint d’aller au service de la | Cas où l'on entreprendrait quelque chose en sa faveur on opposée. | n'oseront rien te i pui il N
19° Elle accordera une abolition générale de toutes | reine gg PS
offenses faites envers elle en Écosse, et les choses y de-
meureront comme elles y sont au moment présent à cet | Quelles mesures doit-on prendre
égard, sauf néanmoins ce qui a été fait contre son hon- la reine d'Écosse ? Snnbelle Pa ci è
neur, ce qu’elle entend qui soit révoqué et annulé. liberté? ——. 20° Elle travaillera à établir une réconciliation générale
et assurée entre la noblesse du pays, et à faire en sorte
qu’il soit ordonné de par le roi son fils, et dans son con-
pourrait se trouver dans le
Les mesures qu'on doit prendre à l'é gard de ladit reine peuvent étre considérées sous trois points de pr
seil, ce qui pourra être convenable pour l'entretien de la | ‘Y0ir : paix et tranquillité du pays et bonne amitié dans le 1° De la tenir sous bonne garde , en l'état où elle est royaume, actuellement,
21° Elle fera de son mieux pour contenter votre ma- 2° De restreindre la liberté dont elle jouit présente.
jesté en faveur des Écossais bannis, et qui se sont rélugiés FRS ici, Pourvu qu'ils aient la due soumission pour leurs 3° Ou de la mettre en liberté sous caution. princes, et que votre majesté promette d'assister lesdits | 1: Quant au premier article : de continuer la tenir sous reine et roi des Écossais contre eux, s'il leur arrivait de bonne garde, eu l'état où elle est maintenant ; il est à retomber dans leurs premières fautes, observer, que sur les plaintes que cette reine a faites de 220 Elle procèdera au mari age du roi son fils, avec | "#UVais traitemens, les princes qui la favorisent ont été l'avis et le bon conseil de votre majesté, £ fortement touchés de commisération pour elle, et ont 23° Comme elle ne veut rien tra nsiMer sans le roi son | promis de faire tous leurs efforts Pour lui procurer sa fils, elle désire aussi qu'il intervienne conjointement | liberté, ce que les ministres de cette reine sollicitent jouravec elle en ce traité, pour la plus grande et la plus par- | nellement auprès de ces princes. faite assurance d’icelui : Car, autrement, toutes les choses Et pour les émouvoir d'autant plus à avoir pitié de son pourraient difficilement être établies d'une manière stable | “71 elle les a informés des offres qu'elle a faites à sa et permanente. | Inajesté, et qui paraissaient n'être pas moins avanta- 24° Ladite reine d'Écosse a confiance que le roi de | Geuses que raisonnables pour sa majesté, tellement que France, son bon frère, en cons équence de la véritable | ces offres étant refusées et rejetées, cela donne occasion affecLion qu'il lui a toujours montr ée, et qui m'a depuis | à ses amis et partisans de penser qu'elle a été très rigoupeu été certifiée par M. de Mauvissière pour ledit traité | reusement traitée et qu'en conséquence ils peuvent, avec qu'il se portera très volontiers à intérvenir en ce trait Fe | d'autant plus de fondement et raison, entreprendre quelet à l’assister pour la sûreté des promesses qu’elle fait. : | due chose pour la mettre en liberté. 25° Et aussi voudront les princes de la maison de Lor- ILest aussi vraisemblable que, sur ce refus, cette reine raine, en conséquence de la volonté dudit T. C., s'enga- se voyant dans une situation désespérée, continuera sous ger eux-mêmes audit traité, Main ses menées, tant chez elle qu'au dehors, non-seule- 26° Quant aux autres rois et princes de la chrétienté | ment pour oblenir sa délivrance, mais pour se mettre elle essaiera d'obtenir d'eux la même chose, si, pour ie dès à présent en possession de cette couronne, sous le plus grandes solennité et approbation du traité, on juge prétexte de son prétendu titre, ainsi qu'elle l'a fait jusque cela soit nécessaire. qu'à présent, comme on le voit manifestement par les 27° Elle désirerait une réponse prompte et une conclu- lettres et conspirations interceptées, et principalement sion finale des préliminaires, pour remédier à temps à par ces derniers troubles en Écosse, occasionés entiè : tous les inconvéniens. rement par ses insinuations, et qui ont donné pleine 28° Et cependant , pour corroborer d'autant plus ledit Carrière à la méchanceté de tous les ennemis de sa majesté traité, comme fait de sa pure et franche volonté, elle É. sl sibien qu'il paraît que cette mauière de ue désirerait qu'on fit démonstration de quelque adoucisse- la reine d'Écosse avec le même nombre de personnes ment à sa captivité. qu'elle a actuellement, et avec la liberté d'écrire et de recevoir des lettres, le tout bien considéré, est offen- Objections contre la reine d'Écosse , de la main du secrétaire | Sante pour les princes amis de ladite reine; plutôt dom- WALSINGHAM. mageable que profitable à sa majeslé la reine, et qu’elle Kaahete nl , source de toutes ces pratiques qui peuvent met- Que la reine des Écossais est ambitieuse, et est mal Me de SU h + affectionnée à sa majesté: et partant il ne se peut pas 2. Quant au second , a W . .. î que sa liberté ne soit très dangereuse pour j idee 1e doses rss 4 FH pour sa majesté, tement, et de restreindre je degré de liberté dont elle a mou a éla Gissement encouragerait les papistes et | joui jusqu'à présent. a aies ae As M considé- Cela pourrait, du premier coup d'œil, présenter un ide A EE Ccession au ue sn le pour ee le cours des : = reuses qu'elle a jusqu'ici fomentées:; car Que tant qu’elle sera gardée en la possession de sa | ilest certain que ce remède sure être fort salutaire RASE Ne peut servir comme de gage de la sûreté de | si par-là le royaume d'Écosse était aussi dévoué à sa mamajesté, attendu que les amis de la reine d'Écosse, par jesté la reine d'Angleterre qu’il l'était il y a quelques
ES
années, et si le roi de ce royaume n'était pas dispnsé, tant pour la délivrance de sa mère, que pour favoriser leur prétendu titre à l'un et à l'autre; à tormer quelques: entreprises contre ce royaume et 8a inajesié ja reine, en: quoi il n'aurait faute ni d'assistance étrangère, ni d'un parti dans l'intérieur de ce royaume, Mais ce roi et 0e royaume étant dans les dispositions où: ils sont aotuelle-
ment, cette voie de resserrer plus étroitement la reine | d'Écosse, au lieu d'apporter quelque remède, serait capa- |
ble de fomenter les inconvéuiens suivans :
Premièrement, elle augmenterait les griefs tant du roi
d'Écosse que des autres princes ses amis, qui seraient |
offensés de ceite contrainte,
Secondement, cela leur donnerait de justes raisons de prendre quelques mesures pour obtenir le redressement de leurs griefs.
[l Enfin, il n'est pas douteux , qu'en ôtan! ainsi toute es- |
pérance de la liberté de la reine d'Écosse, cela ne provoque quelque personne malintentionnée et désespérée à former quelque entreprise contre la personne de sa majesté la reine ( chose qui, par-dessus tout, mérite d’être pesée müûrement), lequel inconvénient étant dûment considéré, il parait manitestement que la contrainte de la
reine d'Écosse serait vraisemblablement uu remède qui |
pourrait donner lieu à de très fâcheux événemens,.
3, Le dernier point, savoir, s'il serait à propos de | mettre ladite reine d'Écosse en liberté, présente quelques |
raisons de douter sur la forme de cette liberté; savoir en quelle manière cette liberté doit lui étre rendue, soit en
continuant de la retenir dans ce royaume, soit en la r'éta- |
blissant dans son propre pays,
Mais cette proposition doit d'abord être examinée en général, avant que d'en balancer toutes les particularités.
Car il est très difficile à un bon et bien affectionné sujet, qui a pour but la sûreté de sa majesté la reine, et qui fait attention soit au naturel de la reine d'Écosse portée à l'ambition et à la vengeance, soit à ses actions précédentes et aux pratiques qu'elle a établies sur le pied le plus dangereux pour sa majesté la reine et ce royaume, puisse consentir à la liberté de la reine d'Écosse, n'étant point instruit des circonstances que le temps peut avoir amenées pour rendre cette liberté moins dangereuse qu'elle ne l'aurait été ci-devant, ni quelles cautions on peut en aucune manière se procurer pour se mettre à couvert de l'ambition et de la méchanceté de la reine d'Écosse. Et en conséquence, pour mettre ceci dans toute son évidence,
ILest à observer, que tout le danger qu'on apercevait de la part des autres, on l'apercoit aujourd'hui de la part
du roi d'Écosse. 11 prétend au même titre que la reine sa |
mère; il a tant chez lui qu'au dehors les mêmes gens à lui affectionnés autant qu’à sa mère, et il est d'autant plus dangereux qu'il n’est point marié, ce qui peut granderñnent avancer ses affaires, qu’il est un homme, ctqu'il peut entrer en action en sa propre personne : au lieu qu'elle est prisonnière, pendant qu'il est en liberté. Son propre royaume est aujourd'hui entièrement à sa dévo- (tion, et le parti affectionné à la couronne d’Angletèrre
est abaissé : en sorte que le tout bien considéré, ni ta |
liberté de la reine d'Écosse, ni le parti qu'on prendrait de la resserrer plus étroitement, me pourront point chiauger les choses relativement aux. périls qui peuvent
en résulter pour sa majesté la reine, à moins que dans les promesses qui seraient stipulées avec la reine d'Écosse, au moyen d’un traité qu'on ferait avec elle, on ne pt aussi pourvoir aù danger qu'on aurai lieu de craindre de la part de roi son fs,
Mais on pourra peut-être à ce sujet faire cette objec: tion, que tant que la mère sera entre les:mains de sa ma jesté, le roi d'Écosse n'osera rien entreprendre dans la crainte du danger auquel illexposerait sa mère,
On peut répondre à celte objection : premièrement, qu'ils espérent que sa majesté lareine étant une princesse portée à la clémence ne voudra point punir la inère pour les offenses du fils, à moins que, sur de bonnes preuves, elle ne fût trouvée coupable conjointement avec lui; se- | coudement, qu'en considérant l'importance du roi d'É- | cosse par rapport à son.expectalive à la couronne d'Angleterre, on ne se pressera pas de conseiller aucune chose | qui, dans les temps à venir, pourraient être dangereuses | pour ceux qui auraient donné des conseils qui pouvaient | |
tendre à mettre sa mère en danger.
Et en dernier Heu, la résolution de faire périr la reine d'Écosse, pendant que son fils: tient la campagne, étant fortifiée tant par des assistances étrangères que par le parti qu'il a ici dans le royaume, doit paraltre un re- | mède d'autant plus insuffisant que, par les raisons susdites, on ne suppose point qu'on veuille se porter à une pareille extrémité : et ce remède d’aileurs pourrait dé, | terminer le roi d'Écosse et son parti, et les porter à | procéder aveeplus de courage et d'ardeur à la vengeance, | sil'on prenait ces. mesures, de cruauté contre la reine | d'Écosse.
Ou peut encore objecter que la liberté rendue à la reine d'Écosse pourrait grandement encourager les papistes tant au dedans qu'au dehors; mais si l’on veut, sur ce, considérer les précautions qui peuvent être prises par le parlement, tant ici qu'en Écosse, on apercevra que les papistes auront plutôt des raisons de découragement que de reconfort.
Après avoir ainsi résolu ces deux doutes , après avoir aperçu manifestement que les dangers qu'on peut craindre de la part de la mère sont encore plus à craindre de la part du fils, et avec de plus grands inconvéniens ; en considérant aussi qu'en pesant tous les remèdes qu'on peut apporter pour prévenir ces dangers, la liberté de la reine d'Écosse peut raisonnablement laisser des doutes sur la réalité du danger, on apercevra que la liberté de cette reine peut faire plus de bien que de mal.
li reste actuellement à déterminer de quelle manière cette liberté doit lui être rendue, Si l’on juy;e qu'il soit à propos de la laisser dans ce royaume avec quelque res: triction, spécialement dans cette place où elle réside actuellement, le pays des environs étant infecté comme il l'est par rapport à la religion, il est fort à craindre que | cela n’augmente beaucoup la corruption et l'apostasie à | son sujet, sans compter qu'elle aurait l'occasion d’entretenir des intelligences dans ce royaume plus facilement | et plus promptement que st elle était dans son propre | Pays.
: Sion lui rend au dehors une liberté indéfinie, soit en | Écosse, soit en France, alors sa majesté la reine perdra le gage de sa prupre sûreté ; alors la reine d'Écosse se trouvera À portée de donner des avis pour l'encouragement des pratiques établies pour susciter des troubles en
LU en cipal Qu
la coi d'Éec au se avis} lemes d'An( qu'ell trepre
sistera pour « aucun manqu juste s norabl condui mérita les no très ut dent à l'appu parlem la reine et enf les imnei les deu menace qui mé déré, 8 par le « impies aucune
Raison d'An du s
Parce dant ce bles en et partis senteme
Parce de la re Voreille sur une la reine
Parce d'être n prinees troubles
oinsque dans |cs a reine d'Écosse, elle, on ne pêt lieu de craindre
faire cette objec-
inains de sa ma-
eprendre dans la a mère,
|: premièrement, ant une princesse anir la mère pour } bonnes preuves, nent avec lui; selance du roi d'É- : couronne d'Aniller aucune chose être dangereuses eils qui pouvaient
aire périr la reine campagne , étant igères que par le L paraitre un reir les raisons susle se porter à une eurs pourrait dé- , et les porter à ar à la vengeance, lé contre la reine
rendue à la reine rager les papistes ’on veut, sur ce, être prises par le apercevra que les couragement que
utes , après avoir qu'on peut crainplus à craindre de inconvéniens ; en es remèdes qu'on rs, la liberté de la laisser des doutes \ que la liberté de de mal.
le quelle manière n jujye qu'il soit à avec quelque res:
où elle réside acinfecté comme il rt à craindre que nn et l'apostasie à ’occasion d’entrede plus facilement dans son propre
indéfinie, soit en té la reine perdra reine d'Écosse se pour l'encourage* er des troubles en
‘@ royaume , et. dans lesquels elle à joué le rôle principal,
Quant au premier point, on.a répondu ci-dessus que
la considération des dangers que pourrait courir la reine d'Écosse n'arréterait sou fils en aucune matière, Quant au second point, si l'on considère le mai que ses propres avis pourraient lui faire à elle-même par rapport au violement du traité et aux précautions que le parlement d'Angleterre pourrait prendre à ce sujet , il est à croire qu'elle cherchera à être mieux conseillée avant que d'entreprendre des choses qu'elle peut faire actuellement sans aucun danger : sans compter que les princes qui ont en- Gagé pour elle leur foi et leurs promesses ne peuvent poiut avec honneur lui donner leur assistance ; en quoi le roi de France ne s'est pas fort mis en avant, puisque depuis peu il a rejeté, de la manière là plus amicale pour VOUS, toutes les demandes qui lui ont été faites, tant de la part de la reine d'Écosse que de celle des ministres du roi son fils, et qui pouvaient en aucune manière oftenser sa majesté la reine. E ainsi, pour conclusion , lorsqu'on verra que la cause des griefs de la reine d'Écosse ne subsistera plus; que le roi de France, qui a été médiateur pour elle, est satisfait, et qu'il désapprouverait que, par aucune intrigue avec l'Espagne, cette reine fût induite à manquer à sa parole ; que les autres princes n'ont aucun juste sujet de s'offenser, mais plutôt lieu de penser honorablement de sa inajesté Ja reine, en considérant la conduite de la reine d'Écosse envers elle, conduite qui ne inéritait en aucune manière une pareille bienveillance ; les nobles d'Écosse pourront être rélablis, ce qui serait très utile pour tenir en bride ceux dont les conseils iendent à troubler ce royaume, surtout lorsqu'ils peuvent l'appuyer sur un aussi bon fondement que la garantie du parlement : on pourrait éviter les brigues et dangers que la reine d'Écosse peut avoir fomentés dans ce royaume ; et en£a l'espérance des papistes leur serait enlevée par les ineilleures précautions qu’on pourrait prendre dans les deux royaumes : et par-là, les périls qui pourraient menacer la personne même de sa majesté la reine, objet qui mérite plus qu'aucun autre d’étre mûrement considéré, seront évités, lorsque les papistes apercevront que par le changement qui pourrait subvenir, par ces menées impies et scélérates, ils ne verraient leur situation en aucune manière améliorée sur le fait de la religion,
Raisons qui doivent engager sa majesté la reine d'Angleterre à procéder au traité Par l'entremise du secrétaire Walsingham
Parce que ces conspirations, qui ont été inventées pendant ces dernières années, tendantes à susciter des troubles en ce royaume, sont venues de la part des ministres et partisans de la reine des Écossais, et non sans le consentement et les menées de cette reine; ou,
Parce que les moyens employés par lesdits ministres de la reine d'Écosse, pour engaser les princes à prêter Voreille à ces Corispirations, sont principalement fondés sur une certaine commisération qu’on a de la captivité de la reine d'Écosse :
Parce que les raisons qui ont empéché Jendits complots d'être mis à exécution, sont provenus de ce que lesdits prinees ont été la plupart embarvassés chez eux par des troubles domestiques:
Paree qu'aujourd'hui que leurs royaumes commencent à être tranquilles, ji y a de fortes raisons de douter que quelque chose ne soit pas entrepris on faveur de la reine d'Écosse par lesdits princes ;
Parce qu'il est aussi à présumer que quelques-uns des partisaus de la reine d'Écosse pourraient former quelque entreprise extraordinaire au péril de sa müjesté la reine ;
Parce que, pour se prémunir contre ces dangers, il est à propos que sa majesté la reine procède à la définition du traité depuis peu entamé entre elle et ladite reine
d'Écosse.
N° XLIX, Lettre du chevalier Amtas Pauser,
Monsieur ,
Suivant vos ordres portés en vos lettres du 4 de ce mois, je craignais de procéder à l'exécution du contenu dans les lettres que M, Waade vous a adressées, pour le renvoi des domestiques inutiles de cette dame, et pour se saisir de son argent : sur quoi j'avais pris la liberté (mais en vain comme je le vois à présent) de vous écrire naturellement mon avis par mes lettres du 7 du courant, qui sans doute vous sont actuellement Parvenues : mais sur la réception de votre lettre du 5, que je n'ai reçue que le 8 au soir, parce qu'on s'était trompé, ainsi qu'on le voit par le timbre; et qu'après avoir été en chemin pour venir vers moi, elle était retournée à Windsor : j'ai considéré que si je n'étais accompagné que de mes propres domestiques seulement, on pourrait penser qu'ils seraient gagnés pour dire tout ce que je voudrais leur commander ; et en conséquence, j'ai jugé à propos, pour ma plus ample décharge en ces affaires d'argent, de requérir l'assisiance de M. Richard Bagott, lequel étant venu me trouver le lendemain matin, nous nous transportâmes chez cette reine, que nous trouvâmes dans son lit, tourmentée, suivant son ancienne méthode, d’une fluxion qui lui était tombée sur un côté du col, et qui l'avait privée de l’usage d’une de ses mains: à laquelle reine je déclarai qu’à l'occasion de ses dernières pratiques, dans la crainte qu'elle n’y persistât en corrompant quelques membres vicieux de cet état, j'avais reçu un ordre exprès de prendre son argent, de le garder en mes mains, et d'en demeurer responsable lorsque je serais sur ce requis; lui conseillant de me remettre tranquillement ledit argent. Après bien des refus, de grandes exclamations, et plusieurs paroles amères qu’elle proféra contre vous (sans compier toutes les injures qu'elle me dit) en protestant que sa majesté la reine pourrait avoir son corps, mais qu'elle n'aurait jamais son cœur, et refusant de donner la clef de son cabinet, j'appelai mes domestiques, et j'envoyai chercher des barres de fer pour enfoncer là porte, sur quoi elle céda ; et ayant fait ouvrir la porte, j'y trouvai dans les coffres mentionnés dans le détail de M. Waade, cinq rouleaux de grosse toile, contenant cinq mille écus monnaie de France, et deux sacs de cuir, dans l’un desquels il y avait en or cent quatre livres deux schellings, et dans l'autre trois livres sterling en argent, lequel sac d’argent lui fut laissé, elle affirmant qu'elle n'avait pas plus d'argent que cela dans cette maison, et qu'elle était endettée pour les gages de ses domestiques,
Il est fait mention, dans la note de M. Waade, de trois
rouleaux laissés dans la chambre de Curle?, en quoi je ne doute point au'il ne se soit trompé, ce qui est évident tant par les témoignages et sermens de diverses personnes, que par des conjectures vraisemblables, Ce qu’il ÿ a de vrai, c'est que nous n'avons trouvé (dans cette chambre de Curle ) que deux rouleaux, chacun desquels contenait un millier d'écus, ce qui était le présent de cette reine à la femme de Curie, lors de son mariage. 11 s’est trouvé dans la chambre de Naw, dans une armoire, une chaîne estimée du prix de cent livres ; et en monnaie un sac de neuf cents livres, et dans un autre sac deux cents quatre-vingt-six livres dix-huit schellings; toutes les. quelles petites sommes d'argent monnayé ont été mises en des sacs, et scellées par M. Richard Bagott, à l’exception de cinq cents livres de l'argent de Naw, que je garde en mes mains pour l'usage de sa maison, et qui pourront être remboursée à Londres, où sa majesté pourra les assigner sur l'argent reçu dernièrement à l’échiquier
plir *. Mais toutes ces personnes, à l'exception de Bastian, sont si simples et si bêtes, qu'il n’y a pas beaucoup lieu d'appréhender leurs pratiques; et, sur ce fondement, j'étais d'avis dans mes lettres précédentes que tout ce train congédié aurait pu suivre sa mattresse jusqu’à la première fois qu'on la fera changer de demeure, et qu'alors on les aurait tout d'un coup démis de leurs offices, de peur qne ce changement de demeure ne pt étre différé, si elle pouvait craindre ou prévoir quelques mesures de rigueur.
Je laisse à d’autres à chercher, comme ils le pourront, des excuses à leur sotte compassion : quant à moi je renonce à toutes les joies du ciel, si dans aucune chose que j'ai dite, faite ècrite ou j'ai eu aucune autre vue que l’avancement du service de sa majesté la reine : et ainsi je vous prie instamment d’être ma caution sur cela, comme aussi sur ce que ni M. Manners, ni les autres commissaires,
| ni moi-même, nous ne nous sommes point emparés de
par un de mes domestiques. Je craignais que pendant | | respect convenable, répondu pour toute la compagnie
| qu'aucun de nous re s'est ingéré de penser que, notre : commission ne regardant que les papiers, nous pussions
tout ce temps ces gens-ci n’eussent détourné cet argent, ou qu'ils ne l'eussent caché dans quelque coin secret; sur quoi j'ai ordonné que tous les officiers de cette reine, depuis le plus grand jusqu’au plus bas, fussent gardés dans les différens endroits où je les avais trouvés, en sorte que si je n'avais pas trouvé l'argent sans étre troublé dans mes recherches, j'aurais été obligé de fouiller leurs logemens, et ensuite leurs propres personnes. Je remercie Dieu de tout mon cœur, comme d’une grâce singulière, de ce que cela a si bien réussi, craignant que si cela s'était passé autrement, sa majesté la reine n'eût êté portée à concevoir de moi quelques idées désavantageuses.
Quant à la dispersion des domestiques de cette reine, j'ai confiance que ce que j'ai fait suffira pour la satisfaction de sa majesté la reine dans le moment présent, auquel je ne pouvais pas prendre urie détermination absolue jusqu'à ce que j'eusse encore recu de vos nouvelles ; soit à cause que suivant la lettre de M. Waade, sa majesté la reine s’en rapporte à vous pour examiner lesquels, parmi ceux qui sont destitués de leurs offices, doivent être renvoyés chacun en leurs demeures et pays, sur quoi il me parait que vous avez oublié de donner votre avis; soit parce que, sur l’état de la maison de le reine d'Écosse, qui vous a été envoyé, je n'ai point encore jusqu'à présent recu de réponse de vous pour me faire savoir votre résolution au sujet des personnes que vous voulez assigner pour être congédiées. Voici donc seulement ce que j'ai fait. J'ai ordonné que tous ceux mentionnés dans le billet ci-joint fussent gardés dans trois ou quatre chambres capables de les contenir, et que leur manger et leur boisson leur fussent apportés par mes domestiques. Vous aurez pour agréable de me faire savoir par vos prochaines lettres, en quelle manière et pour quels endroits je dois leur délivrer des passe-ports, comme aussi, dans le cas où ils diraient qu’ils ne sont point payés de leurs gages, ce que je dois faire à ce sujet. On a dit qu'ils avaient accoutumé d'être payés tous les ans à Noël. La dépense de sa majesté la reine peut être un peu diminuée pour le renvoi de ces gens-là, et ma commission sur ce point deviendrait beaucoup plus aisée à rem-
‘ Curle peut vous dire la vérité de ce fait.
l'argent, J'ai confiance que M. Waade aura, avec tout le
avoir la hardiesse de toucher à l’argent, en sorte qu’il n’y a pas, à ce que je crois, élé question de tout cela : et comme vous savez que je n’élais pas commissaire pour
| cetie recherche, mais que j'avais les mains pleines à
Tyxhall, vous savez aussi que des serviteurs discrets ne sont point empressés à traiter les grandes affaires sans ordre, et surtout lorsque les choses sont telles qu'il n’y a aucun danger dans le délai,
L'avis que vous me donnez de cet heureux changement de demeure a été pour moi d’une grande consolation, Je ne dis pas pour ce qui me concerne moi-même, car mes intéréts ne peuvent en aucune manière entre en comparaison avec la sûreté de sa majesté la reine et la tranquillité de ce royaume. Que le Seigneur accorde le prompt et heureux effet de ces pieux et judicieux conseils : et sur ce, je vous recommande à sa divine et miséricordieuse protection.
De Chartey, 10 septembre 1586.
Copie d'une lettre des comtes de SHREWSBURY et KENT, etc. au conscil de sa majesté la reine, au sujet de leurs procé dés par rapport à la mort de la reine d'Écosse,
Vos bonnes et honorables seigneuries auront pour agréable d'être averties que le samedi 4 du présent mois, Robert Beale vint à la maison de moi comte de Kent, en la comté de .. .., auquel Beale furent délivrées les lettre et commission de vos seigneuries, et montrée la commission de sa majesté : sur quoi je, comte de Keut, envoyai des ordres pour arrêter ces poursuites à cor et à cri, qui avaient jeté le trouble en ce pays, requérant les officiers de faire arrêter tous ces gens, porteurs de ces ordres sans noms, ainsi qu'il y en avait eu ci-devant, et de les conduire au plus prochain juge-de-paix, afin que sur l'examen qui serait fait de ces gens-là, la source et les causes de ces rumeurs séditieuses pussent être aussitôt
TCette dame a actuellement une bonne somme d'argent entre les mains de l'ambassadeur de France,
appar susdit chez N confér je, Ro comm et che A. Pau encore qui ét propos Beale, matin ; la lettr que le en cetti suivant Shrews promit, susdit c juge de quel je vos seig le requé borougl vince dé et porte juge de matin a!
ce qui a des aut chevalie celte vil jour au le reçu « et des le pour m Shrewsk d’autres ment de Montagu Brudene matin, à faite, Pa où le sh qui se tin chercher serait à | nous trar d’elle-mé redire da contre el!
statut fai tuajesté, commissi discours, main mal de la ma elle, et de réder à l’ ne pouvya cependan avait (orn
«ception de Bastian, a pas beaucoup lieu sur ce fondement, identes que tout ce maitresse jusqu’à la le demeure, et qu’aris de leurs offices, ure ne püt être difir quelques mesures
me ils le pourront, quant à moi je re- 18 aucune chose que utre vue que l’avanine : et ainsi je vous r cela, comme aussi 1tres commissaires, s point emparés de e aura, avec tout le toute la compagnie penser que, notre iers, nous pussions t, en sorte qu’il n’y ion de tout cela : et s commissaire pour es mains pleines à rviteurs discrets ne randes affaires sans ont telles qu'il n’y a
t heureux changene grande consolancerne moi-même, > manière entre en jesté la reine et la igneur accorde le x et judicieux connde à sa divine et
SBURY et KENT, etc.
sujet de leurs procé d'Écosse,
uries auront pour edi 4 du présent de moi comte de le furent délivrées iries,et montrée la e, comte de Kent, oursuites à cor et à pays, requérant les , porteurs de ces it eu ci-devant, et -de-paix, afin que 1s-là, la source et ussent être aussitôt
ue somme d’argent ace,
apparentes et connurs. Il fut aussi résolu que moi, susdit comte de Kent, irais le lundi suivant à Lylford, chez M. Elmes, pour être plus près et plus à portée de conférer avec milord Shrewsbury. Le dimanche au soir je, Robert Beale, vins à Fotheringay, où après avoir commuriqué la commission, etc., à nous Amias Paulet et chevalier Drue Drury, attendu que le chevalier A. Paulet était depuis peu rétabli, et qu'il n'était point encore en état de se rendre chez le comte de Shrewsbury, qui était alors à six milles de là, à Orton, il fut juge à propos que nous, chevalier de Drue Drury et Robert Beale, allassions vers lui, ce que nous fimes le... au matin ; et en lui délivrant la commission de sa majesté et la lettre de vos seigneuries, nous lui communiquâmes ce que le comte de Kent et nous jugions le plus convenable en cette affaire, priant sa seigneurie de venir ici le jour suivant, pour conférer avec moi, susdit comte de Sbrewsbury, au sujet de ladite affaire: ce que sa seigneurie promit. Et pour rendre la chose plus authentique, je, susdit comte de Shrewsbury, envoyai vers M. Beale un juge de paix du comté de Huntingdon ci-adjacent, auquel je fis part de cet ordre que Robert Beale avait de vos seigneuries pour arrêter les poursuites à cor et à cri, le requérant d'en donner connaissance à la ville de Peterborough et spécialement aux juges-de-paix de la province de Huntingdon, et de faire arrèter ces poursuivans et porteurs de tels ordres, et de les faire conduire au juge de paix le plus prochain, et de venir le mercredi matin au château de Fotheringay nous rendre compte de ce qui avait été fait et de ce qu'on aurait pu apprendre des auteurs de ces rumeurs. Lequel pareil ordre je , chevalier Amias Paulet , ai aussi donné lundi matin, en celte ville et dans les autres endroits voisins, Le méme jour au soir, le shérif du comté de Nortbampton, sur le reçu de la lettre de vos seigneuries, vint à Arundel, et des lettres furent envoyées à moi , Comte de Kent, pour me donner part des intentions du comte de Shrewsbury et de son arrivée ici mardi sur le midi; et d'autres lettres furent aussi envoyées , avec le consentement de leurs seigneuries, au chevalier Édouard de Montague , au chevalier Richard Knightly, à M. Thomas Brudenell , etc., pour être ici mercredi à huit heures du matin, auquel temps on pensait que l'exécution serait faite. Partant, le mardi, nous, les comtes, vinmes ici, où le shérif vint nous trouver ; et, sur la conférence qui se tint entre nous, il fut résolu que le soin d'envoyer chercher les chirurgiens et autres choses nécessaires serait à lui commis pour ce temps-là. Et aussitôt nous nous transportämes chez elle, et d'abord en la présence d'elle-même et de ses gens, afin qu'ils pussent voir et redire dans la suite qu'on n'avait pas autrement procédé contre elle que suivant la loi et la forme prescrite par le statut fait en la vingt-septième année du règne de sa majesté, on jugea à propos de lui faire lecture de la commission de sa majesté; et ensuite, par différens discours, elle fut engagée à se préparer pour le lendemain matin, On lui rappela aussi le souvenir de sa faute, de la manière honorable dont on avait procédé avec elle, et de la nécessité où sa majesté se trouvait de procéder à l'exécution, puisque d’ailleurs on voyait qu’elles ne pouvaient pas toutes les deux exister ensemble : et Cependant que, depuis que le lord Buckhurst était ici, on avail (formé de nouvelles conspirations , et que cela serait
toujours de même; par conséquent, que puisqu'il y avait déjà du temps qu'elle avait été avertie par lesdits lord et Robert Beale, de se préparer à mourir, nous ne doutions pas qu’elle ne s’y fût disposée par avance, et qu'ainsi elle ne voulüt prendre ce message-ci en bonne part. Et afin qu'on ne dit pas que le devoir de chrétien avait été négligé, et Pour que cela pôt faire sa consolation et procurer le salut tan: de son corps que de son âme en l’autre monde, nous lui déclarâmes que, si elle voulait conférer avec l’évêque et doyen de Peterborough, elle le pouvait ; auquel doyen nous avions à cet effet assigné un logement à un mille de cette place-ci. Sur quoi, en se signant du signe de la croix » au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, elle répondit en ces termes : «Qu'elle était disposée à mourir dans la foi catholique romaine que ses ancêtres avaient professée et dont elle ne voudrait jamais être détournée. » Et malgré tout ce que nous pûmes dire pour lui persuader le contraire, nous ne pümes rien gagner sur elle : et en conséquence , lorsqu'elle nous demanda de lui faire venir son prêtre, nous le lui refusâmes absolument. Ensuite de quoi, elle demanda à savoir quelle réponse nous avions sur sa première demande à sa majesté, au sujet de ses papiers d’affaires et de la disposition de son corps. Sur le premier article, nous n’eûmes d'autre réponse à faire , Si ce n'est que nous pensions que, si ses papiers n'avaient pas été ci-devant envoyés, ils devaient être en la garde de M. Waade, lequel était actuellement en France; et que , jugeant que ces papiers ne pouvaient être d'aucun intérét pour sa majesté la reine, nous ne doutions point qu'ils ne fussent remis à celui qu'elle voudrait nommer pour les recevoir, attendu que pour ce qui nous concerfait, nous regardions comme indubitable que sa majesté ne voudrait en sucune manière profiter de ses effets, et que, par conséquent (suivant notre opinion), elle pouvait meltre par écrit ce éu'elle voudrait qui fût fait et que cela serait communiqué à sa majesté, de laquelle elle et {ous autres pouvaient attendre toute sorte de courtoisie. Pour ce qui est de son corps, nous ne savions point la volonté de sa majesté, et parlant nous ne pûmes pas lui dire que sa demande luiserait refusée ou accordée. Quant aux intrigues de Babington, elle les nia absolument et elle voulut en inférer que sa mort était à cause de ga religion; sur quoi il fut aussitôt par nous et plusieurs fois répliqué que, depuis bien des années, elle n'avait pas été fort touchée de la religion et qu’elle ne l'était point encore actuellement ; mais que cette procédure contre elle était pour trahison, de quoi elle était coupable, pour cette horrible couspiration tendante à la destruction de la personne de sa majesté ; ce qu’elle nia de nouveau, ajoutant en outre que, bien qu’elle pardonnât elle-même aux auteurs de sa mort, cependant elle ne doutait pas que Dieu n’en tirât vengeance. Et lui ayant allégué les dépositions de Naw et de Curle comme preuves de ce fait contre elle, elle répondit : qu’elle n’accusait personne,
| mais qu'après qu’elle serait morte et qu'eux ils seraient \ restés en vie, on verrait avec quelle insouciance on
l'avait traitée et les mesures qu'on avait prises à son égard ; et elle demanda si l'on avait jamais entendu parler d’une pareille chose, qu'on emplcyât des domes tiques pour accuser leur maitresse ; et sur ce, elle demanda ce qu'ils étaient devenus et où ils habitaient, Après que nous fûmes sortis de chez elle, attendu
qu'il était porté par la commission , que la charge de sa | prierait Dieu de l’assister du secours de son Esprit-Saint,
personne était en la disposition de nous les comies, nous demandâmes au chevalier Amias Paulet et au chevalier Drue Drury, de se charger pour cette nuit de la fonction qu'ils avaient eue précédemment, de disposer la quantité de soldats nécessaire pour veiller cette nuit, de faire renvoyer tous les gens de la reine d'Écosse, et de donner ordre que seulement quatre d’entre eux pussent être présens à l'exécution, lesquels demeureraient à l'écart, et seraient gardés par de certaines personnes, en sorte qu'ils ne pussent pas approcher d'elle : savoir , Melvil, son intendant, le médecin, le chirurgien et l’apothicaire.
Le mercredi au matin, après que nous, les comtes, nous nous fûmes rendus au château, et que le shérif eut préparé dans la salle toutes les choses nécessaires pour l'exécution , il fut ordonné audit shérif d’aller dans sa chambre à elle, et de la faire descendre dans l’endroit où nous étions présens, nous qui avons signé celte lettre ; savoir, M. Henri Talbot, écuyer; le chevalier Édouard Montague, chevalier, son fils et héritier présomptif; et Guillaume Montague, son frère; le ehevalier Richard Knightly, chevalier; M. Thomas Brudenell ; M. Beuil; M. Robert et Jean Wingefield ; M. Forest et Rayner; Benjamin Piggot; M. le doyen de Peterborough et autres.
Au bas de l'escalier elle s’arréta pour parler tout haut à Melvil, en notre présence, à cette fin : « Melvil, comme «tu as été pour moi un honnête serviteur, ainsi je te prie «de continuer de l'être pour mon fils, et de me recom- «mander à lui. Je n'ai point attaqué sa religion ni la re- «ligion des autres, mais je lui souhaite toutes sortes de « prospérités : et ainsi que je pardonne à tous ceux qui «m'ont offensé en Écosse, je veux aussi qu'il leur par- “donne, et je prie Dieu qu’il leur envoie son Esprit- «Saint, et qu’il l'éclaire ?, » À quoi la réponse de Melvil fut, qu'il le ferait ainsi; et que, lorsqu'il le ferait, il
1 Lettre de la reine MARIE à ÉLISABETR, écrile aprés sit sentence de mort , tirée du martyre de cette princesse , et de Brantome. *
19 décembre 1h86.