‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 224 sur 279 · Four ce latinisme, voir le tome V, p. 25s. note i · texte numérisé non relu

Four ce latinisme, voir le tome V, p. 25s. note i

ODELETTE

A SA M AI STRESSE '.

Je veux aymer ardentement,

Aussi veus-je qu'egallement

On ni'ayme d'une amour ardente :

» Toute amitié froidement lente

» Q.ui peut dissimuler son bien

» Ou taire son mal, ne vaut rien,

» Car faire en amours bonne mine

» De n'aymer point c'est le vray sine.

Les amans si frois en esté Admirateurs de chasteté,

Et qui morfondus petrarquisent ^, [31 vo]

Sont toujours sots, car ils méprisent Amour, qui de sa nature est Ardent & pront, de à qui plest De faire qu'une amitié dure duand elle tient de sa nature '.

Editions : \Uslauges (i" et 2° éd.) 1555 ; rcimpr. de Rouen, 1557. — Reir.inchée dès 1560. — Recueillie pour la première fois dans ItsŒuvrcs par Blancheniain, 1867, tome VIII, p. 146.

g. jj B Ces amans

1. Pour cette palinodie, qui fait un tel contraste avec V Elégie à Cassandre (ci-dessus, p. $7 à 60), et plus généralement pour le pétrarquisme dans Ronsard, v. mon Ronsard poète lyrique, pp. 151 et suiv., 477 et suiv. ; Revue d'Hist. litt., 1910, pp. 858 et suiv. ; Mélanges Lanson (Hachette, 1922), p. 109.

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