‹ Œuvres completes de W. Robertson precedees d'une notice (volume 2)Chapitre 48 sur 116 · N° XXVI · texte numérisé non relu

N° XXVI

Fragment d’une lettre du chevalier Framois Knouys ACecil.

Dr BoIIim, 8 août iM

.... Mais il est certain que cette reine parait, au dehors, favoriser non-seulement la forme, mais même le principal article de la religion de l’Évangile , savoir la justification par la foi seulement ; et elle entend relever les défauts du papisme, dans les prédications ou autrement, avec un air de complaisance, et elle n’y répond que doucement cl faiblement ; et elle ne parait pas faire moins de cas que ce soit moi qui Lui parle de religion.

Fragment d’une lettre do chevalier Fiusçois K..\oi.ns, à Clcii.

Dr Bol loti , ai iq.t' nbtr t JhJ.

.... Il parvint dernièrement à la reine que le bruit courait qu’elle avait depuis peu changé de religion et embrassé celle de l’Évangile, au grand déplaisir des papistes de ce pays-ci, chose qu’elle in'avoua elle-même; ri hier, publiquement, dans la grande chambre, en plciiteassemblce et en la présence des papistes, elle prit occasion de parler de religion , et alors elle déclara publiquement qu’elle était de la religion papiste, et elle se mit A défendre cette religion plus sérieusement qu’elle ne l’avait fait depuis long temps. Cependant cette apologie et ses raison nemens étaient si faibles, que sa conversationn’eut d’autre effet que de donner des preuves de son zèle. Me trouvant seul avec elle, et lui faisant des reproches de l’avoir vue se démentir si clairement sur le fait de la religion : a Comment! me dit -elle, voudriez-vous que je w perdisse la France et l’Espagne, et tou* mes autres « amis en d'autres lieux, en paraissant avoir changé de o religion? et pendant que, d'un autre cûlé, je ne suis « point assurée que la reine, ma bonne su-ur, soit pour o moi une amie sûre, et sur laquelle je puisse compter « pour tout ce qui peut iuléresser mou honneur et mes « espérances, o

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