‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 159 sur 279 · j-8j Et tant il courba le dos · texte numérisé non relu

j-8j Et tant il courba le dos

238. j;B, 60 servit de planche | à-j-8-] texte primitif {grattage dans

Horace, Canii. I, xii, 12). Cf. le tome V, p. 189, vers 19 et note 3. — Comprendre : Brinon a fait venir à sa fenêtre ce houx émerveillé.

1. C.-à-d. : d'un palmier. Cf. ci-dessus, vers 9. On dit encore du vin, de l'huile de palme.

2. C.-à-d. : sa femelle. Forme encore employée couramment par le peuple des campagnes, et même des villes.

3. C.-à-d. : aux patres servait de pont. On désigne ainsi, dans tout l'ouest, une passerelle sur un ruisseau. Ronsard a dit encore dans un des Sonnets pour Hélène :

11 faut passer la planche, il faut faire des vœux

Au Père sainct Germain, qui garde la contrée.

Ronsard, Vh 10

Or vy, Houx, dorénavant 340 Le chef au ciel élevant,

\'y plus fameux par ma Lyre

Q.ue les vieus chcsnes d'Lpirc '.

Jamais chouans ^, ne corbcaus, 244 Ne difament tes rameaus,

Ni corneilles, ni chouettes,

Mais les rossignols poètes

Y puissent bruire toujours [7 r"]

2 js Les pleintes de leurs amours.

Jamais foudre ne tempcste

Ne s'é'clate sur ta teste,

Ni le feu tombé des mains 252 Des mal avisés humains :

Mais en tous tems de rosée

Soit ta peruquc arrosée,

Et de la manne du ciel :

254 Et toujours la mouche à miel

Ménage aus creus de ta souche

Un fruit digne de la bouche

De ton maistre bienhcureus.

2j8 Jamais le tems rigoureus

Ne te livre à la vieillesse.

Mais, Houx, puisse tu sans cesse

\'ivre en autant de renom 262 Que ton possesseur Brinon J,

le liôy de VAnenal entre les mots de et planche) 255. ;j B-Sj au creus 260. 7<!>'-<!>'7 puisses-tu

1. Les chênes Je la foret de Dodone, qui rendaient les oracles de Jupiter.

2. Pour ce mot, v. ci-dessus, l'odelette A J. de Pardaillan, vers 24. ). Pour ces souhaits de conclusion, v. le tome V, p. 2}}, note i.

ODE

A Cassandre.

Du jour que je fus amoureus,

Nul past ■ tant soit-il savoureus

Ne vin tant soit-il délectable

Au cœur ne m'est point agréable,

Car depuis l'heure je ne sceu

Rien boire ou manger qui m'ait pieu :

Une tristesse en l'ame close

Me nourist, & non autre chose. [7 vj

Tous les plesirs que j'estimois Alors que libre je n'aimois, Maintenant je les desestime, Plus ne m'est plaisante l'escrime, La paume, la chasse & le bal ^,

Éditions: Mfslurtgcs (1" et 2" éd.) 1555 ; rcinipr. de Rouen, 1557. — Œuvres, (Amours, i" livre et Odes, 4° livre) 1560, 1567 ; (Amours, I" livre) 1571 à 1587 et éd. suiv.

Titre, j; B, 60 Elégie à Cassandre | 6j-yj Elégie saus dédicace \ jS-Sj Chanson ians dédicace

I. 60 Amours-j^ Depuis que je suis amoureus | yS-Sy tcx le primitif 2-4. )) B, 60 Odes, tant fust-il. . . tant fust-ii ... ne me fust | 6y Odes

Nul repas tant soit savoureus | Ji-Sj lexte primitif, mais Sj au vers 4 ne me fut agréable

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