‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 24 sur 279 · FANTASIE A SA DAME · texte numérisé non relu

FANTASIE A SA DAME

Il estoit nuit, & le présent des cieus

Plus dous que miel couloit dedans mes yeus

(Voir le tome I, pp. 33-39.)

1. P.ischal avait en effet promis de composer les éloges des hommes doctes de son temps, à la manière de Paolo Giovio, auteur des lllustrium virornm vitae. Aussitôt les flatteries et les autobiographies de parvenir au futur panégyriste, notamment de la part de Ronsard, très friand de gloire, comme en témoignent cette dédicace, une épitre du même recueil (ci-après, p. 61) et cette variante de 1555 pour la fin de l'ode de 1550 ^ Pierre Paschal :

Quoi ? c'est toi qui m'éternise, Et si j'ai quelque renon, Je ne l'ai, Paschal, sinon Que par ta vois qui nie prise.

Car jamais le tans n'amaine, Comme aus autres, des oublis Aus écris qui sont polis De ta langue si rommaine.

Mais le projet ayant été abandonné, Paschal fut l'objet de divers pamphlets, dont un de Ronsard, que P. de Nolhac a publié en 1921 {op. cit., p. 262 et suiv.).

2. Pour cette graphie, qu'on reverra p. 176, v. le tome I, p. 59.

ÉPITRH

A Ambroisk de i.A Porte Parisien'. [71^]

Enccpend.iiu que le pcsicux Automne Tes citoiens * l'un sur l'autre moissonne, Et que Caron a les bras tout lassés

4 D'avoir déjà tant de Mânes passés », Ici, fuiant ta vile périlleuse Je suis venu près de Marne lileuse, Non guère loin de la part, où ses eaus D'un bras fourchu pressent les murs de Meaus ■♦ : Meaus, dont Bacus songneus a pris la garde, Et d'un bon œil ses colines regarde Riches de vin qui n'est point surmonté

12 Du vin d'Aï > en friande bonté.

Non seulement Bacus les favorise.

Mais sa Compagne, & le pasteur d'Anfrise ^,

L'une y faisant les épis blondoïer,

16 L'autre à foison les herbes verdoier.

Éditions : Bocage i$)4, i$ss; rcimpr. de Koueii, 1557. — Oiuvrts, (Poèmes, I" livre) 1560 à IS~8; (Gayctcz) 1S84. 1587 et éd. suiv.

Titre. S4 G.iyetc III Siiits tifdkaa- \ Sj Les pl.iisirs rustiques iaindfdicacf I 162} et Bl. ont f<(ii- rrtrur dédidut- la pièce .\ Maurice de U Forte.

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