Jt'i-Sj Que rcs-semer le nul, dont tousjours je me pais
1. 11 s'.ijjit de la ville de Hlois, où il s'éprit de Cassandre Salviati en avril 1545 (cf. le tome IV, p. 105. sonnet cvii). Quand Ronsard appliqua ce sonnet .'i Marie en 1578, il mit lioiirgueil au vers 2. mais ne prit pas la peine de changer le veis j, qui ne peut s'appliquer qu'à Cassandre. Il allait sur ses trente et un ans quand il rencontra Marie à Bourgueil (avril 1)5 5).
2. Une note, attribuée à Muret en 1560 (.1 Hclleau en 1578) et qui est vraisemblablement de Ronsard lui-même, rappelle que le récit du naufrage de la flotte grecque sur n les rochers Capharés •, au retour de Troie, « est tout au long dedans Lvcophron » ; il eût été plus exact de dire : dans le commentaire qu'en a fiit Isaac Tzetzcs, aux vers }Si et suiv.
3. « L'argument de ce sonnet est pris d'Ovide en ses Trisles », lit-on dans la susdite note ; voici en ell'et deux vers de la première élégie (S5- 84) qui ne laissent aucun doute :
Quicumque argolica de classe Cipharea fugit Semperab Euboicis vêla retorquet aquis.
Je ne suis plus si sot de souhetter la mort.
C'est trop soufert de peine, il est tans que j'essaie 14 Apres mile périls, de rencontrer le port.
Ah, que malheureus est cestui là qui s'empestre Dans les liens d'amour, sa peine est plus cruelle Que si tournoit là bas la rou' continuelle ', 4 Ou s'il bailloit son cœur aux aigles à repaistre^.
Maugré lui dans son âme à toute heure il sent naitre Un joïeus déplaisir qui douteus l'épointclle, Quoi l'épointelle ! ainçois le genne & le martelle, 8 Sa raison est veinquë, & l'apetit est maistre.
Il ressemble à Toiseau, qui tant plus se remue Captif dans les gluaus, & tant plus se r'englùe,
12-14. jS-Sj Vivon, mon cœur, vivon sans désirer la mort : Je ne cours plus fortune, il est temps que j'essaye Apres tant de rochers de rencontrer le port
V. — Editions : Bocage 1554, 1555 ; rcimpr. de Rouen, 1557. — Œuvres, (Amours, i" livre) 1560 à 1572; (id., 2' livre) 1578 à 1587 et éd. suiv.
I. 6j-j} tout homme qui s'empestre | yS-Sj L'amant est une beste, & beste est qui s'empestre