UN AUTRE PARENT
Attends... silence.
GEORGES
Tu ne me réponds pas, — ô ma mère! ne m'abandonne pas.
LE MÉDECLV [•■^'^i comte).
Il est de mon devoir de vous dire toute la vérité.
LE PARRAIN
Certainemenf, — c'est un devoir et c'est aussi un mérite, monsieur le docteur.
LE MÉDECIN
Votre tils est atteint d'aliénation mentale ; cette affection réunie à une excessive sensibilité des nerfs amène, comme je pourrais vous l'expliquer, un état de rêve et d'hallucination, état semblable à celui que nous rencontrons ici,
I,A COMKDIE INFERNALE 203
LE COMTE (à part).
Et cet homme, mon Dieu ! veut m'expliquer tes jugements!
LK MÉDECIN
Une plume et de l'encre : Cerasis laurei, deux grains.
LE COMTE
Vous trouverez tout ce qu'il vous faut dans l'autre chambre. — Je supplie tout le monde de se retirer.
PLUSIEURS VOIX
Bonne nuit... à demain 1
(Tous sortent.)
GEORGE'^ (se réveillant).
Ils me souhaitent une bonne nuit. — C'est plutôt une longue nuit, une nuit éternelle, qu'ils devraient dire, et non une bonne nuit, une nuit heureuse.
LE COUTE
Prends mon bras, appuie-toi, je te reconduirai à ton lit.
GEORGES. 1
Mais, mon père, que signifie tout cela?
Couvre-toi bien, et dors tranquille ; le mt^decin m'a dit que tu recouvrerais la vue.