‹ Œuvres complètes du poëte anonyme de la PologneChapitre 80 sur 105 · UNE VOIX DE JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

UNE VOIX DE JEUNE FILLE

Je vole vers toi, mon bien-aimé!

UNE AUTRE

Regarde, vers toi je tends les bras, je défaille d'amour,

— je me roule et me traîne à travers les décombres, ô toi que j'aime 1

TROISIÈME VOLX.

Je les devance, — à travers les cendres et la braise ardente, à travers la fumée et le feu, j'arrive à toi, mon bien-aimé !

LE COMTE

Les cheveux épars, la poitrine haletante, elle franchit les décombres d'un élan passionné.

LE JUIF

Cela se passe ainsi toutes les nuits.

LÉONARD

Viens, ô mes délices, — viens, fille de la liberté, — tu tressailles dans une ivresse divine ! — Inspiration, embrase mon âme, — écoutez tous ! je vais prophétiser !

LE COMTE

Elle penche la tête, elle tombe en défaillance .

LÉONARD

Tous deux, nous sommes l'image du genre humain, mais affranchi et ressuscitant dans sa gloire. -— Regardez, nous sommes debout sur les ruines du monde ancien et du Dieu vieilli. Gloire à nous, car nous avons brisé ses membres, il n'en reste que poussière, — et son esprit a été vaincu par le nôtre, son esprit est descendu dans le néant.

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