‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 26 sur 46 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Sanctification des actions. — Bon emploi du temps. — Étude. — Oisiveté. — Œuvres de zèle.

— Nous plaçons sous le même titre et nous confondons dans le même chapitre la sanctification des actions en général et l'emploi du temps, car entre ces deux choses la connexion est évidente. Faire un bon emploi du temps, n'est-ce pas le remplir d'oeuvres saintes ? Et faire à chaque instant des œuvres saintes, n'est-ce pas employer le temps comme Dieu veut qu'on l'emploie ?

Nous prions nos dignes confrères de se rappeler ce qui vient d'être dit, savoir : qu'une vie sainte n'est rien autre chose qu'une vie remplie de saintes œuvres. Faire constamment ce que Dieu demande de nous, et le faire avec la perfection qu'il exige de ses prêtres, voilà en deux mots le résumé de la sainteté sacerdotale.

Nos œuvres sont le seul bien solide que nous ayons en ce monde, et que nous devions emporter dans l'autre. Honneurs, plaisirs, argent, possessions terrestres, rien ne nous suivra par-delà la tombe ; notre âme seule et nos œuvres, voilà tout notre bagage pour l'éternité. Notre corps lui-même n'assistera point au premier jugement. Hélas ! il ne

sera pas encore refroidi sur le lit funèbre où il aura exhalé son dernier souffle, que déjà notre sort éternel sera fixé, et ce seront nos œuvres seules qui serviront de bases à notre irrévocable sentence. À proprement parler, on pourrait même dire que ce ne sera pas Dieu qui nous jugera, mais que ce seront nos œuvres. Comme le président d'une cour d'assises, si nous osions employer cette comparaison, Dieu appliquera la loi, il décrétera et consommera l'exécution delà sentence ; mais nos œuvres seules seront nos juges, et à leur simple vue nous produirons un acte, ou d'ineffable allégresse, ou d'effroyable désolation ! Quelle puissance donc ne doit pas avoir cette considération pour nous détermiuer à sanctifier toutes nos œuvres en suivant fidèlement les règles qui vont nous être proposées !

— Nous le savons tous et nous le disons souvent, le temps est infiniment précieux pour tout le monde, puisqu'il n'est accordé à l'homme que pour mériter par le bon emploi qu'il en fait, l'éternité de bonheur qui lui est proposée. Mais la plus simple réflexion doit convaincre sur-le-champ que le temps d'un prêtre est bien plus précieux encore que celui des simples fidèles. En effet, la mission du prêtre étant non-seulement de sauver son âme, mais de travailler sans relâche à sauver celles de ses frères, il est certain que le temps que Dieu lui accorde pour remplir une mission de cette importance est inestimable à deux titres. Un prêtre qui a la vraie intelligence de son sacerdoce comprendra sans peine que, s'il remplit comme il le doit les fonctions de son ministère, il sera constamment

occupé du salut des âmes, puisque partout et toujours il est prêtre, c'est-à-dire médiateur entre Dieu et les hommes.

Placé par état à la source des grâces, le prêtre est chargé de les répandre à profusion sur les pécheurs auxquels elles sont si nécessaires. Dieu ne refuse rien au saint prêtre ; il exauce toutes ses prières, il bénit tous ses travaux, il féconde son ministère, il sauve par chacune de ses œuvres des milliers d'âmes, et nous ne saurons bien que dans l'éternité les fruits de salut quil aura produits pendant la durée de son apostolat. Comment donc ne pas regretter amèrement la perte d'un temps qui peut être si utilement employé? Quand, contre le cri de notre conscience, nous sacrifions à un vain plaisir, à des conversations longues et frivoles, des heures pendant lesquelles nous pourrions sauver des âmes, comment ne pensons-nous pas que nous faisons une perte immense et peutêtre irréparable ?

En présence de ces considérations, les prêtres les plus saints se reprochent vivement un seul moment perdu, et quoiqu'ils soient continuellement occupés d'œuvres saintes, ils tremblent encore à la fin de leur carrière de n'avoir pas rempli comme ils le devaient les fonctions si importantes de leur auguste profession. Quelle leçon pour le prêtre oisif ! quelle matière de remords pour le prêtre qui voit dans sa vie de si tristes lacunes!

— Nous l'avons dit, le temps est saintement employé quand on le remplit d'œuvres saintes à mesure qu'il s'écoule. Entrons donc dans le détail

de nos œuvres et voyons si nous faisons constamment celles que Dieu demande de nous, et si nous les faisons dans le tomps et de la manière qu'elles doivent être faites, en sorte qu'elles forment comme le tissu d'une vie vraiment sacerdotale. En d'autres termes, examinons si, selon le langage de la Sainte-Écriture, nos jours peuvent être appelés des jours pleins, dies pleni.

Et d'abord, ne sommes-nous point souvent complètement oisifs ? Un des signes les plus incontestables du relâchement chez un prêtre, c'est l'oisiveté. Quand on s'adonne à ce vice, il s'opère une espèce de désorganisation physique et morale qui ne laisse plus aucun goût pour quoi que ce soit d'important et d'utile.

Le corps contracte une telle habitude de repos, de langueur et de mollesse, que l'idée seule du travail est rebutante.

L'âme, de son côté, n'a presque plus la force d'appliquer ses puissances à une occupation tant soit peu sérieuse. Le ressort de sa volonté est tellement détendu que les œuvres les plus obligatoires et dont on ne peut s'affranchir sans scandale se font lâchement, nonchalamment, péniblement, et par conséquent avec beaucoup d'imperfection et fort peu de mérite.

En ce triste état, on est à charge aux autres et à soi-même ; la vie est un fardeau qui accable ; les jours, si vite écoulés pour le saint prêtre, sont d'une longueur affreuse pour le prêtre oisif. Il s'ennuie quand il ne fait rien, il s'ennuie quand il fait quelque chose ; mais comme il se voit de tous côtés condamné à l'ennui, il aime encore mieux

l'ennui de l'oisiveté que l'ennui du travail. Aussi passe-t-il chaque jour des heures entières dans cette inaction pitoyable. Pour abréger un peu la journée, il la commence le plus tard possible, et Ton pourrait presque dire que sa règle, à l'égard du lever, est de quitter Le lit lorsqu'il lui est plus pénible d'y rester que d'en sortir. Après quelques œuvres indispensables faites avec sa lâcheté et son insouciance habituelles, il rentre dans sa nullité ; il va pour aller, il parle pour ne rien dire, il flâne avec quelques personnes de sa maison ou quelques voisins, et s'il fait une station à sa chambre, ce qui est assez rare, c'est pour s'y occuper de niaiseries, peut-être même pour dormir encore ; car le sommeil est la suprême récréation des oisifs. Ainsi s'écoule la journée, disons mieux, ainsi s'écoule la vie de celui qui s'est fait une habitude de la paresse.

Dans une telle vie, les œuvres spirituelles aussi bien que les œuvres communes sont frappées de stérilité. L'oraison est sacrifiée ou rendue totalement insignifiante et par son excessive brièveté, et par la nonchalance avec laquelle on la fait. Le saint office n'est plus qu'une pénible formule dont on s'acquitte le plus rapidement et le plus tard possible. La sainte messe elle-même se ressent comme les autres œuvres de la lâcheté de celui qui célèbre ; il porte jusqu'à l'autel le fonds de négligence et d'apathie qui le distingue.

Quant aux œuvres du ministère, que peuventelles être avec cette habitude de paresse et de lâcheté ? Elles demandent de l'énergie, et on n'en a pas l'ombre. Elles demandent du zèle, et quelle place occupe le zèle dans l'àme des paresseux?

Elles demandent do la piété, et quelle piété peut avoir celui qui n'en pratique point les œuvres? Elles demandent de la régularité, et quelle régularité peut-on attendre de celui qui semble s'être voué au désordre ?

Cela fait vraiment frémir! Et c'est une vie de prêtre qui se passe ainsi ! Et c'est le ministre de Jésus-Christ, son lieutenant sur la terre, le sauveur des âmes rachetées de son sang adorable, c'est lui qui s'endort profondément dans cette oisiveté, au point de ne s'éveiller pas même en entendant la formidable sentence que lance contre lui son divin Maître : Servum inutilem ejicitc in tenebras cxterïores.

— Si nous faisons quelque chose, l'oisiveté ne nous fait-elle point faire des œuvres mauvaises? il est aisé de voir que la vie lâche et désordonnée dont nous venons de parler bannit de l'âme toutes les vertus et y introduit tous les vices. L'Esprit- Saint n'a pas besoin de nous dire : Multam malitiam docuit otiositas. Comment l'inclination naturelle que nous avons au relâchement ne serait-elle pas fortifiée par ce fonds de mollesse qui ne permet ni de pratiquer le bien, ni de résister au mal? Aussi quel est l'homme adonné à l'oisiveté qui n'ait à gémir que sur ce vice ? Si malheureusement nous lui sommes assujettis, rentrons en nousmêmes et voyons si, outre le désordre d'une vie oiseuse, nous ne faisons pas des œuvres positivement mauvaises.

Dans quelle paroisse trouve-t-on les pénitents froidement accueillis, les malades négligés, les enfants mal instruits et tout un ministère en clé-

sordre? Est-ce dans la paroisse d'un curé pieux, actif, laborieux et zélé, ou n'est-ce pas plutôt dans celle du prêtre lâche, insouciant et oisif?

Quel est le prêtre qui passe des heures entières en conversations frivoles dans lesquelles il se permet des railleries, des médisances peut-être, des rapports indiscrets, des confidences déplacées et une foule d'imprudences qui lui enlèvent l'estime et la confiance des peuples? N'est-ce pas le prêtre oisif?

Quel est le prêtre qui donne à chaque instant au tribunal de la pénitence des décisions hasardées; qui, sans principes fixes, dispense ses pénitents de la restitution ou les y oblige selon les lueurs trompeuses de sa faible raison, et non selon les vraies lumières delà théologie, auxquelles sa paresse Fempêche de recourir? N'est-ce pas le prêtre oisif?

Quel est le prêtre qui se ruine par des dépenses inconsidérées, qui vit sans règle et sans ordre aussi bien pour ses affaires temporelles que pour celles de sa conscience, qui fait de tous côtés des emprunts sans opérer jamais de remboursements, et qui laisse en mourant un inextricable chaos d'où résulte quelquefois un préjudice considérable pour des tiers qui l'honoraient encore d'un reste de confiance? N'est-ce pas très-souvent le prêtre négligent et oisif qui cause ce préjudice et donne ce scandale ?

Quel est le prêtre qui scandalise les fidèles par des intempérances indignes de son divin caractère, intempérances qui le font tomber dans l'avilissement et le mépris? Est-ce le prêtre studieux qui donne cet affreux scandale, et n'est-ce pas plutôt le prêtre indolent qui a perdu le goût des exercices

spirituels et des œuvres de zèle, qui a rompu avec l'étude et avec les livres, qui ne sait plus s'occuper d'un travail quelconque, qui par son oisiveté est à charge à lui-même et aux autres ; n'est-ce pas un tel prêtre qui donne un tel scandale ?

Et quand, de loin en loin, l'Église est en deuil parce qu'elle voit en la personne d'un de ses prêtres le sacerdoce humilié puhliquement jusqu'à la fange, jusqu'à l'ordure du plus hideux des vices, est-ce un prêtre studieux et zélé qui fait couler ses larmes? Et n'est-ce pas, au contraire, ce prêtre mou, apathique, sans nerf, sans énergie, ennemi de l'étude et de toute occupation sérieuse, n'est-ce pas lui qui appelle la tentation par son oisiveté?

Que la liste serait longue si nous énumérions ici toutes les œuvres mauvaises dont la paresse est le principe !

— Peut-être quelques confrères , en lisant ce qui précède, se rassureront-ils en pensant qu'ils ne sont ni complètement oisifs, ni coupables des œuvres positivement mauvaises que nous venons de signaler. Qu'ils prennent garde : le temps est perdu par bien d'autres que par ceux à qui nous parlions tout à l'heure. Combien, hélas! font quelque chose, mais ne font pas ce qu'ils devraient faire.

Ferions-nous ce que nous devrions faire, par exemple, si nous nous chargions d'affaires inutiles et étrangères à notre sainte profession? Serait-ce un temps bien employé que celui que nous passerions à pénétrer les secrets des familles et à diriger, non pas seulement l'âme, mais encore les entreprises et les affaires temporelles de nos pénitents,

au risque de nous attirer les plus vifs reproches de la part de ceux à qui nos conseils pourraient causer quelque préjudice ?

Obéirions-nous à l'Apôtre qui dit à chacun de nous ce qu'il disait à Timothée : Opus fac evangclistœ, si nous avions l'imprudence de nous entremettre dans des négociations de mariages, de testaments, de ventes, d'achats et de transactions de toute espèce, au lieu de nous renfermer dans notre sphère toute spirituelle et de laisser les morts ensevelir leurs morts, selon l'expression de notre divin Sauveur, qui ne permettait pas même au jeune homme qui voulait être son disciple de se séparer de lui quelques instants pour rendre à son propre père un devoir qui lui semblait rigoureusement commandé?

Chose étonnante ! nous voulons bien agir, mais nous voulons faire ce qui nous est défendu, et négliger ce qui nous est prescrit.

— Serait-ce encore un temps bien employé que relui qu'un prêtre consacrerait à des œuvres que l'Eglise lui interdit par une multitude de conciles? Transformer, par exemple, un presbytère en maison de ferme, labourer soi-même les champs dont on a la jouissance, prendre à loyer quelques coins de terre dont on n'a nul besoin, afin de satisfaire le goût désordonné que l'on a pour les travaux messéants de l'agriculture, et donner aux soins de vils animaux des heures que réclament les âmes rachetées du sang de Jésus-Christ, au salut desquelles on doit être constamment appliqué, est-ce employer son temps comme les saints prêtres l'em-

ploient? N'aura-t-on pas à répondre an tribunal de Dieu de tant d'oeuvres de zèle auxquelles on préfère des œuvres toutes terrestres, et de tant de pécheurs que Ton pourrait sauver en leur donnant un temps qu'on leur dérobe avec injustice pour le gaspiller en travaux indignes du sacerdoce ?

Que de catéchismes omis ou mal faits, que de prônes infructueux faute de préparation suffisante, que de confessions entendues à la hâte, que de malades négligés, que de prières supprimées ou faites sans dévotion, quand on se consacre à des œuvres si peu dignes d'un prêtre, quand on anéantit dans son âme l'onction de la piété et qu'on la remplace par le goût des choses de la terre que saint Paul interdisait aux simples fidèles, et qu'il eût interdites bien plus sévèrement encore aux ministres de l'Évangile : Quœ sursum surit sapite, non quae super terram!

— Et ces lettres frivoles, écrites fréquemment à des amis qui se croient obligés do répondre sur le même ton; et ces compositions littéraires, badines et enjouées, qui absorbent souvent un temps considérable au détriment d'oeuvres graves et importantes; et ces lectures inutiles, plus qu'inutiles peut-être, dont on se fait une habitude et qui, remplissant l'àme de mille pensées vaines, en bannissent nécessairement le goût de l'étude et de la piété ; et ces études profanes auxquelles on se livre quelquefois avec une ardeur désordonnée, études qui sans doute ne sont pas mauvaises de leur nature, qui conviennent même aux prêtres employés dans des maisons d'éducation, mais qui

sont loin d'être indispensables aux prêtres char gés du ministère paroissial, lesquels devraient in se les permettre que comme exercice de récréatioi et lorsque les travaux nécessaires inhérents à leur; emplois sont parfaitement en règle. Tout cela n'est il pas à réformer dans la vie d'un prêtre? Tout ceh ne peut-il pas, ne doit-il pas nécessairement ètr< remplacé par des occupations incomparablemen plus utiles au triple point de vue de la gloire d< Dieu, du salut des âmes et de la sanctificatioi personnelle du prêtre ?

— Et les interminables visites que l'on s'impos< habituellement pour abréger des journées qui, san: ce vain passe-temps, seraient insupportables, com ment se les permettre quand on sait qu'on pour rait employer à des œuvres si importantes le* heures qu'on leur consacre?

L'habitude de ces visites frivoles est peut-être un des traits les plus caractéristiques du prêtre oisif. La vie retirée le met au supplice, et cela s< conçoit : la solitude n'a d'attrait que pour l'homme d'étude et l'homme de prière ; or, comme il n'es ni l'un ni l'autre, il a besoin de chercher dans les compagnies le remède à l'ennui sous le poids duque il succombe. Le cercle de ses connaissances intimes n'est pas toujours, ni même ordinairement trèsétendu. Il a deux ou trois maisons dans lesquelles il semble avoirfait élection de domicile ; c'est là qu'or le trouve à coup sur quand il n'est pas à sa chambre Sa messe dite et quelques confessions entendues il rentre chez lui pour en sortir peu de temps après et alors commencent ses visites quotidiennes.

Ceux qui remarquent cette constante assiduité, et qui sont loin de s'en édifier, se demandent ce qui se peut dire d'intéressant dans des conversations si fréquentes et si longues; on ne sait comment se passe le temps en de telles visites, et l'on ne comprend pas que le plaisir qui les accompagne soit intarissable. Aussi ne l'est-il pas, soyons-en persuadés. L'oisiveté ne procure jamais un véritable bonheur à celui qui s'y livre, même lorsqu'il espère le trouver dans des habitudes en rapport avec la molle apathie qui le caractérise. L'essentiel pour lui est de se soustraire par des visites frivoles à l'ennui qui l'assiège dès qu'il est seul. Ces visites, il est vrai, deviennent à la longue peu agréables ; la conversation manque d'aliment; les histoires et les nouvelles s'épuisent ; l'esprit n'est pas toujours aux plaisanteries et aux bons mots ; l'ennui enfin, que le paresseux trouve partout, se rencontre quelquefois là même où il venait pour le fuir; mais rien n'étant comparable au dégoût que la vie de retraite lui inspire, il aime encore bien mieux s'ennuyer un peje dans les compagnies, que de s'ennuyer beaucoup dans la solitude.

Ce qui quelquefois aggrave le mal, c'est le choix que l'on fait de la société où l'on dépense ses jours. Cette société, en effet, n'est pas toujours celle que devrait fréquenter un prêtre. S'il est bon, nécessaire même de ne pas visiter seulement les plus distingués du troupeau, il n'est pas convenable de visiter habituellement, assidûment et presque exclusivement la classe inférieure, ni de choisir ses amis intimes et familiers dans cette classe. Le prêtre y perd infailliblement une partie de la con~ m. 22

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