‹ Œuvres complétes du seigneur de Brantôme, accompagnées de remarques historiques et critiquesChapitre 2 sur 66 · GRANDS CAPITAINES FRANÇOIS · texte numérisé non relu

GRANDS CAPITAINES FRANÇOIS

discours, soixante-cinquiesme!

M. DE BURIE.

Monsieur de Butfie fut un bon homme de guerre* et très bon et sage capitaine^ et pour ce eût 'd& belle» chargés ', tant en Ptedmont qu'Italie et France. Il fut couronnel de Kînfantérié fratïçoise pn voyage de M. de Lautrec vers le royaume de >NapLes, et si commanda à son artifierie, et s'acquitta tres4rieh de towt; mai^çp ciel malin, aaimé cotttre n dus autres François de ce temps là, 'attira dans son ayr' çt/nostre armée et tooë desseins. M. du Bellay, en son liwe d^ïx^irtrnUitairel luy faict cet honneur dfe. dire de: Jdi qu'il neisçaiwit homme en France pltid digveide éenirla jplato dedom Pedro de . Navarre /tant à gouverner Obien le faict dq l'artillerie qu'à s'entendre en inventions et jùqnesipoiu^ prendre places: ce n'est pas petite louange; aussi avoit il fort appris dudict dom Pedro. Il fut, après avoir bien traisné et travaillé en guerre, lieutenant de roy en Guyenne, après la mort de M. du Lude, laquelle il gouverna très sagement tant que la guerre espai-

BRAVTOME. T. 3. 1

2 M. DE «À^SjHC.

gnolle dura; le Boy, longtemps avant, Fa voit hoiinoré de son Ordre. Puis la jjuerre civile survint, en laquelle ii n^lfet si viste towme M. de M ontîuc, jqni le servait de collègue, non en sa charge, car il estoit unique gouverneur, mais en exécutions ; dequoy je m'en remets au livre de M. de Montluc, sans que j'en parle davantage, sinon que fon soupçonndit alors ledict ML. de Buriede la raligion, Aucuns le croyant Août k faict, d'autres non, mais qu'il vouloit espargner le sang françois, et **e Fespandre tant lotntnft il avoit faict des autres en son temps. Il estoit gentilhomme comme le Roy, mais fort pauvre ; et luy ay ouy dire que le premier cheval qu'il eut jamais pour se mettre des ordonnances en la compagnie de M. le grand maistre do Savoy*? l? feu jhmmi père te lui àonéa ; aussi 4J* mtft il et homtoratt fort rootodiot père, et pmjvmL te venoit voir. iGeftit un grand honneur pour <l\*y q»fl> de simple archer qu'il avoit là esté, vttit an i*mt<d<* vingt ans eoouaander «a chef à une oomp^g^Me demain* quanta brounes d'armes- Il moarût peu xkhe $ ce «pu ne luy redonda Bellement à déshonneur* eaj^ ayant «a tant de helks charges, il se pouvrôfbien<eui;idiirpâc leur moyen, costaie beaucoup tauttie» Iqufc j'ay wu* nais aussi où est leur amer et M. de Buiie est inwt en lieu- et imputation d'i» fort hqraaae de bien. J'en parle eneor ailleurs, car cecy <elst peu 'p«ur un 40l grand capôtafaie. • -

DISCOURS SOIXA^TÉtSIXIESME;;

M. Dïj SANSÀd.

RfoNsiEtmde Sansâb, pour le froisiesme de nos trois que j*ay dldt, a esté aussi yn bon, vaîlïant et sage'capitaine, fors une imperfection qu'il avoit, car il coin'-» mandoit tousjours en toutes les collerez et furies du' monde, âusoueBes n'y entrait pas Seulement quand il avoit le exil Sur là selle , et aux comtiafei mais estant en particulier et «n -devis, tàt ou au conseil ou parmy f ses amis en discourant du faîct clés armes; aussi disôit* on de luy que jârnaîS 11 ne se mettoit guieres en colère, si nbii £piànd il pârloftdes armes et (les ôyseaux, et quand il estoit â la guerre «et à la vôHerïe : et s'il aymoit les aririës, il aymoit Lien autant les oyseâux, et l'un et l'autre Tayàarent fort à advancér ; car MVÏë connestable^ qui estoit lors en crédit, lûy avoit donn^ ses oy seaux \ etfjpltiis^î érit deux Hii'Roy à géJuTerner lors qtfitVe ço'maiençk à se tèirè cogwoistre & la Court V et tant qu'A à Vescù il à àytrfé'cet exer<Mbe par dessus tous autres après les armes.

fl eut cet 'heur, estant d&àéî^ôssan lofs du siégé, d'estre desp<&<&# yfers lé Hoy pour luy porter les nouvelles du siégfe et ife l la' capitulation ? et cTen rapporter la respônsé de sôh/ïfoy, et commandement et congé de Paccè^tèr; hë pouvant la secourir dans le temps converni.

Il a esté en réputation d'estre ûh dés meilleurs éîievaut légère* de son tem^s, et alitant digne d'y Commander; aussi, lorà et tant que W. d'Àumalle fut pri-

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