Cf. ci-dessus l'odelette A Corydon, p. 102 et suiv
DE P. Du RONSARD I93
Ah qu'on me feroit grand tort De me traîner voir le bord Ce jourdiiv du fleuve courbe, Qjui là bas reçoit la tourbe 4) Qui tent les bras vers le port '.
Car je vis : & c'est grand bien De vivre, & de vivre bien, Faire envers dieu son office, Faire à son prince service jo Et se contenter du sien. [24 r°]
Celuy qui vit en ce point ^, Heureux, ne convoite point . Du peuple estre nommé Sire, D'ajoindre au sien un Empire, 55 De trop d'avarice epoint.
Celuy n'a souci quel Roy Tyrannise sous sa loy Ou la Perse, ou la Syrie, Ou l'Inde, ou la Tartarie :
60 Car celuy vit sans emoy.
Ou bien s'il a quelque soin, C'est de s'endormir au coinçr
45. y)-Sj Qui tend le bras {i6op-i6jo reprennent le texte primitif) 46-50 7}-Sj guillemeltent ces cinq vers (Sj-ji les deux premiers seulement)
57. 67 par erreur sus sa Loy (Jd. suiv. corr.) \ jS sous la loy | S.f-87 texte primitif
1. Le Styx ou l'Achéron, fleuves des Enfers. Cf. Virgile, Gèorg. IV, 480 ; En. V\, 305 et suiv.
2. Cette strophe et les suivantes viennent d'Horace, Carm. I, xxv; II, lit, XI et xvt ; III, XVI.
Ronsard, VI. 13
191 LES MI-SLAKGES
De quelque grotte sauvage, Ou le long d'un beau rivage 6$ Tout seul se perdre bien loin.
Et soit à l'aube du jour, Ou quand la nuit fait son tour D'une carrière endormie, Se souvenant de s'aniie, 70 Toujours chanter de l'amour.
ODE A LouYS DE Ronsard son neveu '. [24 v]
Mon nepvcu, su\' la vertu :
Le jeune homme revêtu j De la sience honorable
Aux peuples en chacun lieu
Aparoist un demi Dieu 6 Pour son savoir vénérable.
Sois courtois, sois amoureux. Soie de cœur valeureux,