S- Où l'un de mes aveux fut si preux qu'aujourd'huy
1. I-a nicre de Ronsard fui Jeanne Cliaudricr, fille ainée de Jean Chaudrier, s' de Cirières, et de Joachine de Beaumont. Du côté paternel elle descendait de Jean II d'Aniboise par son arrière-grand'mère Jeaune Larclievéque, dame de l'arthenay, qui avait épousé au xiV siècle un Jean Chaudrier (v. ci-aprcs, note 5). Or ce Jean II d'Amboise était aussi, par son fils aine, l'ancêtre de Louis III de la Trémoïlle et de René de Bastarnay, baron du Bouchage, qui vivaient ù la cour de Henri II ; c'est à ces deux cousins éloignés que Ronsard pensait en écrivant ces vers ; il a voulu dire : « Je descends de la niénie souche que La 'l'remoïlle et Du Bouchage ». C'est la seule manière d'expliquer ce vers, car on chercherait vainement des ancêtres à Ronsard parmi les La Tremoillc et les Du Bouchage. Cf. le P. Anselme, Hist. géncal. de la maison de France, t. VII, p. 121; Beauchet-Filleau, Dict. hist. et gni. des familles du Poitou, p. J28 ; Thaumas de la Thaumassiére, Hiit. du Berry, p. 961 ; Louis de la Trémoille, Chartrier de TlKiuars (1877J ; H. Longnon. o/>. ciî., p. 68 et suiv. ; Bibl. Nat., Cabinet des Titres, Ms. fr. ^7.197 [dossier Chaudrier].
2. Du côté maternel, Jeanne Chaudrier descendait des Rouault de Boismenari, par sa grand'mère Louise Rouault, scrur de Joachim Rouault de Gamaches, nommé maréchal de l-"rance t-n 1461 par Louis XI, pour avoir vaincu Talbot et aidé Charles Vil à chasser les Anglais de France, l'ourles références v. la note précédente.
}. Il s'agit de Jean Ciiaudrier, maire de La Rochelle sous la domination anglaise, qui s'empara le 15 août 1 572 du ch.'iteau de cette ville pour le remettre au roi de France Charles V (Froissart, (.7'roH/i/;/cj, éd. Luce, t. \'III, p. 76). Mais si le nom des Chaudrier a été donné à une rue de la Rodiolle, ce n'est pas, comme le croyait Ronsard, en mémoire de la délivrance de la ville. • Il remonte au moins à un siècle plus haut. Les Chaudrier ou Chauderier étaient une des plus anciennes et riches familles rochelaises et leur maison avait, suivant un usage alors fort commun, servi à désigner la rue où elle était située » (Délayant, Hist. des Rocbclais, t. I, p. 92, cité par Max Prinet, art. cit.).
Mais s'il te plaist avoir autant de connoissance, 40 Comme de mes aïeus, du jour de ma naissance, Sans te tromper ne moi, je dirai vérité Et de l'an & du jour de ma nativité.
L'an que le Roi François fut pris devant Pavie ', 44 Le jour d'un Samedi, Dieu me presta la vie, L"onsieme de Septembre ^, & presque je me vi, Tout aussi tost que né, de la Parque ravi >. Je ne fus le premier des enfans de mon père,