Cérès et Apollon
Dés le matin que l'Aube safranée A du beau jour la clarté ramenée, Et dés midi jusque aus raions couchans 20 Tout égaré je me pers dans les chams, A humer l'air, à voir les belles prées, A contempler les colines pamprées, A voir de loing la charge des pommiers
24 Presque rompus de leurs fruis Autonniers, A repousser sur l'herbe verdelette
De tour de bras l'éteuf d'une palette ',
A voir couler sur Marne les bateaus, [7 v]
25 A me cacher dans le jonc des îleaus : Ore je sui quelque lièvre à la trace, Or' la perdris je couvre à la tirace *, Or' d'une ligne apâtant l'ameçon
52 Loin haut de l'eau j'enlève le poisson, Or' dans les trous d'une île tortueuse Je va charchant l'écrevice cancreuse 5, Or' je me baigne, ou couché sur les hors
56 Sans y penser à l'envers je m'endors : Puis reveillé ma guitterre je touche, Et m'adossant contre une vieille souche. Je di les vers que Tit}Te chantoit