‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 254 sur 279 · EPIGRAMME · texte numérisé non relu

EPIGRAMME

A JULIFA- '.

Toujours tu me prêches, Julien, Que je ne parle que de boire, Et que ce n'est pas le moien [.H v^^J

4 De m'aquerir ny biens, ny gloire :

Mais répoii, gentil glorieux, (Je veux défendre mon afaire) Répon moy, ne vaut-il pas mieux H En écrire, que de le faire ?

Responxe de Julien.

Tu veux avecques ton bel art Du bon sophiste contref;iire :

Il ne faudroit, gentil Ronsard, 12 Ny en écrire, ny le faire.

i}-i4. jS-S.f P-igc, verse du vin iiouvciu, .^rra:lic moy hors du cerveau

Editions : Mrslangrs (i" et i* cJ.) rîSî ". réiiiipr. de Roiiei), ijsj. — lliuirfs, (Poèmes, 4* livre) 1560. - Retranchée en 1567. - Recueillie ensuite pour la première fois par Blancheniain en 1867, éd. des Qiuvrn, t. VIII, p. 147.

I. C'est peut-être Julien Pcccatc, auquel Ronsard a dédié une ode de i)$o (v. le tome I, p. 2J1), comme l'a pensé P. Champion, Pierre df Romard et Am. Jainyn, p. 2; mais rien ne le prouve péremptoirement.

DE P. DK RONSARD 245

ODELETTE'

Venus est par cent mile noms Et par cent mile autres surnoms Des pauvres amans outragée :

L'un la dit plus dure que fer, L'autre la surnomme un enfer, El l'autre la nomme enragée.

L'un l'appelle soucis, & pleurs, L'autre tristesses, & douleurs, I Et l'autre la désespérée :

Mais moi, pource qu'elle a toujours Esté propice à mes amours.

Je la surnomme la sucrée.

ODE A l'AloCette 2. [44 r*^]

T'oseroit bien quelque pocte Nyer des vers, douce alouette ?

Éditions : Meslaiiges (i" et 2° éd.) 1555 ; réimpr. de Rouen, 15S7. —

Œuvres, (Odes,4'-" livre) 1560 à 1584. — Retranchée en 1587. — Œuvres,

recueil des Pièces retranclices, 1609 et éd. suiv. Titre, j; B Odelette, prise de Sophocle | 60-S4 Odelette sans jilus Éditions : Meslanges (i" et 2° éd.) 1555 ; réimpr. de Rouen, 15)7. —

Œuvres, (Odes, 4' livre) 1560 a 1584. — Retranchée en 1587. — Qiuvres,

recueil des Pièces retranchées, 1609 et éd. suiv.

Titre, jj A on Ut Aloëtte {j'ai adopté la graphie des vers 2 et J2 et du titre de jj B) \ 60-S4 Ode sans dédicace

1. Comme l'indique la 2" édition des Meslanges, cette pièce est la paraphrase d'un fragment de Sophocle : '^Û ~aÏ0c;, fj TOt \\\i-y.z. Ronsard le lisait dans Stobée, F/or., section ~io\ 'AisoSiTr,; r:avor;ij.o-j (LXIII,6.)

2. D'inspiration à la fois médiévale et anacréontique. Cf. les chansons de l'alouette chez les troubadours et les trouvères, notamment celle

$ Quant à moy je ne l'oserois,

Je vcus célébrer ton ramage Sur tous oyscaus qui sont en cage,

i Et sur tous ceus qui sont es bois.

Qu'il te (mi bon ouyr ! à l'heure Que le bouvier les champs labeure,

9 Quand la terre le printems sent,

Qui plus de ta clianson est gaye, Que couroussée de la playe

13 Du soc, qui l'estomac lui fend.

Si tost que tu es arrosée Au point du jour, de la rosée,

15 Tu fais en l'air mile discours :

En l'air des ailes tu frétilles Et pendue au ciel, lu babilles,

18 Ht contes aus vcns tes amours.

Puis du ciel tu te laisses fondre, Dans un sillon vert, soit pour pondre,

ai Soit pour esclorre, ou pour couver.

Soit pour aporter la bêchée A tes petis, ou d'une achée

24 Ou d'une chenille, ou d'un ver.

}. ffA on lit Qu.ind à (fd. suiv. l'orr.) 17. S.f Ivt pcnJuc cil l'air

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