‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 56 sur 279 · Cf. Virgile, En. II, 795 ; VI · texte numérisé non relu

Cf. Virgile, En. II, 795 ; VI

6. Dans un poème de Marguerite de \avarre, le Wavire, François 1"" qui vient de mourir apparaît ainsi à sa sœur pour la consoler. — En 1560, après la mort de Du Bellay, Ronsard le verra également en songe et le fera parler dans VElegie à Des Masures.

i:i'lT.\I-I- 1)1-: Jl-iiAN DU RONSARD

SOS OSCI.H '.

Que sert ans hommes de suivir Apollon, & les neuf pucelles, Kl toute nuit pour les servir 4 User tant d'huille & de chandelles?

Kt le jour bien loin séparé Du peuple, ou dans les antres vuidcs, Ou dedans un bois égaré [17 v]

8 Béer après les Piérides ?

Fuis qu'Ap(>llon n'est assés fort, Ni sa pauvre foiblette troupe, D'angarder que la fierc mort ^ 12 La vie à ses mignons ne coupe' ?

Toutefois là bas, mon Ronsard, Un bien pour confort te demeure, C'est qu'il faut soit tost ou soit tard 16 Qu'un chacun ainsi que toi meure.

EDITIONS ; Bocage I5'i4. 15 55 ; rcimpr. de Rouen, 1557. — - Retranchée dès i)6o. — Recueillie dans les (liuvrei pour la première fois par Marty-Laveaux, 1893, tome \'l, p. ib.\.

1. Ce personnage fut curé de Bcssé-sur-Iirave et vicaire général de l'évéquedu Mans. A sa mort ( 15 }5), il légua sa bibliothèque.» son neveu, le futur poète, dont il avait dirige la première instruction ; nous le savons par J. Velliard, qui nous dit de Pierre de Ronsard ; « Habebat ab avunculo, viroomni liberali sacraque docttina politissimo. non solum bibliothecam varia et nuiltiplici librorum supellcctile instructam, scd ctiani exemplum luijus rcconditioris disciplinae quod sibi proponeret ad imitandum • (i*. Kotisitnii lnuditlio Junebi is, 1586, fol. 12, V). Cf. L. l-'rogcr, Revue hisloriijiie du Maine, X . X\'. 1884, p. 98, et Province du Maitte, 1907, p. 17 et suiv.; 1'. Laumonier, éd. crit. de la J'ie de Ronsard, pp. 70 et 85.

2. C.-à-d. : la mort farouche, cruelle (sens du latin férus).

?. D'après Ces vers, Jean de Roiis.ird aurait été lui-même poète. Ils sont .1 rapprocher d'un passage de V hlegie sur le trépas d' AnI . Cbasteigner (tome V, p. 245, vers \-j et suiv.).

SONETS.

Amour, quiconque ait dit que le ciel fut ton père, Et que V'enus la douce en ses flancs te porta, Il mentit lâchement : une ourse en avorta 4 S'une ourse d'un tel fils se veut dire la mère. Des chams Massyliens la plus cruelle fere ' Entre ses lionneaus sus un roc t'alaitta, Et, t'ouvrant ses tetins, par son lait te jetta 8 Tout à Tentour du cœur sa rage la plus fiere ^. Rien ne te plaist, cruel, que sanglos & que pleurs. Que déchirer nos coeurs d'épineuses douleurs 5^ II Que tirer tout d'un coup 4 mile mors de ta trousse. Un si méchant que toi du ciel n'est point venu. Si Venus t'eust conceu, tu eusses retenu 14 Quelque peu de douceur d'une merc si douce.

I. — Éditions : Bocage 1554, iSSS î réimpr. de Rouen, 15,7. — Œuvres, (Amours, i" livre) 1560 à 1572; (id., 2° livre) 1578 à 1587 et éd. suiv.

2-4. yS-Sj Et que la Cyprienne en ses fl.incs te porta, Il trompa les humains, un Dieu ne t'enfanta : Tu n'es pas fils du ciel, Venus n'est pas ta mère

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