j^ Du corps de Brinoii fera n.iistre
I. Cette épitaphe a paru d'abord en une plaquette de deux feuilles, chez André Wechel.avec d'autres pièces frani;aises, latines, grecques et un sonnet italien, composant « le tombeau de Brynou » et ayant pour auteurs Jodelle, G. Aubcrt, Calliste, Bernard du Poey de Luc, Belleau, Relias Andréas, G. P.M. (?), Dorât, Baïf, Simon du Bois, R. H. (Robert de la Haye, en latin R. Hayus), Jean le Bon ; en tète des vers latins ligure ce distique de Ronsard qui n'a été recueilli dans aucune édition de ses œuvres :
Quo tegitur tumulo Bryno lacrymantur codem l'hœbus, Amor, Charités, puUataque turba Sororum. Cette plaquette fait partie d'un recueil factice, formé au xvi° siècle par le c'nirurgien Rasse des Nœux (Bibl. Mazarine, 10.674 A); on en doit la connaissance à P. de Nolhac, Ronsard et l'Humanisme, p. 249. Ladite épitaphe est la paraphrase de cette pièce du poète néo-latin
Jean Cotta, Qirmiiui, Epiuphiuin Quintcriî : Me longe effigie venustiorcm Narcissi, vel ApoUinis contati, Parcarum Ijchcsis ninns scvcra Isti Quintcrium dcdil scpulcro.
Cur non flosculus cxcani, requiris, Cuni tantuni fucrini puer Jccorus?
Tellus est nimis arida, o viaior, Nostri facta pcrustionc amoris :
Sed si lacrimulis luis niadescci, Forsan flos novus ihit e scpulcro.
Ronsard s'est encore souvenu de cette pièce dans un sonnet en dialogue sur la mort de Marie : l'eu que et marbre enserre... 11 l'avait lue soit dans le recueil intitulé Carmitin quinque illustrium fKielaruvi (Florence, Torrcntino, IS52). qui contient les vers lyriq.ies de Hcnibo, Castiglione, Navagcro, Cotta, et Flaminio, soit plutôt dans le recueil intitulé Doelissimorum nosira aetale Ilalorum H/^igrainmala (Paris, Nicolas le Riche, s. d.), qui contient les vers lyriques de Flaminio. Molsa, N.iv.igc'-o, Cott.i, Lampridio, SaJolet et d'autres, et que nous datons de 1^4^ au plus tard (c(. Ronsard foi-te lyriqiir, p. 128, note). On trouve ce dernier recueil à la Hibl. N'at., Rés. pYc 1257.
KRRATLWI
Page 202, note 3, ligne 2, lire : 'A [u-yiXoL uot.