‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 59 sur 279 · jS-Sy Renvoyez moy mon coeur qui l.in<;uist en servage · texte numérisé non relu

jS-Sy Renvoyez moy mon coeur qui l.in<;uist en servage

5-4. 6o--jj Helas rendez-le moy ( j6-S-j Ou si le mien vous plaisl. baillez le vosire en gage Sans le vostre ou le mien vivre je ne pourrois

6-H. jS Sj Ce me seroii honneur, à vous seroit dommage. Dommage en me perdant, à moy trop davantag-. J'en jure par vos yeux, quand pour vous je mourrois

9-1 1. jS-S-j Pourveu que mon trespas vous plaise en quelqu: chose. Il me plaist de mourir, mon trespas poursuyvant. Sans emporter mon cœur (S f-Sy Sans plus r'avoir le mien), dont le vostre dispose

1 5-14. /S-Sj oui ces vers imprimés en petites capitales

1. Ce vers était irrégulier, soit qu'on prononç.it rendes leu (ce qui le faisait trop long d'une syllabe, soit qu'on prononçât rendes /' (ce qui le coupait sur une syllabe élidée). Aussi KonsarJ le changca-t-il dès 1560.

2. La variante de 1578 a rétabli l'alternance des genres de rimes (masc. et fém.) entre le huitain et le sizain de ce sonnet.

j. « La pierre qui couvre le tombeau ■ (note attribuée h Bellcau en 1578). Cf. ci-dessus, p. 23, vers >?.

Amour, qui si long t;iiis en peine m'as tenu, S'il te plaist d'amolir la fierté de la belle Qui se montre en ma plaie à grand tort si cruelle, Tant que par ton moyen mon travail soit connu,

Sur un Terme doré ■ je te peindrai tout nu % En l'air un pié levé, à chaque flanc une ajUe, L'arc courbé dans la main, le carquois sous l'esselle, Le cors gras & douillet, le poil crespe & menu'.

Tu sais, Amour, combien mon cœur soufre de peine : Mais las ! plus humble il est, plus d'audace elle est pleine Et mesprise tes dards, comme si tout son cœur

Etoit environné de quelque roche dure :

Que d'un trait elle sente à tout le moins, Seigneur, Qu'un mortel ne doit point aus Dieus faire d'injure.

III. — Éditions : Bocage 1554, 1555 ; réimpr. de Rouen, 1557. — Œuvres, (Amours, i" livre) 1560 à 1572 ; (id., 2" livre) 1578 à 1587 et éd. suiv.

1-5. 7S-S7 Amour qui des jeunesse en ton camp m'as tenu, Qui premier desbauchas ma liberté nouvelle. S'il te plaist d'adoucir la fierté de ma belle. Et si par ton moyen mon mal est recognu, Sur un pilier d'airain je te peindray (S-4-S7 je t'apcndray) tout nu

10. 60 Mais tint plus il est dous | ôj-j^ Mais plus il est bening

13-14. 6o-jj Fai lui conoistre au moins que tu es le veinqueur Et qu'un mortel ne doit aus Dieus faire d'injure (6j-j] à un dieu faire injure)

9-14. /S-Sj Tu vois (un Dieu voit tout) combien j'ay de tristesse, Tu vois de quel orgueil me brave ma maistresse : Ton soldat en ton camp te doit accompagner. Mais tu le dois défendre : & si tu le desdaignes, Seul tu vûirras aux champs sans hommes tes enseignes. Un Roy qui perd les siens n'est digne de régner

1. C.-à-d. sur une stèle formant piédestal. Cf. le tome I, p. 168, vers 15.

2. C'est un « vœu » à la façon des Epigrammes votives de V Anthologie grecque. \^ ci-dessus, p. 14, note i.

3. Pour cette description une note attribuée à Muret en 1560 (à Belleau en 1578) renvoie à un passage du Banquet de Platon, « divinement interprété par Marcile Ficin en son Commentaire )),et .à l'élégie de Properce, qui commence par : Q.uicumque ille fuit puerum qui pinxit Amo-

rem (II, .\ii).

48 lE BOCAGE

Je puisse donc mourir si encores j'arreste [18 vj

Une heure en cette vile, où par le vueil des Dieus Sur mon vint et un an le feu de deus beaus yeus (Souvenir trop amer) me fouidroia la teste'.

Le Grec qui a senti la meurdriere tcmpeste Des rochers Cafarés*, n'aborde plus tels lieus, Et s'il les voit de loin, ils lui sont odieus. Et pour les éviter tient sa navire preste '.

A Dieu donc, vile, à Dieu, puis qu'en toi je ne fais Q.iie toujours ressemer le mal dont je me pais Et toujours refraichir mon ancieimc plaie :

IV. — Éditions : Bocage iy^4, i))) ; rcinipr. de Rouen, l'i'y'. — Œuvres, (Amours, i" livre) 1560 à 1572 ; (id., 2' livre) 1578 à 1587 et éd. suiv.

1-2. /S-Sj Fuyon, mon cicur, fuyon, que mon pied ne s'arreste Un quart d'heure à Bourgucil, où par Tire des dieux

}. Sy Sur mes vingt et deux ans

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