C.-à-d. : nul mets. Cf. le tome II, p. 47, vers
2. Quoique fortement teintée de pétrarquisme, cette pièce renferme, comme toujours, des détails personnels à Ronsard. V. mon éd. critique de la Vie de Ronsard, p. 6 : « ...Ronsard en tous exercices estoit le mieux appris de ses pages, fust à danser, luitter, sauter, ou escrimer, fust à monter à cheval, et le manier, ou voltiger... », et encore p. 8 : « Le Roy Henry... l'estimoit entre tous les gentilshommes de sa Court, pour emporter le pris en tous les lionestes exercices, esquels la noblesse de France estoit ordinairement addonnée. » Cf. ci-dessus VEpistrc à A. de la Porte, p. II, vers 25 et suiv.
148 LES MESLAKGIIS
Mais CDiiic un sauvaqc animal Je me pers dans un bois sauvage, Loing de gens, pour celer ma rage.
L'amour fui bien forte poison Q.ui m'ensorcela ma raison, El qui me déroba l'audace Que je porioi dessus la face, Me faisant aller pas à pas, Trisie & pensif, le front à bas, Hn home qui craint, d^ qui n'ose Se fier plus en nule chose.
Le mal que l'on faint d'Ixion X'aproche de ma passion.
Et mieus j'aymeroi de Tantale Endurer la peine infernale ' Un an, qu'estre un jour amoureus, Pour languir autant malheureus.
Que j'av fait, depuis que Cassandre Tient mon cœur, & ne le veut rendre.