UN AUTRE COMTE
Ne le laissons pas nommer chef.
LE COMTE (s'agenouillant devant l'archevêque).
A tes pieds je dépose ce drapeau que je viens d'enlever.
l'archevêque.
Prends ce glaive jadis bénit par la main de saint Florian.
DES voix.
vive, vive le comte Henri !
l'archevêque.
Reçois aussi, avec le signe de la sainte croix, le commandement de ce château, notre dernier rempart. — Au nom de tous, je te proclame chef !
DES VOlX.
Vivat ! vivat !
UNE voix.
Je proteste;
d'autres voix.
Silence ! à la porte! vive le comte Henri !
LE comte HEXHI.
Si l'un de vous a un reproche à me faire, qu'il se montre et ne se cache point dans la foule, (siience.j
Mon père, je prends ce glaive : et que Dieu me punisse^ si par lui je ne vous sauve!
CEŒUR DES PRÊTRES.
Seigneur, donne -lui ta force, embrasse-le de ton Esprit- Saint. — De nos ennemis délivre-nous. Seigneur!
LE COMTE
Jurez tous que vous défendrez la foi et la gloire de vos pères, que la faim et la soif pourront vous réduire à la mort, mais non à l'infamie, mais non à la soumission, — que vous ne céderez jamais, ni un seul de vos droits, ni aucun de ceux de votre Dieu !