Pour ce mot, voir ci dessus, p. 59, note
5. Ces vers furent probablement écrits après la lecture du Monophile d'Et. Pasquier (1554). Voir au livre II de cet ouvrage une tirade de Philopole (Œiiires de Pasquier, éd. de 1723, tome II, col. 776).
ODELETTE
A SOS nOUQUET.
Mon peiii Bouquet, mon mignon ',
Q.ui m'es plus fidcl* compaignon
Qu' Oreste ne fut à Pilade, 4 Tout le jour quand je suis malade
Mes valets, qui pour leur devoir
Le soing de moy debvroient avoir,
\'ont à leur plesir par la vile, 8 Et ma vieille garde inutile,
Apres avoir largement beu,
Yvre s'endort auprès du feu,
A l'heure qu' el' me devroit dire 12 Des contes pour me faire rire.
Mais toi petit bouquet, mais toy
Ayant pitié de mon esmoy
Jamais le jour tu ne me laisses i6 Seul compaignon de mes tristesses.
Que ne pui-je autant que les dieux?
Je l'envoyroi là haut aux cieux
Fait d'un bouquet un astre insigne, 2o Et te mettrois auprès du Signe [52 r"]
Éditions : Meslanges (i" et 2* cJ.) 1^55 ; rcimpr. de Rouen, 1557. — Œinres (Odes, 5' livre) 1560, 1567 ; (Mascjr.ides, fin), 1571 ; (Discours, fin) 1571 ; Discours, fin, par inadvertance avec le titre et la pagination de la section des Mascarades) 157}. — Retranchée en 1578. — (liuires, recueil des Pièces retranchées, 1609 et éd. suiv.
Titre. ;; B Ode .i son bouquet | 60-7) Ode mus plus