‹ Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 208 sur 325 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

[Une forêt dans l'Yorkshire.] Entrent l'Archevêque d'York^ Moytbbay, Hastings et autres.

l'archevêque.

Comment s'appelle cette forêt ?

• HASTINGS

— C'est la forêt de Gaultree, n'en déplaise à Votre Grâce.

l'archevêque.

— Arrêtons-nous ici, milords ; et envoyez des éclaireurs en avant — pour reconnaître le nombre de nos ennemis.

HASTINGS

— Nous en avons déjà envoyé.

l'archevêque.

C'est fort bien. - Mes amis, mes frères dans cette grande entreprise, —je dois vous apprendre que j'ai reçu -de Northumberland une lettre de fraîche date. — C'est une froide missive dont voici la teneur et la substance : — il aurait désiré être ici de sa personne avec des forces — qui fussent en rapport avec son rang ; — mais il n'a pu les lever ; sur quoi, — pour laisser mûrir sa fortune croissante, il s'est retiré — en Ecosse ; et il conclut en priant de tout cœur — pour que vos efforts dominent l'événement — et la redoutable opposition de leurs adversaires.

MOWBRAY

— Ainsi lesespérances que nous fondions sur lui échouent — et se brisent !

Entre un Messager.

HASTINGS. Eh bien, quelles nouvelles ?

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