par errfiii repoussant 71-7 y se reposant
curicus.' cpitrc-dd-Jicacc à sou bienf.iiteur. .\ la mort de l-rarisois I", Salel, prenant pour secrétaire un compatriote, Olivier de .\Iagny, se retira dans son abbaye de Saint-Chcron. d'où il applaudit aux premières œuvres de Du Bellay et de Ronsard (voir les vers de Salel publiés en 15^3 à la suite des Amoun de Maijny, Hibl. Nat. Rés. Ye 1667). Les poètes de la nouvelle école n'ont eu »}ue de l'admiration pour ce docte devancier, dont l'.ittitudc .i leur égard avait été si différente de celle de Saiiit-Cîeliis. Ct". H. Cliamard, Joacbiin du lii-llay, F. 76 et pauim ; P. L.iunionier, Ronsard poHt lyrique, p. i}8 et pmsim; leienc Harvitt, art. de la Motlern Vbilology, vol. XVI, n° 11, mars 1919.
I. « Irremeabilis unda » dit Virgile, en parlant du Styx {En. VI, 415).
3. C.-à-d.:sans avoir aucun des chagrins que les amoureux ressentent sur terre. Cf. ci-après les vers 75-76.
D'un souspir éternel le gracieus Zephire. Là, comme ici n'a lieu fortune ny destin,
64 Et le soir comme ici ne court vers le matin, Le matin vers le soir, & comme ici la rage D'acquérir des honneurs ne ronge leur courage. Là le bœuf laboureur, d'un col morne et lassé
68 Ne reporte au logis le contre renversé.
Et là le marinier d'avirons n'importune, [14 v^]
Chargé de lingos d'or, Teschine de Neptune, Mais oisifz dans les prez tousjours boivent du ciel
72 Le Nectar qui distille, & se paissent de miel '. Là, bienheureux Salel, ayant à la nature Pa)'é ce que luy doit chacune créature, Tu vis franc de la mort, & du cruel soucy
76 Tu te moques là bas, qui nous tormente ici : Et moi chetif, je vy ! & je traine-ma vie Entre mille douleurs, que la bourrelle Envie Me suscite à grand tort, de pincemcns cuisans
80 Me faisant le joùét d'un tas de mesdisans
Qui déchirent mon nom, & ma gloire naissante ^ (Dieus destournés ce mal !) 3 par leur langue méchante.
71. J4 et ^7 omettent le mot oisifz, (/h/ est dans II. Irad. | 60-j) Mais sans point travailler