‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 204 sur 279 · Cf. le tome III, p. 75, note i · texte numérisé non relu

Cf. le tome III, p. 75, note i

2. Je pense que Ronsard a donné .i ce mot le sens du grec Xyyv:TT,;, alb.itre servant .1 faire des lampes, et abusivement lampe ou flambeau. Il y a eu confusion en son esprit avec le mot Liknitc, cpithèie de Hacchus, du grec /.î/.vjv désignant le van sacré ou le berceau de l'enfant divin. Cf. le tome V, p. 75, note 2.

). A rapprocher Y Hymne de Biuchm à Pierre de RonsinJ. que Ma(;nv a publié parmi ses 0</« en 1559 i^'^- Courbet, II, 52).

ODE

A Christofle de Choiseul, abé de Mureaux'.

Mon Choiseul, levé tes yeux :

Ces mesmes flambeaux des cieux, Ce Soleil, & cette Lune, [25 r"|

C'estoit la mcsnic commune* 5 Qui luisoit à nos ayeux.

Mais rien ne se pcrt là liaut, Et le genre humain défaut Come une rose pourprine, Qui languist dessus l'espine 10 Si tost qu'elle sent le chaut '.

Nous ne devons espérer De toujours vifs demeurer.

Nous, le songe d'une vie •* :

Qui (bons dieus) auroit envie 15 De vouloir toujours durer 5 ?

Éditions : Meshuiges (i" et 2° éd.) 1555 ; réimpr. de Rouen, 1557. — Œuvres, (Odes, 5° livre) 1560 à 1587 et éd. suiv. Titre. 6o-8j Ode sans dédicace 6-1). 7S-S7 giiillemetteni ces dix vers

I. C'est à ce personnage que Belleau dédia en 1556 sa Tradnction d'Anacrcon, h propos de laquelle Ronsard composa une épitre-dédicace, adressée au même Chr. de Choiseul.

2. Se rapporte au dernier terme de l'énumération. Cf. ci-dessus, p. 134, note I.

5. Tout ce début, où l'homme mortel est opposé à la nature immortelle, vient de Catulle, Carm. v, 4-6, et d'Horace, Carm. IV, vu, 7-16.

4. Cette expression rappelle le rjv.'.xç ôvapde Pindare,^)'/^;. viii,ép. 5.

$. Cette lin de strophe et les quatre suivantes sont imitées d'un fragment de Mimnerme Tt'i; 5È [îîo;. . ., que Ronsard lisait dans Stobce, Flor., section r.Z'^A 'Açpooîxr,; ravorljAou (LXIII, 16) et de fragments plus courts d'Euripide et de Ménandre, également conservés par Stobée, section '}oyo; yripôiç (CXVI).

Non, ce n'est moi qui veut or Vivre autant que fist Nestor :

Quel plaisir, quelle liesse Reçoit riionie en sa vieillesse, 20 Eust-il mile talens d'or ?

L'home vieil ne peut marcher, N'ouyr, ne voir, ni mâcher, C'est une idole ' enfumée Au coin d'une chcmincc aj Qui ne lait plus que cracher.

11 est toujours en couroux, [25 v^j

Bacus ne lui est plus doux, Xi de Venus l'acointance, En lieu de mener la dance, jo II tremblote des genoux.

Si quelque force ont mes vœus.

Ecoutés, Dieux, je ne vcus Atcndrc qu'une mort lente Me conduise à Rhadamante js Avecques des blancs cheveus ^

Aussi je ne vcus mourir.

Ores que je puis courir, Ouir, parler, boire, rire, Dancer, jouer de la Ivre 40 Et de plesirs me nourir.

39. S ( Danser, deviser, escrirc Î6-40. Sj supprime celle slrophe

t. C.-i-d. : une image (prcc £'.5'i)/.ov).

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