LE PAPILLON
Colon de la plaine éthérée, Aimable et brillant Papillon, Comrrient de cet affreux donjon As-tu su découvrir l'entrée ?
A peine entre ces noirs créneaux Un faible rayon de lumière Jusqu'à mon cachot solitaire Pénètre à travers les barreaux.
As-tu reçu de la nature Un cœur sensible à l'amitié?
Viens-tu, conduit par la pitié, Partager les maux que j'endure?
Ah ! ton aspect de ma douleur Suspend et calme la puissance ; Tu me ramènes l'espérance Prête à s'éteindre dans mon cœur.
Doux ornement de la nature.
Viens; me retracer sa beauté:
Parle moi de la liberté, Des eaux, des fleurs, de la verdure.