CHŒUR DES CHALDÉENS
Oh! temps sans mesure ni limites! Oh! lumière immuable, tranquille, aïeule de toutes les lumières, que tu es loin, loin de nous ! Ton premier et ton dernier-né, Ormouzd, et le rebelle Ariman combattent éternellement l'un contre l'autre, luttant partout, dans les couleurs de l' arc-en-ciel aussi bien que dans le cœur de l'homme. Nous voulûmes nous affranchir, nous purifier, et, tout de flamme, nous élancer vers Toi! — Et les hommes d'en bas, nous voulions les entraîner hors de leurs ténèbres vers le soleil, vers l'Ormouzdî mais nous le sentons, notre force s'en va; et nous lisons, écrit en planètes sur le ciel, qu'un conquérant, un sauvage seigneur, viendra! — Ils courent en chariots; — ils courent à cheval; — ils vont à pied, et tous en vainqueurs. — Notre pensée faiblit; — notre culte va changer déforme. — Pourquoi mourrons-nous, puisque nous sommes fils de la lumière?
CHŒUR DANS LE LOINTAIN
Mais non pas la lumière elle-même.