‹ Œuvres complètes du roi René (volume 2)Chapitre 53 sur 151 · LETTRE VII · texte numérisé non relu

LETTRE VII

A L'ÉVÊQEE DE MARSEILLE.

Aux Ponts-de-Cé , le VI<- jour de juillet MCCCCLXVtll.

MoNS. DE MARSEILLE ET MON COMPÈRE,

Nous avons été humblement sollicité par quelques pauvres hommes, comme vous le verrez clairement par la supplique ci-incluse, que nous vous envoyons, au sujet de quelques erreurs et manquemens; si vous considérez que ce sont des marins et qu'ils ont beaucoup de charges, vous jugerez si c'est un cas de miséricorde. Pour ce qui nous regarde, nous voulons que tout leur soit remis et pardonné.

Que Notre Seigneur Jésus-Christ vous soit en garde 2.

René.

De par le Roi , A. Pagan.

' Cette lettre est écrite en italien.

2 Voici, d'après la tradition, quelle serait l'explication de cette lettre :

Par une chaude soirée d'été , quelques pauvres marins, montés sur une barque de pêcheurs, furent attirés vers la plage de Marseille, par les bruyants ébats d'une jeunesse en partie de plaisir. Ils abordent et s'élancent, à l'improviste, au milieu de cette joyeuse réunion. Quelques minutes après, ils avaient rejoint leur barque, qui les emportait loin du rivage. Que s'était-il passé? Quelque chose de grave, sans doute, puisque les coupables supplient humblement le roi René d'obtenir leur pardon de l'évèque de Marseille.

Dans ces temps de foi et de croyance religieuse , le repentir et la pénitence suivaient les fautes de bien près.

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