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CHAPITRE VI

Le séminariste paresseux.

Chez un séminariste régulier, la piété et l'amour de l'étude sont deux traits saillants. Si vous n'avez que la piété sans l'amour de l'étude, votre piété

est fausse et illusoire : si vous n'avez que Tamour de rétude sans piété, vous pourrez devenir savant; mais, tout bouffi de science, vous courrez à votre perte comme ces insensés dont parle saint Paul, qui s'évanouissent dans leurs hautes conceptions : Evanuenmt in cogitationibus suis.

Celui donc qui cultive avec soin la piété et l'étude, est généralement un excellent séminariste et sera presque infailliblement un saint prêtre : celui qui ne cultive ni la piété ni l'étude est un mauvais séminariste et sera très -probablement plus tard un mauvais prêtre.

A la lumière de ces principes, étudions l'oisiveté et voyons si elle n'est pas un de nos vices.

Il est rare que le jeune homme qui a eu pendant ses classes un goût prononcé pour l'étude, devienne plus tard un paresseux. S'il s'applique au travail à l'époque de la vie où l'amour de la frivolité est comme naturel, est-il possil)le qu'il le néglige quand il devient avec les années plus sérieux et plus grave?

On en voit, au contraire, qui, dans lourJL*une âge, ont été paresseux et qui deviennent sîudicux quand arrive le temps delà réflexion. C'était le plaisir, le jeu, la légèreté, rentraînement qui nourrissait leur paresse; mais quand, la raison se faisant jour, ils voient le vide de toutes ces bagatelles, et quand surtout la voix de la religion se fait entendre, ils s'arrachent à l'oisiveté par un généreux effort, et s'attachent à l'étude par devoir d'abord, puis par goût, et quelquefois par une sorte de passion.

Yoilà malheureusement ce que ne comprend pas le séminariste paresseux.

Pour lui, les années s'écoulent sans laisser trace de leur passage. Homme par l'-^ge, il est toujours enfant par ses goûts. Ce qui lui plaisait au début de la vie, continue de lui plaire à mesure qu'il s'y avance, et jamais, chez lui, le sérieux ne remplace le frivole.

Il n'apprécie point l'importance de l'étude, et l'on pourrait même dire qu'il craint de se convaincre de cette importance : ce serait le germe d'un trouble qui viendrait altérer la placidité nonchalante dans laquelle il se complaît.

Ne rien faire ou faire des riens, voilà son bonheur. Quand il est seul, il s'égare dans de vaines pensées ; quand il est en compagnie, il s'amuse ou se retire si l'on ne partage pas sa gaieté.

Les récréations sont ce qui lui plaît le mieux dans le séminaire. Nul ne l'égale ou du moins ne le surpasse en quolibets, en railleries, en prétendus bons mots. Il joue plus que personne, il parle sans cesse, et son rire bruyant s'entend à de grandes distances.

Toujours enclin à l'esprit de bagatelle, il ne dit rien, môme par hasard, de grave et de sérieux. Si ses compagnons de récréation traitent un sujet utile, il se tait, ou s'il parle, c'est pour détourner la conversation et l'amener sur un terrain moins âpre.

Il fait ordinairement bon marché de la règle. Comme elle gêna sa paresse, qui redoute toute contrainte, il la sacrifie dans tous ses points. Le signal du départ pour un exercice commun ne semble pas s'adresser à lui : sa lâcheté parle plus haut que la cloche du réglementaire, et c'est toujours lui qui arrive le dernier.

Le lit fait ses délices ; il le quitte quelques instants avant de se rendre à l'oraison, et soupire après le temps où il n'aura, surtout pour soulever, d'autre règle que sa volonté propre.

L'étude lui pèse énormément; il la trouve fastidieuse et insipide. S'il ne craignait pas les réprimandes et les humiliations que lui attireraient ses réponses aux interrogations des professeurs , il n'étudierait point.

Ainsi disposé, il travaille sans goût, à contrecœur, et par conséquent sans fruit. Il n'approfondit rien ; il effleure les choses e! ne les sonde jamais : son but n'est pas de s'instruire, il ne tient qu'à répondre d'une manière telle quelle.

On ne voit pas la moindre suite dans son travail ; en cela comme en toute autre chose, c'est l'inclination, le caprice du moment qui le dirige. Dans une seule séance d'étude, il va parcourir trois ou quatre livres diffc^rents sur des matières tout à fait disparates : c'est ce qu'il appelle tuer le temps.

L'ennui qu'il éprouve en étudiant amène le sommeil ; il l'accueille comme un ami, s'endort et ne se réveille qu'au bruit de la cloche qui l'appelle en classe, où il va comme un soldat sans armes ou comme un ouvrier sans instruments.

Est-il interrogé par le professeur? tout le monde s'aperçoit qu'il est pris au dépourvu; il ânonne, il balbutie et souvent il dit des sottises qui font rire à ses dépens. Si l'on sait qu'il a un fonds de talent naturel, il donne publiquement la preuve que le talent qui n'est pas fécondé par l'étude équivaut à l'ignorance. S'il est connu par son peu de capacité, il provoque des gémissements de pitié chez ses

condisciples et se fait noter par le professeur comme indigne du sacerdoce.

S'il croit avoir une certaine dose d'esprit, il se persuade que sa facilité naturelle le tirera toujours d'embarras. S'il se croit atteint d'un fonds d'incapacité, il se dit que l'application à l'étude ne l'en fera pas sortir, et, dans l'un et l'autre cas, il s'enveloppe et s'assoupit dans sa paresse.

Quelquefois il avoue naïvement qu'il est paresseux, ce qui est, de sa part, une humilité orgueilleuse dont il use pour faire croire que. s'il voulait travailler, il en saurait autant que les autres.

Mais le plus souvent il dissimule sa paresse, surtout auprès de ses supérieurs,, ce qui les met dans l'embarras de savoir s'il est foncièrement ignorant ou s'il ne l'est que par défaut d'application.

Ce qu'il y a de plus déplorable, c'est de voir l'oisiveté implantée chez un ordinandqui a un vrai talent. Il pourrait, s'il le voulait, acquérir des connaissances précieuses, dépasser notablement le cercle élémentaire où le commun des séminaristes est renfermé, aborderetpénétrer les plus hautes questions théologiques, s'enrichir des trésors entassés chez saint Thomas, Suarcz, Bellarmin et tant d'autres et se mettre en état de rendre plustard à l'Église d'importants services ; mais la paresse tarissant pour lui toutes ces sources, annihile le talent que Dieu lui a donné et dont il lui demandera le compte le plus sévère.

Achevons le portrait du séminariste paresseux et, pour le mieux connaître encore, entrons dans sa cellule. Elle est en désordre ; cela doit être : l'oisiveté étant elle-même un désordre, l'esprit de règle ne peut pas être un de ses fruits.

Sa bibliothèque dit ce qu'il est ; il a peu de livres et il en a encore beaucoup plus qu'il n'en lit. Quelques-uns de ces livres sont futiles, et Ton voit tout d'abord qu'ils sont plus lus que les autres. EiTectivement, des heures entières que l'étude réclame sont absorbées par la lecture de ces livres.

Ses cahiers de théologie et d'Écriture sainte font pitié. Quelques notes indéchiffrables, éparses çà et là, attestent l'insouciance de celui qui les a rédigées, et l'on devine aisément qu'il se propose de ne les revoir jamais quand il aura fait ses adieux au séminaire.

En revanche, il exploite abondamment la carrière épistolaire. Jl a des correspondances actives et suivies, qui lui tiennent lieu de conversations quand il est contraint d'être seul. Ce n'est pas pourtant qu'il ait de l'attrait pour toute sorte de lettres. S'il était dans l'obligation d'en écrire de graves et d'utiles, elles lui seraient à charge comme le travail ordinaire, et il en ajournerait indéfiniment la rédaction. Ce sont donc les lettres oiseuses, et celles-là seulement, qui lui plaisent. Il écrit à quelques amis du monde, du petit séminaire qu'il vient de quitter, ou à quelques autres fainéants qui partagent ses goùis. Ses lettres le peignent au naturel: c'est'un amas de plaisanteries, d'anecdotes, de critiques contre quelques professeurs du séminaire ou quelques condisciples aux dépens desquels il s'amuse. Quel temps précieux perdu en ces vaines correspondances !

Avec de telles habitudes, que doit-il être au service de Dieu? Cette seule question fait trembler, tant elle appelle de tristes réponses ! Quelle ab-

sence de piété chez le séminariste paresseux ! Quelle âme vide de Dieu et remplie de bagatelles ! Quelles oraisons ! quels examens ! quelles lectures! quelles confessions et quelles communions! El c'est un aspirant au sacerdoce qui se conduit de la sorte ! et bientôt il va monter à l'autel ! et bientôt il va s'engager dans un ministère où l'ignorance compromet le salut de tant d'àmes ! et rien ne le trouble, rien ne l'émeut, rien ne l'arrache à l'oisiveté qui l'endort en attendant qu'elle le pervertisse? 0 Dieu ! ô Dieu ! inspirez-lui de se corriger ou de rentrer dans le monde qu'il n'aurait jamais du quitter.

Quant à ses vacances, c'est, hélas î bien autre chose encore. Retrouvant la liberté dont il a été si longtemps privé, il se dédommage de la contrainte qui lui était imposée au séminaire, par un repos complet ou par des œuvres !plus dangereuses encore que l'inaction. Pas une heure d'étude dans chacune de ses journées ; visites interminables et d'une frivolité complète ; parties de jeu fréquentes et prolongées ; voyages sans aucun but d'utilité ; lectures profanes et amusantes; exercices spirituels omis sans scrupule ou faits sans le moindre sentiment de dévotion; vie lâche, sensuelle, inutile et plus qu'inutile, qui permet de poser à cet infortuné la question adressée aux oisifs de la parabole évangélique : Ut quid stads totâ die otiosi?

Tels sont les traits qui caractérisent le séminariste paresseux. Où en êtes-vous, cher ami, sur ce point si important? Yous reconnaissez-vous dans le miroir qui vous est présenté ? Ce tableau sans doute est déjà bien sombre; mais ce qui l'est plus

encore, c'est l'avenir qu'il laisse entrevoir et qu'il s'agit maintenant d'exposer à vos regards.

Ecoutez bien, jeune élève : ce n'est pas un homme isolé, c'est l'expérience de tous les lieux et de tous les siècles qui va vous instruire.

Si vous êtes paresseux au séminaire, vous serez bien plus paresseux encore quand vous en serez sorti. Vous réclamez peut-être contre cette proposition : nous vous affirmons qu'elle est exacte. Au surplus, raisonnons :

Dans le séminaire, rien ne vous distrait du travail ; disons mieux, tout vous y invite : l'éloignement du monde, la solitude, le bon exemple, les encouragements des supérieurs, et même la nécessité de travailler pour échapper à l'ennui. Dans le monde, au contraire, tout sera pour vous tentation d'oisiveté : jeux, festins, voyages, visites faites ou reçues à chaque instant : quelles funestes occasions pour celui qui déjà, et depuis bien longtemps, a pris en dégoût le travail et l'étude !

Au séminaire, le travail est obligatoire; un règlement exact en détermine la mesure, et des directeurs consciencieux et attentifs veillent sans cesse à son entière exécution. Pas d'indépendance absolue pour le séminariste, surtout en ce qui touche le travail. Dans le monde, au contraire, affranchissement complet des pénibles entraves du séminaire : indépendance presque totale de règlement et de supérieurs immédiats qui le fassent observer. Comment croire que l'oisiveté, dont on était déjà

Vesclave dans le séminaire, ne fera pas chaque jour de nouveaux progrès, quand on jouira dans le monde d'une liberté sans contrôle ?

Dans le séminaire, on veut atteindre un but ; et quel but? le sacerdoce. On veut être prêtre, et, pour le devenir, on sait que le travail est de rigueur. Des professeurs zélés le font sentir chaque jour par les interrogations qu'ils adressent à leurs élèves ; et, d'un autre côté, des examens sérieux doivent être subis, examens à la suite desquels les paresseux savent bien qu'ils peuvent être exclus des saints ordres comme incapables. Dans le monde, au contraire, le séminariste, devenu prêtre, ne craint plus rien ; il a atteint son but : directeurs, professeurs, examinateurs ne sont plus rien pour lui. Or si, même quand il était vivement stimulé au travail par le désir de parvenir au sa cerdoce, il était encore asservi à l'oisiveté, quels ravages effroyables ne fera-t-elle pas dansson àme quand il pourra s'y livrer sans craindre qu'on lui ravisse la dignité suprême dont il sera investi !

Dans le séminaire enfm, on a généralement la conscience plus délicate, et, par suite, plus de piélé que quand on l'a quitté depuis quelques années : c'est un fait malheureusement incontestable. Or cette conscience plus tendre et cette piété plus prononcée inspirent tout naturellement le goût du travail et rappellent sans cesse au séminariste que r étude est un de ses premiers devoirs. Si donc cet énergique stimulant ne le rend pas sludieux aujourd'hui, comment produira-t-il plus tard cet effet quand il aura perdu presque toute sa puissance ?

Concluons de ce qui précède, jeune et tendre II. 12

ami, et concluons à coup sur, que si vous avez au séminaire peu de goût pour l'étude, vous serez infailliblement dans le monde un prêtre paresseux et oisif.

Or, si vous êtes un prêtre de ce caractère, que serez-vous ? Nous allons vous l'apprendre.

Vous aurez en horreur la solitude de votre chambre. Délicieuse pour le prêtre ami du travail, elle est insupportable pour le prêtre oisif.

Le goût que vous n'aurez pas pour la retraite, vous l'aurez, en revanche, pour la frivolité, pour la dissipation.

Vous passerez de longues heures en des entretiens futiles et souvent dangereux. Vous recevrez avec joie des visites inutiles, et quand vous n'en recevrez pas vous en ferez vous-même.

Vous passerez desjours presque entiers enjeux, en courses, en festins où s'évaporera bien vite votre reste de piété, et où achèvera de s'éteindre le goût déjà si faible que vous aurez pour le travail.

Vous aurez une espèce de bibliothèque qui ne sera que pour la montre. L'oisiveté y apposera son sceau. Une épaisse poussière couvrira la tranche de vos livres, et sera contre vous une muette accusation de paresse. Chacun d'eux dormira sur son rayon comme autant de petites momies égyptiennes ; et si cette ignoble poussière en épargne quelques-uns, on verra tout à l'heure que leur futilité seule leur vaut l'honneur de la lecture.

Toute étude sérieuse vous inspirera du dégoût, et ce dégoût, vous le ferez deviner à tout le monde par l'inexactitude de votre enseignement cathé-

chistique, par le vide et le décousu de vos sermons et de vos prônes. Vous catéchiserez sans instruire, vous prêcherez sans nul profit pour vos auditeurs, et vous laisserez les peuples dans une ignorance qui sera le reflet de la vôtre et que le divin Maître imputera cerlainement à votre paresse.

Si vous êtes vicaire, vous serez un fléau pour votre curé qui, au lieu d'avoir en vous un coopérateur actif et zélé, n'aura qu'un vicaire indolent, désœuvré, tout de feu pour le plaisir, tout de glace pour le travail.

Si vous êtes curé, vous serez une pierre de scandale pour vos vicaires qui croiront pouvoir vous imiter sans comprometlre notablement les devoirs essentiels du sacerdoce et les obligations du saint ministère.

Yous propagerez même hors de la paroisse la contagion de votre oisiveté ; vous la communiquerez aux jeunes confrères de votre voisinage dont vous ferez votre compagnie. Yos conversations frivoles, votre amour du jeu, vos courses perpétuelles les entraîneront dans votre mauvaise voie, surtout s'ils sont prédisposés à la paresse par nature et par inclination.

Yous malédiflerez la paroisse par votre fainéantise, dont vous donnerez chaque jour de nouvelles preuves. Les pénitents, les malades, les enfants, tout le monde en un mot souffrira de votre oisiveté et dira que vous êtes un arbre stérile dans le champ du père de famille, ce qui ne sera que trop véritable.

Quand les occasions de vous divertir viendront à vous manquer, ou que vos futiles passe-temps

amèneront après eux la satiété et le dégoût, vous retomberez lourdement sur vous-même, et vous subirez sans nul adoucissement les langueurs de l'ennui. Charmes de la piété, joies de la bonne conscience, estime des peuples, délices du saint prêtre, tout vous fera défaut ; tout vous fera sentir, sans cependant vous corriger, que vous êtes un fardeau aceablant pour les autres comme pour vous-même.

Sera-ce tout ? Non vraiment ; et ce qui reste à dire est plus déplorable encore que ce qui vient d'être dit. L'oisiveté traînant tous les vices à sa suite, vous courrez grand risque de scandaliser rÉglise par ces affreux désordres qui la plongent dans le deuil et Ihumiliation. Quels sont les prêtres oisifs qui ne soient qu'oisifs ? Demandez à ceux qui déshonorent le sacerdoce par l'intempérance, par l'impureté, par la passion du jeu, par l'absence du zèle et par une vie mondaine et dissipée : demandez-leur si l'oisiveté à laquelle ils se sont voués n'est pas la grande source de ces dérèglements, et si ces paroles de nos saints Livres ne leur sont pas applicables : Mtdtam malitiani dociiit otiositas ?

Nous l'avouons, jeune et tendre ami, cet avenir, qui sera le votre si vous êtes un séminariste paresseux, nous fait trembler pour vous, et nous formons, dans vos plus chers intérêts, le vœu le plus ardent pour que vous acquériez le goût de l'étude, ou pour que vos supérieurs vous interdisent rentrée du divin sanctuaire.

— En présence des considérations qui précèdent, commencez par vous convaincre profondément qu'il y a incompatibilité radicale entre l'habitude de l'oisiveté et la sainteté qu'exige le sacerdoce. Rentrez donc en vous-même et dites : — Veux-je être prêtre? Oui. Yeux-je être un saint prêtre ? Oui encore. Puis-je être un saint prêtre si je contracte Thabitude de l'oisiveté ou si, l'ayant déjà contractée dès le séminaire, je ne fais rien ou du moins presque rien pour la combattre ? Tout m'atteste que c'est absolument impossible : si donc je m'obstine à croire le contraire, je m'abuse, et malheur à moi si ce qui m'a été démontré dans ce chapitre ne dissipe pas mes illusions !

— A la lumière de ces réflexions, entretenez en vous la volonté ferme de déraciner à tout prix la funeste habitude de la paresse à laquelle vous êtes sujet. Ètes-vous dans cette disposition ? Votre volonté est-elle bien arrêtée sur ce point ? La résolution que vous prenez de combattre à outrance votre mauvais penchant est-elle vraie, sincère et solidement affermie ? Vous êtes sur de vaincre s'il en est ainsi, comme vous êtes sur d'être vaincu s'il en est autrement.

— Toutefois, vos efforts seuls ne suffisent pas pour vous faire remporter la victoire. Vous ne pouvez vous corriger d'un défaut quelconque sans le secours de la grâce ; et la grâce s'obtient par la prière et les sacrements. Vous devez donc employer ces deux puissants moyens pour acquérir ce

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