JEUX DE LA TARASQUE
Les légendes rapportent qu’après la mort du Sauveur, les trois Marie et sainte Marthe vinrent en Provence.
La sœur de Lazare remontant les bords du Rhône, s’arrêta dans un village, dont elle trouva les habitants épouvantés par un monstre horrible, appelé Tarasque , qui dévorait chaque jour plusieurs enfants.
Marthe eut pitié de ce pauvre peuple, et invoquant celui qui avait ressuscité son frère, elle se rendit maîtresse du monstre et l’enchaîna dans sa caverne.
Devons-nous voir sous le voile de cette légende, la sainte terrassant le démon , et délivrant de sa rage ces pauvres païens? Nous inclinons à le croire. Toujours estil que le nom de Tarascon se voit déjà sur les chartes du XIIe siècle, ainsi que la figure d’un reptile avec son nom de T aras que , sur des sceaux de la même époque.
Charles YII avait grande dévotion à sainte Marthe de Tarascon , et nous avons lu dans la Biographie , page XCVIII, que son beau-frère René fit faire, en i/j58, la solennelle translation des reliques de la sainte.
A son retour d’Italie, le bon Roi ayant trouvé, comme sainte Marthe , les habitants de Tarascon apauvris et décimés par leurs discordes continuelles avec les villes voisines, invoqua le souvenir de la sainte, si cher aux Tarasconnais, et pour apaiser leurs discordes, il institua des jeux qu’il plaça sous son patronage avec cette devise : Concordia felix.
Le jour de la Pentecôte, les chevaliers de la Tarasque se réunissaient à l’issue des Vêpres, pour élire X Abbé de la jeunesse.