N° XXIX
I a* chevalier François K noli.y s à Cecil.
tl'Yorrk, le 9 octobre liSI.
Sa grâce, milord de Norfolk, m’ayant envoyé
dire à Boltou de venir le trouver ici jeudi dernier, je ra’j suis rendu en conséquence, comptant y rester jusqu'à lundi prochain. Four ce qui concerne l'objet de la commission dont sa grâce et les autres ont élé chargés de la part de son altesse, sa grâce m’a fait part de toutes les choses qui y ont rapport , et de ce qui s’est passé jusqu'à présent à ce sujet ; et quoique les matières soient trop importantes pour ma faible capaeiié , et que je n’aie point assez de présomption pour oser produire mon sentiment sur de pareilles choses, cependant je vois que milord llerries travaille de son côté à procurer une réconciliation sans se porter à des extrémités d’accusations odieuses. Milord de Lidingtnii m'a dit aussi qu'il désirerait que res choses sc terminassent par les voies de la douceur, eu sorte qu'on pût agir en ceci avec sûreté. Vous pourrez vous former une idée du reste sur les avis et écrits envoyés par nos commissaires.
Lettre lie l'évêque de Ross à la R i;im; d’Écosjc.
D'Vortk, nrtobff ISM.
Votre majesté me permettra de lui dire, que j’ai conféré dernièrement avec A une grande partie de la nuit, lequel m’assura qu'il avait raisonné avec B ce même samedi C à la campagne , qui lui prouva que D était déterminée à ne point laisser finir votre affaire en ce tempsci , niai» à la tenir en suspens ; et qu'elle faisait ce qu’elle pouvait pour porter E à de fâcheuses extrémités, afin que K et scs adbérens puissent produire tout ce qu’ils pourront à votre déshonneur , à l’effet de vous rendre odieuse à tous les sujets de ce royaume ; afin que vous soyez d'autant moins en état de rien entreprendre à son
STOIRE D'ECOSSE. 115C8J
désavantage: et tel est le but de toutes ses démarches: et lorsqu'ils auront produit tout ce qu'il* pourront contre vous, ») ne fera point finir l’affaire sur-le-champ . mais elle vous transportera dans l'intérieur du pays et elle vous y retiendra jusqu à ce qu'elle juge à propos de vous traiter plus favorablement; ce qui vraisemblablement n arrivera pas sitôt, à cause de vos oncles qui sont en France, et par la crainte qu'elle a que vous-méine ne soyez pas de ses amis. Et partant, leur conseil est que vous écriviez une lettre à D, pour lui dire que vous êtes
Informée que vos sujet» qui vous ont offensée qu’en
effet votre majesté sachant l'état de vos affaires, ainsi qu’on y procède à Yorck , a aussi appris que sa majesté savait que vous ne pourriez pas bonnement pardonner à vos sujets, de manière qu’ils pussent dans la suite avoir crédit auprès de vous, ce qui a été la véritable cause que ce différend n’ait été terminé : et partant . que vous persuadiez à elle , f>. effectivement de ne se point fier à quiconque lui a fait un pareil récit ; et que comme vous vous êtes remise entre ses mains, comme élanl celle de tous les être* vivans qui avait le plus d’affection pour vous , vous la priez de ne concevoir de vous aucune opinion , si ce n’e*t que vous voulez suivre ses conseil* en toutes vos affaires, et que vous préférerez toujours son amitié à celle de tous les autres, même à celle de vos oncle* et autres : et de l’assurer que vous tiendrez tout ce que vous avez promis à vos sujets par scs avis; et que si vous êtes décréditée dans l’esprit de D , vous serez charmée de la satisfaire en ce point , d'être conduite en son royaume secrètement et sans bruit , en tel endroit qu’il plairait à sa grâce, jusqu’à ce que sa grâce fût pleinement satisfaite et que toute occasion de penser mal de vous fôi éloignée d'elle. Et ainsi, votre royaume serait cependant tenu en tranquillité, et vos fidèles sujets rétablis et maintenus en leurs propres biens , comme aussi autres choses tendante* à ces bons effets ; et ils assurent qu’ils croient que ce peut être une occasion de lui donner de la confiance en vous, quç de lui faire de pareilles offres; cl qu’il pourra arriver qu’entre ci et deux on trois mois , elle concevra de meilleures intentions po :ir votre grâce, car pour le présent elle u’esl pas bien iuleniionnée, H elle ne vous donnera aucune satisfaction pour le* raisons susdites.
iV. h. I.e titre de ce papier est de la main de Cecil. La clef suivante est d'une autre inam.
A. Le laird de Lidinglon.
B. Le duc de Norfolk.