‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 27 sur 279 · tt J7 on lit Tytire (éd. siiiv. corr · texte numérisé non relu

tt J7 on lit Tytire (éd. siiiv. corr

1. C.à-d. : je repousse la balle avec une raquette, au jeu de paume.

2. La tirace (ou tirasse) est un filet pour prendre les cailles, les alouettes et les perdrix. Cf. ci-après le poème de la Chasse, vers 144.

5. La graphie « je va » est conforme au principe adopté par Ronsard en 1550 (v. le tome I, p. 58). — La graphie « charchant » est phonétique, suivant une prononciation de l'Ile-de-France, qui a cessé vers i620;cf. ci-après Vode A Jnn de Paidaillan, p. 117, vers 28. — 11 qualifie l'écrevisse « cancreuse », parce qu'elle a des pinces analogues à celles des cancres ou crabes ; inversement ceux-ci s'appellent des « écrevisses de mer ».

,w Q.uand prcs d'Auguste cncorcs il n'cstoit, Va qu'il plcuroit au nianlouan rivage.

Déjà barbu, son désert héritage •.

Ainsi jadis Alexandre le blond »,

44 Le beau Paris apuié sur un tronc

Harpoit, alors qu'il vit parmi les nues \'enir à lui les trois Déesses nues :

Devant les trois Mercure le premier

48 Partissoit l'air de son pie talimnier,

Aiant es mains la pomme d'or saisie, Le commun mal d'Europe, & de l'Asie '. Mais d'autant plus que poêle j'aime micus Le bon Bacus que tous les autres Dieus, Sur tous plaisirs la vandange m'agrée, A voir tomber cette manne pourprée Qju'à pies decliaus un gâcheur fait couler

56 Dedans la cuve à force de fouler.

Surlescoustaus* marche d'ordre une troupe, [S r*»] L'un les raisins d'une serpette couppe, L'autre les porte en sa hôte au pressoùer,

60 L'un tout au tour du pivot fait rouer

La viz qui geint, l'autre le marc asserre En un monceau, & d'ais pressés le serre, L'un met à l'anche un panier ataché,

64 L'autre reçoit le pépin ecaché.

L'un lient le mui, l'autre le vin entonne. Un bruit se fait, le pressouër en resonne '.

1. Souvenir de Virgile, Bue i, 28 et suiv. Tityrc rcprtscnte ici Virgile, comnic dans la pièce latine.

2. .Souvenir d Homère . i^ui .ippclk Paris ÇavOoî 'AXÉ'ÇavopOî.

]. Souvenir de Jean Lcmaire, qui a magnifiquement décrit cette légende en ses Illuitratiom de Gaule, I, ch. xxx et suiv.

4. C..-.i-d. sur les coteaux. Ailleurs on trouve de même ouiter pour ôter, i(<uit( pour coté, gouiier pour gosier, graphies phonétiques suivant Une prononciation encore en usage chez nos paysans.

>. Cette description, pleine de termes techniques, est à comparer

Vêla, LA PORTE, en quels plaisirs je suis 68 Or' que ta vile epovanté je fuis,

Or' que l'Autonne cpenche son usure.

Et que la Livre ' à juste pois mesure

La nuit égale, avec les jours egaus, 72 Et que les jours ne sont ne frois ne chaus.

Quelque plaisir toutesfois qui me tienne,

Faire ne puis qu'il ne me resouvienne

De ton Paris, & que tousjours écrit 76 Ce grand Paris ne soit en mon esprit.

Et te promets que si tôt que la bise

Hors de son bois aura la fueille mise,

Faisant des prés la verte robe choir, 80 Q.ue d'un pié pront je courrai pour revoir

Mes compagnons, & mes livres, que j'aime

Beaucoup plus qu'eus, que toi, ne que moimême^.

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