Sur ce personnage, v. ci-dessus, p. 73, note
2. Le « vieil Ascrean », c'est Hésiode; v. ses Travaux et Jours, vers 198, et son imitateur Virgile, Gcorg. II, 474. A rapprocher d'un sonnet de 1559 à Jacques Bourdin : On dit qu'avec les loups, où le témoignage d'Hésiode est encore récusé dans un compliment analogue. Même grief de mensonge adressé ailleurs à Pindare (sonnet de 1555 : Mais rcspons, meschant Loir) et à Cicérou (sonnet de i$54 : Que tu es, Ciceron, ci-après, p. 225).
Honneur, bonlc, ni pitié, li Qui dedans loy ne se trouve '.
Qui dira doiiq, Cliarbonnier,
Que ce vieil siècle dernier, 15 Où Dieu l'anie t'a donnée,
Soit de 1er, puis qu'aujourd'huy
Par toy l'on revoit en luy 18 La saison d'or retournée ^ ?
ODE 5
La belle \'enus un jour
M'amena son fils Amour, ; Ht l'amenant me vint dire :
Hcoutc, mon cher Ronsard, [27 \°]
Enseigne à mon enfant l'art 6 De bien jouer de la Lvre.
Incontinent je le pris, Et sougneux je lui apris 9 Comme Mercure eut la peine
I 5. ji piir erri-nr Où de l'anie {id. siiiv. corr.)
Éditions : Mtilaiiges (i" et 2' éd.) 1555 ; rcimpr. de Rouen, 1)5". — Œuvres, (Odes, >• livre) 1 560 à 1 587 cl éd. suiv.
Titre, ff B Ode, prise de Bion poète grec | 60-S/ Ode sans plus 8. ;; B, 60-jj Et songiieux | "jS-Sj Et soigneux
I. A quelle uccision Rons.ird a-t-il éprouvé l'aniitic de Charbonnier? Très prob.ibicmcnt dans ses relations avec Jean d'Avanson, dont Charbonnier était secrétaire. \'. ci-dessus la tin du S'arsits, p. 83.
3. Ce sont les humanistes, dont Ronsard était le disciple, qui pensaient que le \v* siècle était un • siècle de fer ■. A ce sujet il semble avoir modifié son opinon avec r.ige.
?. Imitée « de Bion poète j^tcc », comme le déclare Ronsard ,luimémc dans la 3' édition des Maliinges. C'est l'idylle } : '.\ -^iXa. ixoi Kû-piç. Ronsard 1.» lisait dans Stobée, llor., section ~tpî 'Açpo5iTr,ç navorJ|iOu (LXIIl, 36). — V. mon Ronsard fwU lyriquf, p. 596. note }.
De premier la façonner, Et de premier en sonner 12 Dessus le mont de Cyllene '.
Comme Minerve inventa
Le haux bois, qu'elle getta is Dedans l'eau toute marrie * :
Comme Pan le chalumeau,
Qu'il pertuisa du rouseau i8 Formé du cors de s'amie '.
Ainsi pauvre que j'esiois,
Tout mon art je recordois 21 A cet enfant pour Taprendre *♦ •
Mais lui comme un faux garson
Se moquoit de ma chanson 24 Et ne la vouloit entendre.
Pauvre sot, ce me dist-il,
Tu te penses bien subtil, 27 Mais tu as la teste foie,
D'oser t'egaler à moy, [28 ï°]
Qui jeune en sçay plus que toy 50 Ni que ceux de ton escole.
Et alors il me sourît.
Et en me flattant m'aprît