Mis pour : qu'ils
Il6 LE BOCAGE
ODELF/nE A Ja\" de Fakdaillan Panjas le jeune '.
Nous vivons, mon Panjas, une vie sans vie * : Nous autres qui vivons, nous servons à l'envie', Nous servons aus faveurs, et jamais nous n'avons
4 Un seul repos d'esprit, tandis que nous vivons. De tous les animaus qui vivent sur la terre L'homme est le plus chetif, car il se fait la guerre Luimesmes à luimesme, & n'a dans son cerveau
8 Autre plus grand désir que d'estre son bourreau.
Regarde, je te pri, le beuf qui d'un col morne [40 v°] Traine pour nous nourrir le joug dessus la corne, Bien qu'il soit sans raison, gros & lourd animal, 12 Jamais il n'est par lui la cause de son mal, Ains patientement le labeur il endure,
IinmoNS : Bocage 1554. 15SS ; réimpr. de Rouen, 1557. — Œtnres, (Odes, 2' livre) i i6o i 1584 ; (Elégies) 1587 et cJ. suiv. Titre. 60-84 OJe sans dfdknce \ 8j Elégie sans dédicace