J Q.ui sont là hault assis au rang des Dieux
i. Il s'agit de la paroisse de Couture-sur-Loir, où se trouvait le fief de la Possonnière, manoir natal du poète.
2. Le deuxième quatrain et les tercets sont une « contamination » de deux passages d'Ovide, /imores, III, xv, 14-17; I, xv, fin. — Pour les tercets, voir encore Horace, Carm. III, xxtv, 31, et Properce, III, i, 21 et suiv. (passage cité par Ronsard lui-même à la fin de la 3* édition des Odei en janvier 1555, qu'on trouvera au tome VII).
5. Pour l'intérêt historique de cette pièce, v. mon Ronsard poète lyrique, p. 146-152.
4. Allusion à l'épopée de la Franciade, que Ronsard avait projetée dès 1549. Voiries tomes III, pp. 9,2:, 148, 165, 176; IV, 67-68.
Je le ferai puis qu'il me le commande ', Car d'un tel Roi la puissance est si grande, Que lanl s'en faut qu'on la puisse éviter,
12 Qii'un camp armé n'y pourroit résister.
Mais que me sert d'avoir tant leu Catulle [21 r*] Ovide, & Galle ^, & Properse, & Tibulle, Avoir tant veu Petrarche & tant noté,
t^ Si par un Roi le pouvoir m'est osté
De les ensuivre, & si faut que ma lyre Pendue au croc ne m'ose plus rien dire. Donques en vain je me paissois d'espoir
20 De faire un jour à la Thuscane ' voir
Que nôtre Trancc, autant qu'elle, est heureuse
A souspirer une plcinie amoureuse :
Et pour montrer qu'on la peut surpasser,
24 J'avoi desja commancé de trasscr
Mainte Elégie à la façon antique, Mainte belle Ode, & mainte Bucolique.
Car, à vrai dire, encore mon esprit
28 N'est satisfait de ceus qui ont écrit
En nôtre langue, & leur amour mérite
Ou du tout rien, ou faveur bien petite.
Non que je soi vanteur si gloricus
u D'oser passer les vers laborieus
De tant d'amans qui se pleignent en l'raiicc :