PONT ROYAL DE MONTEGRIS
A notre château d'Angers, le XXIII cln mois d'avril MCCCCLXXI. NOS FÉAUX, ETC.,
Pour soutenir sa vie, sa femme et ses enfants, nous avons accordé à notre féal Galleran Cadrera, gentilhomme, qui a perdu tout son bien pour notre cause, une pension annuelle de mille florins d'or, dont chacun de vous doit en payer deux cents; autrement nous y aurions pourvu au moyen des premiers deniers de notre maison, qui seraient dans vos mains; et cela vous touche, à cause de vos offices de pourvoyeurs, ainsi qu'il en est largement fait mention dans les lettres patentes que nous vous avons expédiées. Mon intention et ma ferme volonté sont que vous vous conformiez à cette ordonnance de la manière qu'elle vous sera expliquée, par Ramon de Plarcella, notre féal alguazil.
Nous mandons et ordonnons, en conséquence, que vous ne vous écartiez en rien de ce qui vient de vous être prescrit.
René.
P. PUIG
Cette lettre est écrite en catalan.
( Taïleau sur panneau lire du Cabinet de MrBoux-Alphérau