CAP. IV
{frique , U, 1,1, etc.
ag. 131-132.
s Journ. of vol LX, 109.
titude sur les habitans du troisième district, qui est situé à l'extrémité méridionale de l'Amérique. Je parle de ces fameux Patagons qui pendant deux siècles et demi ont été un sujet de dispute pour les savans et un objet d'admiration pour le vulgaire. On les regarde comme une des tribus errantes dispersées sur cette région vaste mais peu connue de l'Amérique, qui s'étend depuis la rivière de la Plata jusqu'au détroit de Magellan. Leur résidence propre est dans cette partie de l’intérieur des terres qui borde le fleuve Negron ; mais dans la saison des chasses ils poussent souvent leurs courses jusqu'au détroit qui sépare la Terre-de-Feu du continent. Les premières relations qu'on ait enes de ce peuple furent apportées en Europe par les compagnons de Magellan !, et on les décrivait comme une race gigantesque, d’une taille au-dessus de sept pieds et d’une force proportionnée à leur énorme grandeur. On observe parmi différentes classes d'animaux des différences tout aussi remarquables pour la grosseur. Les grandes races de chevaux et de chiens surpassent les plus petites en volume et en force,
“autant que les Patagons sont supposés s'élever
au-dessus du modèle commun de la forme humaine, Mais les animaux ne parviennent à la perfection dont leur espece est susceptible ; que dansles climats doux, et où ils trouvent en abondance les alimens les plus nourtissans. Ce n’est donc pas dans les déserts incultes des terres Magellaniques, et parmi une tribu de sauvages dépourvus d'industrie et de prévoyance , que nous devrions nous attendre à trouver l'homme avec les plus glorieux attributs de sa nature et distingué par une supériorité de grandeur et de force fort au-dessus de tout ce qu'il a acquis dans toutes les autres régions de la terre, On a besoin des preuves les plus positives et les plus incontestables pour établir un fait si contraire aux lois et aux maximes générales qui semblent affecter à tout autre égard la forme humaine et en déterminer les qualités essentielles ; mais ces preuves n'ont pas encore été produites.
Quoique plusieurs voyascurs, dont le témoignage est d’un grand poids , aient depuis Magellan visité cette même partie de l'Amérique et communiqué avec les naturels (49) ; quoique les
‘ Falkner's Descript. of Patagonia, pag. 102.
. est évident que la durée «
uns aient affirmé que ces peuples étaient d’une taille gigantesque, et que d’autres aient tiré la mème conclusion en mesurant la trace de leurs pieds ou les squelettes des morts ; cependant les relations des uns et des autres diffèrent dans des points si essentiels et sont mélées de tant de circonstances évidemment fausses et fabuleuses qu’il est impossible d'y donner une entière confiance. D'un autre côté quelques navigateurs, et parmi ceux-ci les hommes les plus distingués par le discernement et l'exactitude, ont affirmé que les Patagons qu'ils avaient vus, quoique grands et bien faits, n'étaient point de cette grandeur extraordinaire qui en ferait une race distincte des autres habitans de la terre, L'existence de cette prétendue race de géans semble donc être encore un de ces problèmes d'histoire naturelle sur lesquels un esprit sage doit suspendre son jugement, jusqu’à ce que des preuves plus complètes lui apprennent s'il peut adopter un fait contraire en apparence à ce que l'expérience et la raison ont découvert jusqu'ici concernant l'état et la structure de l'homme, dans toutes les contrées diverses où à a été observé.
Pour nous former une idée exacte de la constitution des habitans de l'un et de l'autre hémisphère, il faudrait non-seulement considérer la forme et la vigueur de leur corps, mais encore examiner quel est le degré de santé dont ils jouissent , et quelle est la durée commune de leur vie. Dans la simplicité de l'état sauvage , où l’homme n'est ni accablé par le travail, ni énervé par le luxe, ni tourmenté par l'inquiétude, on est porté à croire que sa vie doit couler doucement, sans être presque jamais troublée par la maladie ni la douleur , jusqu’à ce qu’elle se termine enfin, dans une extrême vieillesse, par l'affaissement successif de la nature. On trouve en effet parmi les Américains , ainsi que chez d'autres peuples sauvages, des hommes dont la figure flétrie et décrépite semble indiquer une vieillesse extraordinaire, Mais comme la plupart des sauvages ignorent l’art de compter, et qu’ils oublient aussi aisément le passé qu'ils s'occupent peu de l'avenir, il est impossible de connaître leur âge avec un certain degré de précision !. Il mmune de leur vie !Ulloa, Notic. Americ., 323, Bancroft, Nat, hist.
of Guiana, 334.
doit varier considérablement, selon la diversité ! des climats et la manière différente dont les hommes se nourrissent. Cependant ils semblent être partout exempts de plusieurs des infirmités qui affligent les nations civilisées. Ils ne connaissent aucune des maladies qui sont le produit immédiat du luxe ou de la paresse, et ils n'ont point de mot dans leur langue pour exprimer ce nombreux cortége de maux accidentels auxquels nous sommes sujets,
Mais quelle que soit la situation où l'homme se trouve placé, il est né pour souffrir. Ses maladies, dans l’état sauvage, sont à la vérité en moins grand nombre; mais comme celles des animaux, à qui l'homme ressemble beaucoup dans ce genre de vie, elles sont plus violentes et plus funestes. Si le luxe engendre et entretient des infirmités d'un certain genre, la rigueur et les peines de la vie sauvage en produisent d’autres. Comme les hommes, dans cet état, n’ont aucune pré-
voyance, et que leurs moyens de subsistance |
sont précaires , ils passent souvent d'une disette
extrême à une extrême abondance, selon les | vicissitudes de la fortune dans leurs chasses, ou ‘| | Cette maladie, prenant son nom du pays où
selon celles des saisons dans les productions de la
nature. Leur excessive voracité dans l'une de ces |
situations et leur abstinence rigoureuse dans
l'autre sont également nuisibles; car, quoique l’homme puisse s’accoutumer par l'habitude, ainsi que les animaux de proie, à supporter uue | longue abstinence et à manger ensuite avec vo- |
racité, sa constitution ne peut manquer d'être fortement affectée par ces contrastes violens et
subits. Ainsi la force et la santé des sauvages | sont, dans certains temps , altérées par ce que | leur fait souffrir la disette d’alimens, et en | | et l’habileté des médecins découvrirent par de-
d'autres temps ils sont sujets aux maladies qui
naissent des indigestions et de l'excès de nour- | à adoucir le mal. Pendant le cours de deux
riture. Ces maladies sont si communes qu'on peut les regarder comme une suite inévitable de leur manière de vivre, et elles font périr un grand nombre d'individus au printemps de leur vie. Ils sont très sujets aussi à la consomption, aux pleurésies, à l'asthme et à la paralysiet, maladies produites par la fatigue et les peines excessives qu’ils ont à supporter dans la chasse et dans la guerre, ou par les intempéries des saisons auxquelles ils sont continuellement ex-
! Charlevoix, Wouvelle-France, 3. Lafitau , I, 460. De La Potherie 11, 37,
posés, Dans la vie sauvage, l'excès de fatigue at-
| taque violemment la constitution ; dans les s0- | ciétés policées, l'intempérance la mine, H n'est | pas aisé de déterminer laquelle de ces deux | causes produit les plus funestes effets , et con-
tribue davantage à abréger la vie de l'homme. L'influence de la première est certainement plus étendue : les effets pernicieux du luxe ne se font sentir dans toutes les sociétés qu'à un petit nombre d'individus; les peines de la vie sauvage se font également sentir à tous. Autant que j'en puis juger , après des recherches très détaillées, la durée commune de la vie humaine est plus courte parmi les sauvages que chez les peuples industrieux et policés, Une maladie redoutable, fléau le plus terrible dont le ciel irrité ait voulu dans cette vie châtier la licence des désirs eriminels, semble avoir été particulière aux Américains. En la communiquant à leurs conquérans, ils ont amplement vengé leurs injures, et cette nouvelle calamité, ajoutée à celles qui empoisonnaient déjà la vie humaine, a peut-être plus que compensé tous les avantages que l'Europe a tirés de la découverte du Nouveau-Monde.
elle a d'abord exercé ses ravages, ou du peuple par qui on a cru qu'elle avait été répandue en Europe, a été appelée quelquefois /e mal de Naples, et quelquefois e mal français. Elle se montra d'abord si terrible, avec des symptômes si violens et des progrès si rapides et si funestes,
| qu'elle se jouait de tous les efforts de la méde-
cine. L'étonnement et la terreur accompagnaient ce fléau inconnu dans sa marche, et les hommes commencèrent à craindre qu’il n’annonçât l’extinction entière de la race humaine. L'expérience
grés des remèdes propres à guérir, ou du moins siècles et demi la violence de cette cruelle ma-
Jadie s'est calmée d’une manière sensible; enfin, semblable à la lèpre qui a désolé l'Europe pen-
. dant plusieurs siècles, peut-être s'épuisera-t-elle
d'elle-même; et dans un âge plus heureux, cette peste occidentale , ainsi que celle de lorient , ne sera plus connue que par les descriptions (b0), IL. Après avoir considéré ce qu'il paraît y avoir eu de particulier dans la constitution physique des Américains, notre attention doit naturellement se porter sur leurs facultés mo-
rales.
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rales. De même que l'individu passe par degrés de l'ignorance et de la faiblesse de l'enfance à la vigueur et à la maturité de la raison , on peut observer une marche semblable dans les progrès de l'espèce; car il y a aussi pour elle un période d'eufance , pendant lequel plusieurs des facultés de l'âme ne sont pas encore développées, et toutes sont encore faibles et imparfaites dans leur action. Dans les premiers âges de la société, où l'état de l’homme est encore simple et grossier ; sa raison est très peu exercée et ses désirs se meuvent dans une sphère très étroite, De là naissent deux caractères remarquables qui distinguent l'esprit humain dans cet état : ses facultés intellectuelles sont extrémement bornées; ses efforts et ses émotions sont faibles et en petit nombre, Ces deux caractères se remarquent clairement chez les plus sauvages des tribus américaines, et forment une partie essentielle de leur description.
Ge que les nations polies appellent raisonnemens ou recherches de spéculation , est entièrement inconnu dans ce premier état de société , et ne peut jamais devenir l'occupation ou l'amusement de l'homme, jusqu'à ce qu'il ait fait assez de progrès pour se procurer une subsistance Constante el assurée et pour jouir du loisir et du repos. Les pensées et l'attention d'un sauyage sont renfermées dans le petit cercle d'objets qui intéressent immédiatement sa conservation ou une jouissance actuelle. Tout ce qui est au-delà échappe à ses regards ou lui est parfaitement indifférent : semblable aux animaux, ce qui est sous ses yeux l’intéresse et l'affecte; ce qui est hors de la portée de sa vue ne lui fait aucune impression. Il y a en Amérique plusieurs peuples qui ont l'intelligence trop bornée pour être en état de faire aucune disposition pour l'avenir, Leur prévoyance et leurs soins ne s'étendent pas jus- | que-là. Ils suivent aveuglément l'impulsion du | sentiment qu'ils éprouvent, et ne s’embarrassent point des conséquences qui peuvent en résulter dans la suite, ni même de celles qui ne se présentent pas immédiatement à leur esprit. Ils mettent le plus grand prix à tout ce qui leur présente quelque utilité ou quelque jouissance actuelle, et ne font aucun cas ne tout ce qui n'est pas l'objet du besoin ou du désir d'un mo-
?Ulloa Noticias Americ. , 222,
ment!, Lorsqu'à l'approche de la nuit un Caraïbe se sent disposé à se livrer au sommeil, il n'y « aucune considération qui puisse le tenter de vendre son hamac; mais le matin, lorsqu'il se lève pour se livrer aux travaux ou aux plaisirs que le jour lui annonce, il donnera ce mème hamac pour la bagatelle la plus inutile qui viendra flatter son imagination?, A la fin de l'hiver, quand l'impression de ce que la rigueur du froid lui à fait souffrir est encore récente dans l'esprit du sauvage d'Amérique, il s'occupe avec activité à préparer des matériaux pour se bâtir une hutte commode qui puisse le garantir contre l'inclémence de la saison suivante; mais à mesure que le temps devient plus doux, il oublie ce qu’il a éprouvé, abandonne ses travaux et n'y pense plus jusqu'à ce que le retour du froid le force, mais trop tard , à les reprendre 5,
Si, pour les intérêts les plus pressans , et à ce qu’il semble les plus simples, la raison de l'homme sauvage et dénué de culture diffère si peu de la légèreté des enfans et du pur instinct des
animaux, elle ne peut pas avoir une grande
influence sur les autres actions de sa vie. Les objets sur lesquels la raison s'exerce, et les recherches auxquelles elle se livre, dépendent de la situation où l'homme est placé, et lui sont indiqués par ses affections et ses besoins. Les réflexions qui paraissent les plus nécessaires et les plus importantes aux hommes dans un certain état de société ne se présentent jamais à eux dans un autre ordre de choses. Chez les nations civilisées, l'arithmétique ou l’art de combiner les nombres est regardée comme une science essentielle et élémentaire, dont l’invention et l'usage sur notre continent PR à des temps antérieurs aux monumens de l'histoire. Mais-parmi des sauvages qui n'ont ni des biens à évaluer, ni des richesses accumulées à compter, ni une multitude d'objets et d'idées à dénombrer, l'arithmétique est un art inutile et
| Superflu ; aussi est-elle entièrement inconnue à
plusieurs peuplades américaines. 11 y a des sauvages qui ne peuvent compter que jusqu'à trois, et n'ont aucun terme pour distinguer un nombre
1 Venegas, Æistoire de la Californie , 1, 66. Churchill, Collect., V, 693. Borde, Descript. des Caraïbes, pag. 16. Ellis, Por. , 194,
* Labat, Poy., 1, 114-115. Du Tertre, H, 385.
5 Adair, Æist. des Indiens de l'Amérique. p. 412
supérieur 1. Quelques-uns comptent jusqu'à dix, et d'autres jusqu’à vingt. Lorsqu'ils veulent donner l'idée d'un nombre au-delà, ils montrent leur tête, pour faire entendre que ce nombre est égal à celui de leurs cheveux, ou disent avec étonnement qu'il est si grand qu'il est impos- . sible de l’exprimer2. Non-seulement les Américains, mais encore tous les peuples qui sont dans cet état sauvage , semblent ignorer l’art du
calcul3, Cependant , aussitôt qu’ils apprennent | à connaître une grande variété d'objets et qu'ils | ont des occasions fréquentes de les considérer | unis ou divisés, ils se perfectionnent dans la | connaissance des nombres; de sorte que l’état de |
cet art chez tous les peuples peut être regardé comme une règle d'après laquelle on doit évaluer les degrés de leurs progrès dans la civilisation. Les Iroquois, dans l'Amérique septentrionale, étant beaucoup plus civilisés que les habitans grossiers du Brésil, du Paraguay et de la Guyane, sont aussi beaucoup plus avancés à
cet égard , quoique leur calcul ne s’étende pas au- | delà de mille; mais ils n’ont point d’affaires assez |
compliquées pour »voir besoin de supputer de plus grands nombres. Les Ché :kis, qui forment une nation moins considérable du même continent, ne peuvent compter que jusqu’à cent, et ils
ont des mots pour exprimer les différensnombres |
jusqu’à ce terme-là (51). Les tribus plus petites de leur voisinage ne vont pas au-delà de dix.
L'exercice de l'entendement chez les peuples sauvages est à d’autres égards encore plus limité. Les premières idées de tout être humain ne peuvent être que celles qu’il reçoit par les sens; mais il ne peut guère en entrer d’autres dans l'esprit de l’homme tant qu’il est dans l’état sauvage. Son œil est frappé des objets qui l’environnent. Ceux qui peuvent servir à son usage ou satisfaire quelqu'un ‘de ses désirs attirent son attentior:; mais il voit les autres sans intérêt et sans curiosité. Il se contente de les considérer sous le rapport simple où ils s'offrent à lui, c'est-à-dire isolés et distincts les uns des
1 La Condamine, pag. 67. Stadius, ap. de Bry, X, 128. Lery, ibid. , 251. Biet, 362. Lettres édif., 23-34.
2 Dumont, ZLouis., 1, 187. Herrera, Decad. 1, lib. mr, cap. ru, Biet, 396. Borde, 6.
# C'est le cas des Groenlandais, voyez Crantz, |, 226, et des Kamtchatkadales, vor. l'abbé Chappe, t. I, p. 17.
“Charlevoix Vouvelle-France, NW], 402.
# Adair, Zist, des Indiens de l'Amérique , 77.
autres; mais il ne songe point à les combiner pour en former des classes générales. Il ne considère point leurs qualités particulières et ne se rend point compte des impressions qu'ils font sur son propre esprit ; ainsi il ne connaît aucune des idées que nous avons appelées universelles, abstraites ou réfléchies. L'activité de son intelligence ne doit donc pas s'étendre bieu loin, et son raisonnement ne peut s'exercer que sur les choses sensibles. Cela est si évident chez les nations les plus grossières de l'Amérique, qu’il n’y a pas dans leur langue, comme on le verra plus bas, un seul mot pour exprimer ce qui n'est pas matériel. Les mots de femps, d'espace, de substance, et mille autres termes qui expriment des idées abstraites et universelles, n’ont aucun équivalent dans leurs idiomes !. Un sauvage nu, accroupi près du feu qu'il a allumé dans sa misérable cabane, ou couché sous des branchages qui lui offrent un abri momentané, n’a ni le temps, ni le pouvoir de se livrer à de vaines spéculations. Ses pensées ne se portent pas au-delà de ce qui intéresse la vie animale, et lorsqu'elles ne sont pas dirigées vers quelque objet d'utilité présente, son esprit reste dans une entière inaction. Dans les situations où il ne faut aucun effort extraordinaire de travail ni d'industrie pour satisfaire aux besoins simyples de la nature, l'esprit est si rarement mis en action, que les facultés du raisonnement n'ont presque aucune occasion de s'exercer. Les nombreuses tribus dispersées sur les riches plaines de l'Amérique méridionale, et les habitans de quelques-unes des îles et de plusieurs plaines fertiles du continent ne peuvent être compris dans cette classe. Leur physionomie inanimée , leur regard fixe et sans expression , leur froide inattention et l'ignorance entière où ils étaient sur les premiers objets qui sembleraient devoir occuper les pensées de tout être raisonnable, firent une telle impression sur les Espagnoïs, qui les observèrent pour la première fois, qu'ils les regardèrent comme des animaux d’une classe inférieure, et ne purent croire qu'ils appartinssent à l'espèce humaine ? Il fallut l'autorité d’une bulle du pape pour détruire cette opinion et pour convaincre les Espagnols que les Américains étaient capables de
1 La Condamine , pag. 54.
3 Herrera, Decad. 11, ïib. 11, cap. xv.
point patio chass lence digne espril huma d’acti effort maxin la scie tés in vage, propri acqué) Par active presqu 1 Tor SLaf
à les combiner rales. Il ne conculières et ne se ions qu'ils font > connaît aucune es universelles, ivité de son inendre bien loin, exercer que sur évident chez les Amérique, qu'il nme on le verra xprimer ce qui le {emps, d'esutres termes qui et universelles, rs idiomes !, Un 1 feu qu'il à al- , Où couché sous un abri momenvoir de se livrer ensées ne se poréresse la vie anipas dirigées vers ite, son esprit L. Dans les situat extraordinaire satisfaire aux besprit est si rarefacultés du raiune occasion de us dispersées sur ue méridionale, es des îles et de ontinent ne peulasse. Leur phy- ‘ fixe et sans exon et l'ignorance emiers objets qui s pensées de tout le impression sur rent pour la prerent comme des re, et ne purent spèce humaine ?
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