N° XXVIII
La reine Élisabctb au comte de Mt ittur.
Féal et bien aimé cousin , salut. Ayant oui dire que decertains bruits s'étaient répandus en divers endroits
l’f rosse, que quelque chose qui pût arriver en la poursuite de l'affaire de la reine d’écowe , quelque preuve qu'on pùt recouvrer pour la convaincre ou décharger du meurtre affreux de «on défunt mari , notre cousin, nous étions déterminée à la rétablir en son royaume et Gouvernement ; nous en avons été tellement indisposée, que nous lie pouvons souffrir que ces bruits prennent faveur et qu'ils s’accréditent. Fartant, nous avons jugé à propos de vous assurer que ces chose* ont été faussement inventées par des gens qui cherchent à nous déshonorer; car d'autant que, d’une part , il nous a été certifié par notredite saur, tant par ses lettres que par ses messages, qu'elle « était en aucune sorte coupable ou complice de ce meurtre , ce que nous désirons être vrai ; si , d'un autre côté , elle se trouvait juridiquement convaincue d’étre coupable de ce crime , ainsi qu'on nous l'a rapporté d'elle et dont nous serions véritablement affligée, alors il nous conviendrait de considérer cette affaire tout autrement, bien loin d'être disposée à satisfaire ses désirs en la rétablissant au Gouvernement de ce royaume. Et ainsi avons voulu que vous et tous autres pensiez , afin que vous soyez disposés a concevoir des idées plus convenables de nous et de nos actions.
Au dos est écrit , 20 septembre 1568. ,