‹ Œuvres complètes du poëte anonyme de la PologneChapitre 21 sur 105 · CHŒUR DES P0NTIFE3 ÉGYPTIENS · texte numérisé non relu

CHŒUR DES P0NTIFE3 ÉGYPTIENS

Nous veillons sur le mystère des mystères. Nous lespremiers nous T'avons connu. Toi qui as pour nom : « II fut, il

LE POËME IXACHEVÉ §'>>

est-, il sera ! » Comme la vague contre lo rocher, ainsi le temps et l'espace se brisent à tes pi(îds ! — Et, clans cette écume, le bon Osiris, le méchant Typhon e' la triste Arnéride se poursuivent. — Les yeux des mortels ne voient qu'eux, et Toi, non !

Pourquoi, ô Toil'intini! te dérobes-Tu à nous? Lentement nous voulions apprendre aux générations corrompues l'éternelle vérité; lentement nous voulions désenchaîner l'àme du corps, afin qu'elle retourne dans la joie vers la patrie céleste. Et nous gardions les cadavres en signe d'immortalité I

Pourquoi donc maintenant le tabernacle est-il ébranlé! la science s'en échappe avant le temps. De l'immensité des pyramides, des détours du labyrinthe. Tu t'éloignes vers d'autres régions. C'est là où le soleil se couche, que se transporte Ta puissance; là-bas, Tu demeureras avec des peujtles plus jeunes; — et nous, nous sécherons ici d'amertume, nous, les aînés de Tes fils !

CHŒUR DANS LE LOINTAIN

Mais ni les uniques, ni les derniers !

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