‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 137 sur 279 · y-Sy Sotcmcni un estranger · texte numérisé non relu

y-Sy Sotcmcni un estranger

15. 60-Sy D'une chcisnc (et chaîne) soumeillicre {et sommelUiere)

1 . Avocat -poète toulousain, dont on retrouve le nom dans les Epislolae de P. Paschal (Lyon, Seb. Gryplie, 1S48, p. 110) et dans les oeuvres d'O. de .M.igny. V. notamment son éloge d.ins une ode que Magny lui adresse (Dernières (>ocsies, éd. Courbet, p. so).

2. A partir d'ici jusqu'à la conclusion exclusivement, c'est une imitation de l'ode anacrcontiquc : NUiovjZTioi;... (recueil d'H. Estienne, n" 3). Rapprocher l'imitation faite par La l'ontaine sousle titre L'Amour mouillé (Contes, III, xil) et voir mon Ronsard poêle lyrique, p. 599.

}. Pour cette manière astronomique de désigner l'heure, v. ci-dessus la Prosopopée de L. de Rous.ird. p. 41, vers 5 et suiv.

Ja je dormois dans mon lit

Lors que j'entroûy le bruit

D'un qui frapoit à ma porte, [42 v°]

20 Et heurtoit de telle sorte

Que mon dormir s'en alla.

Je demandai, qu'esse là

Qui fait à mon huis sa pleinte ?

24 Je suis enfant, n'aye creinte.

Ce me dit-il, & adonc

Je lui desserre le gond

De ma porte verrouillée.

28 J'ai la chemise mouillée

Qui me trampe jusqu'aus ôs,

Ce disoit, car sur le dôs

Toute nuit j'ay eu la pluie :

52 Et pource je te suplie

De me conduire à ton feu,

Pour m'aller seicher un peu.

Lors je prins sa main humide, î6 Et par piiié je le guide

En ma chambre, & le fis seoir

Au feu qui restoit du soir.

Puis allumant des chandelles, 40 Je vis qu'il portoit des ailes.

Dans la main un arc Turquois,

Et sous l'esselle un carquois :

Adonc en mon cœur je pense 44 Qu'il avoit grande puissance,

Page 1