‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 2)Chapitre 61 sur 279 · Sy aux vautours à repaistre · texte numérisé non relu

Sy aux vautours à repaistre

9-10. jS-Sj lequel plus se remue.., tant plus fort se rengluë

1. C.-à-d. : due s'il subissait aux Enfers le supplice d'Ixion, attaché sur une roue qui tourne éternellement (cf. le tome V, p. m, n. i). — A propos de la syncope rou' pour roue, on lit cette note, attribuée à Muret en 1560 (à Belleau en 1578) : « Je serois bien d'avis qu'on usât librement de telle sincope en tous les noms qui se finissent par la voyelle E, comme espée, & mille autres, pour éviter un mauvais son que ces voielles ée, quand elles sont finales, rendent toujours au milieu d'un vers ». Ronsard, qui est vraisemblablement l'autcurde cette note (v. cidessus l'Introduction), l'a développée dans son Abbregé de V Art poétique, en citant précisément les exemples d'espée et de roue.

2. C.-à-d. : s'il subissait le supplice de Prométhée, cloué Sur le Caucase, ou plutôt du géant Tityos aux Enfers. Cf. Homère, Od. XI, 57J et suiv.; Lucrèce, IH, 982 et suiv. ; Virgile, En. VI, 595 et suiv.

Ronsard, VI. 4

50 LE BCXIAGE

Il Se dcbat.int en vain d'cchapcr l'oiseleur : Ainsi tant plus l'amant les rets d'amour secoue, Plus à l'entour du col son destin les renoue, 14 Pour jamais n'echaper d'un si plaisant malheur '.

Bien que ton œil me face une dure escarmouche, [19 r*"] Moi restant le veincu, & lui toujours veinqueur, Bien que depuis set ans» sa cruelle rigueur 4 Me tienne prisonnier de ta beauté farouche. Si est ce que jamais (veu la foi qui me touche) Je ne veus echaper de si douce langueur. Ne vivre sans avoir ton image en mon cœur, « Tes mains dedans ma plaie, & ton nom en ma bouche. Si tu veus me tuer, tu' moi >, je le vcus bien,

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