LE SERVITEUR
— Une heure avant mon arrivée, la duchesse était morte.
YORK
— Miséricorde ! quelle marée de malheurs — vient fondre tout à coup sur celle malheureuse terre ! — Je ne sais que faire... Plût à Dieu que, — sans que je l'y eusse provoqué par aucune trahison, —le roi eût pris ma tête avec celle de mon frère ! — Eh bien, a-t-on dépêché des courriers pour l'Irlande? — Comment trouver de l'argent pour cette guerre? -Venez, ma sœur... ma nièce, veux-je dire ! pardonnez, je vous prie...
Au serviteur.
— Va, l'ami, rends-toi chez moi, procure-toi des chariots, — et rapporte toutes les armes qui sont là.
Le serviteur sort.
Aux seigneurs.
— Messieurs, voulez-vous aller rassembler vos hommes ? Si je sais — comment et par quel moyen mettre ordre aux affaires — désordonnées qui me tombent sur les bras, — qu'on ne me croie jamais !... Tous deux sont mes parents : — l'un est mon souverain, que mon serment — et mon devoir m'enjoignent de défendre ; par contre, l'autre — est mon neveu, que le roi a lésé, — à qui la conscience et ma parenté m'enjoignent d'obtenir réparation. — Il faut pourtant faire quelque chose.,. Venez, ma niècf^, je vais — vous