‹ Œuvres complètes du comte Xavier de MaistreChapitre 28 sur 114 · LE PAPILLON · texte numérisé non relu

LE PAPILLON

Colon de la plaine éthérée, Aimable et brillant Papillon, Comrrient de cet affreux donjon As-tu su découvrir l'entrée ?

A peine entre ces noirs créneaux Un faible rayon de lumière Jusqu'à mon cachot solitaire Pénètre à travers les barreaux.

As-tu reçu de la nature Un cœur sensible à l'amitié?

Viens-tu, conduit par la pitié, Partager les maux que j'endure?

Ah ! ton aspect de ma douleur Suspend et calme la puissance ; Tu me ramènes l'espérance Prête à s'éteindre dans mon cœur.

Doux ornement de la nature.

Viens; me retracer sa beauté:

Parle moi de la liberté, Des eaux, des fleurs, de la verdure.

Page 1